LIVRE PREMIER. - PÉRIODE
ayant pour objet de concilier les besoins du fisc avec ceux du commerce n'intervinrent qu'à la fin de l'Empire : le décret du 10 avril 1813, portant fixation du budget de la Ville, détermina les droits à percevoir; ayant paru suceptible de* difficultés, il fut suivi d'un décret interprétatif du 5 décembre; enfin, le 2 janvier 1814, TEmpcrenr signa le règlement intérieur de Tenlrcpôt.
Pendant les Cent- Jours, un qualrième décret approuva le tarif réduit et simplifié que le Conseil municipal avait voté, le 10 décembre 1814.
Des incertitudes régnèrent, sur remplacement qui convenait le mieux, pour ce « marché franc ». Après avoir entendu les futurs occupants, l'Empereur avait ordonné qu'on édifierait l'entrepôt sur le quai Saint- Bernard (380). Mais, par la suite, il inclina pour le voisinage du canal de l'Ourcq (381), ayant, sans doute, en tète les vins récoltés en Champagne; puis, il changea d'avis et résolut de placer rétablissement sur le quai de la Râpée, vers la commune de Bercy (382), songeant peut-être, alors, aux crûs de la Bourgogne. On s'occupaîtdedéférer àsa dernière volonté, lors(|ue, tout à coup, sa décision primitive lui revinten mémoire, et il se plaignit, avec humeur, en conseil d'administration de l'intérieur, du fait que, dans les précédentes séances, on eût < remis en
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question cequiétaiUiéjàtranchéparun décret]» (383). Or, Prochot avait soumis, aniérieuremeDt, un rapport supposant définitif le choix du quai Saint-Bernard, etc'est l'Empereur qui opposa son veto(iSi), de même que, quand il se rendit aux remontrances des négociants, quelques jours s'étaient à peineécoulés depuis qu'il avait prescrit d'assembler, chez le ministre de rintérienr, le J)irccteur général des droits réunis, le préfet de la Seine et six des principaux marchands de Paris, en prenant pour base rinslaliation auprès du canal de TOurcq (385).
Il était intéressant de consigner cet exemple des revirements, à courts intervalles, dans les vues de Napoléon, afin de meth*e en relief les difficultés avec lesquelles se trouvaient aux prises ceux qui, de 1800 à 1814, eurent le périlleux honneur d'administrer les intérêts de la cité parisienne.
SECTION IV Eaux de Paris.
Lesouvrages d'art et les sourcesqui, conjointement avec la Seine, servaient à pourvoir d'eau les habitants de Paris, restèrent, après comme avant 1789, divisés