‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 36 sur 280 · LIVRE PREMIER. -7 l'ÉRlODË · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. -7 l'ÉRlODË

moderne se proposait d'alleiiidre un triple but : maintenir Tordre et la fidélité dans les transactions, en un lieu public (298) ; surveiller la nature et la qualité des comestibles (299) ; enfin, procurer une source de revenus aux municipalités (300).

Un intérêt de police et une considération financière se joignaient donc, sans se confondre, pour justifier les dispositions admises.

Mais, la Clonventiou alla plus loin, en déclarant € indivisibles » la police et les subsistances, dans les villes de 100.000 âmes et au-dessus (301) ; le Consulat s'abstint de répéter cette affirmation : il lui parut plus simple de décider qu'à Paris la sollicitude administrative concernant les subsistances dépendrait de la police (302).

Malgré tout, on ne trouve pas de texte qui charge le préfet de police de sMmmiscer, ni dans les rapports de la Ville de Paris avec ses tributaires, ni dans ceux des marchands forains avec les détaillants des halles et marchés.

Ces prérogatives, que nul acte positif ne lui accordait, Dubois se les attribua, sous l'œil complaisant deTautorité supérieure.

A un moment donné, celle-ci éprouva néanmoins des inquiétudes, et elle posa le principe que le préfet de la Seine devait avoir des agents, dans les

halles, pour surveiller la perception des droits d'abri à verser entre les mains du trésorier de la Ville (303). Le pouvoir municipal avait reçu, de TAssemblée constituante, la faculté de c publier » à nouveau et de faire t exécuter i les lois et règlements (304) ; mais, cela ne s'entendait que des dispositions demeurées compatibles avec les principes généraux ou particuliers inscrits dans le droit nouveau.

Or, au nombre de ces principes figurait la liberté des transactions, à laquelle le premier préfet de police porta ouvertement atteinte, sous prétexte de réglementer les halles et marchés.

S'appuyant sur d'anciennes prescriptions qui supposaient la nécessité de fixer le mode d'exercice de certaines professions, il restreignit la liberté du commerce de la marée (305), du poisson d'eau douce (306), des beurres, fromages et œufs (307), des fruits (308), de la volaille et du gibier (309), des veaux (310), des vins (311), de la paille et du foin(312),ducharbondebois(313),delahouille(314),

Les vues économiques, dont s'inspiraient les ordonnances de Dubois, étaient empruntées à des textes conçus dans un esprit étroit, despotique et qu'on croyait inséparable de la t protection » due aux cousommaleui*s ; ce n'est pas sans surprise que l'observateur aperçoit une sentence du xvi* siècle.

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