‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 39 sur 280 · LIVRE PREMIER. ^ PÉRIODE i800-ia · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. ^ PÉRIODE i800-ia

Gorbeil, pour recevoir des céréales, le tout aux frais de la Ville de Paris (331), qui, de 1806 à 1813, paya, de ce chef, année commune, 400.000 fr. Des greniers durent également être disposés, auprès de la Seine et du canal Saint-Martin (332).

Après avoir engagé une aussi vaste opération, TEmpereur éprouva des doutes sur ses résultats économiques et Tmanciers ; il prescrivit à des commissaires tirés du Conseil d'Etat de lui soumettre un rapport sur les questions suivantes :

a 1* Les fournisseurs n'ont-ils pas fait payer les grains trop cher?

c 2* Par quels moyens autres quiB les procès-verbaux des [agents] inférieurs peut-on s'assurer que les quantités [à livrer] existent ?

€ 3^ Comment les blés emmagasinés à Lille serviront-ils à l'approvisionnement de Paris ? » (333).

Afin de ne pas s'exposer à de nouveaux mécomptes, il dicta, pour le ministre de Tinlérieur, des instructionsqui, toutenmaintcnantses principes, rejetaient sur les caisses municipales les risques à courir et les frais à exposer :

« Vavantagede former des magasins, qui puissent, dans Toccasion, subvenir aux besoins de toutes les parties du territoire, est très réel. Mais, charger Tadminislration générale de cet objet, c'est lui

donner une mission trop difficultueuse (sic)^ et c'est imposer au Trésor public une surcharge trop considérable; on peut, au moyen des octrois des villes» obliger chacune d'elles à former et à entretenir un magasin de sûreté i (334).

Les dispositions adoptées n'empêchèrent pas de concevoir en 1812, les plus vives alarmes, pour rapprovisionnement de Paris; Napoléon, toujours imbu, encore un coup, des idées d'autrefois, traduisit ses vues dans les termes ci-après :

« il doit exister, dans les départements qui avoisinent la capitale, une quantité de denrées qu'il est juste (ïy retenir^ pour pourvoir à la consommation de la population. Cela ne doit pas être Tobjet d'une mesure ostensible, qui prohibe la circulation, qu'on ne veut pas interdire; mais ce doit être TefTet d'une mesure discrétionnelle (sic) qui sera prise par les magistrats [de police] •.

• « On doit avoir pour objet :

€ 1^ De retenir, dans chaque arrondissement, la quantité de denrées nécessaire;

c !2^ De faire porter ces denrées aux marchés ;

c 3^ D'obtenir que les blés et farines s'y vendent à un prix équitable » (335).

Pour atteindre ce but, il s'agissait d'amener les propriétaires à vendre leurs grains, aux prix les plus

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