LIVRE PREMIER. — PÉRIODE
qui inléressaicnt cssenliellemcnl \n Villo de Paris. Ainsi... Aucune règle, aucune unité, aucun moyen de connaître les abus. et d'en proposer la reforme, aucune possibilité do sopposer... à des taxes ou augmentations de droits établis par des décrets ou mémo de simples arrêtés ».
Apres avoir compulsé, avec le plus grand soin, les registres du Conseil général de la Seine, de 1800 à 1812, un publiciste de baul mérite porte le môme jugement (|ue Montamant, et il raccompagne de réllexions très bonorables, pour le corps auquel on lit subir les bumiliants procédés ({ue rappelait la commission du budget de 1814 : c Celte situation était pénible. Le Conseil municipal la supporta noblement Témoin sincère et môme courageux des illusions et des erreurs de Tadministralion impériale, il sut dire son avis comme s il devait être écouté, et ne compromit jamais, par un silence complaisante les principes d'une bonne comptabilité et les véritables intérêts de la Ville de Paris » (22).
L'éloge qui termine le passage qu'on vient délire, en lesu|)posanl fondé, dans son ensemble, comporte des réserves.
Malgré les embarras financit^s où se trouvait la Ville de Paris, dès l'an X, le Conseil municipal n'hésila point à consentir des dépenses voluptuaires cl
parfoisconrlisanesques, formant un péniblcconlraslc avec Tarriérédonl le non-paiemenl meltait en souffrance une foule d'intérèls qu'il eut clé honnèle et habile de ne pas compromettre. Outre les réceptions fastueuses à rilôlel de Ville, on pouvait, avant 1871, relever, dans les registres des délibérations, le vote de cadeaux du plus grand prix, tels que le don, après la victoire d'iéna, d'un riche mobilier, pour cabinet de loiletle, à Timpératrice Joséphine; le Conseil exprimait, à cette occasion, « le regret de n'avoir que des moyens humains, afin de témoigner son admiration ».
Cette admiration, il l'avait affirmée, dès le Consulat, en votant un crédit de 600.000 fr., imputable sur les excédents de recettes et destiné à ériger, place du Chàtelet, un « portique triomphal » comme € hommage de la reconnaissance et gage do rattachement respectueux de la Ville » envers Bonaparte ; celui-ci accepta, par une lettre du 3 nivôse an X, dans laquelle il disait : « L'idée de dédier des monuments aux hommes qui se rendent utiles au peuple est honorable pour les nations. J'accepte l'offre du monument que vous voulez m'élever ; que la place reste désignée ; mais, laissons aux siècles à venir le soin de le construire, sHls ratifient la bonne opinion que vous avez de moi ». En attendant le verdict