‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 48 sur 280 · LIVRE PREMIER. - PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. - PÉRIODE

entre TElat et la ville, quant an droit d'en régler l'usage.

Après l'avènement du Consulat, on eut le projet, toutcnsemble, d'augmenter levolumed'eauàréparlir et d'unifier le service do distribution, en Taffermant au profit du Trésor.

Le premier but devait être atteint, par la canalisation et le prolongement de l'Ourcq jusqu'à la capitale (386); le deuxième but ne fut point rempli, par suite de l'opposition énergique du Conseil d'Etat; cette assemblée soumit uno contre-proposition, qui fut «accueillie, en vue d'abandonner à la Ville les eaux appartenant au domaine national, sauf paiement d'une redevance annuelle représentée, jusqu'à due concurrence, par le prix des fournitures faites aux établissements d'intérêt général (387).

Ce revirement eut pour conséquence de changer rimputation des dépenses qu'entraînait l'ouverture du canal de l'Ourcq : la Ville de Paris dut en prendre la totalité à sa charge (388).

Quelques années après, on trouva le moyen de combiner les deux systèmes successivement conçus : la Ville futexonérée, en la forme, de toute redevance ; mais elle dut assurer, à titre gratuit^ Tapprovisionnement hydraulique des édifices nationaux ; d'un autre côté, les ingénieurs des ponts et chaussées

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reçurent la direction exclusive des travaux neufs et d'entretien, tant pour le canal projeté que pour les réservoirs, regards, fontaines et conduites des anciennes eaux de la Ville, le tout sous l'autorité du directeur général et du ministre de l'intérieur (380). Napoléon était fort impatient de répartir l'eau en plus grande abondance dans Paris; il prescrivit, hâtivement, d'accroître la puissance des machines élévatoires, d'ajouter 15 fontaines à celles existantes et d'en maintenir l'écoulement jour et nuit (390).

SECTION V Voiries.

Depuis longtemps, par mesure de salubrité, on avait choisi, en dehors de l'agglomération parisienne, des emplacements successifs, pour servir de dépotoirs (301); mais, cette mesure ne fut prise qu'au point de vue de la sanié publique, et Fl'lchevinage n'en eut ni Tinitiative ni la charge : c'est seulement à dater de 1700 que, les dépenses de police, précédemment acquittées par TEtat, retombant sur la Ville de Paris, celle-ci reçut en compensation et put affermer la voirie de Montfaucon, dont l'importance

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