‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 51 sur 280 · LIVRE PREMIER. - PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. - PÉRIODE

complir un ensemble d'opérations, soit immédiatemenl el sans déboursés, soit successivement et dans la mesure des excédents de receltes qu'offrirait la balance des comples municipaux.

Celle dernière combinaison avait élé prévue, lorsqu'à la fln du Directoire Molino^f et ses collègues dressèrent un vasle programme de travaux, avec respérance que Toclroi fournirait des ressources susccplibles d'être affeclécs à la réalisation des divers projets mis à l'étude. ^

Mais, au lieu d'excédents, on eut des déncils, parce que, dès Tan X, la progression régulière des revenus élail compensée largement, par l'augmentation périodique descharges envers l'Etat; celles-ci, en 1810, atteignaient dix millions, soit plus de la moitié des produits normaux.

L'extension et l'aggravation des taxes d'octroi ne rétablirent môme pas l'équilibre.

Cependant, Napoléon voulait reprendre et développer l'œuvre de transformation que la monarchie avait commencée, mais qu'elle laissa inachevée. Il fit deux parts des embellissements à procurer : l'une au compte de TEtat, l'autre à la charge de la Ville de Paris.

Pour la première, il engagea les travaux ; puis,

quand les ressources du budget général manquèrent,

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les communes furent astreintes à verser, dans la Caisse d'amortissement, le produit de leurs coupes de bois, de leurs recettes extraordinaires (410) et la dîme de leurs revenus fonciers (411) ; le quart des sommes déposées servit à constituer une dotation pour les travaux publics (412), et il fut décidé qu'on prélèverait, annuellement, 2.500.000 fr. destinés aux opérations prescrites dans la Capitale ou ailleurs (413).

Gomme il était ais^ de le présager, la Ville de Paris eut à subir le plus fort contingent de dépenses, et, à défaut de ressources disponibles, on lui fit contracter la série d'emprunts mentionnés précédemment.

Voici en quels termes pompeux Frochot décrivait, devant le Corps législatif, les besoins à satisfaire:

(c Depuis tant de siècles, on lui reproche (à la Ville de Paris) et ses rues étroites ou tortueuses, alors formées sans plan, et ses carrefours anguleux, et ses marchés incommodes, et certains de ses établissements que la propreté et la salubrité défendent de placer si près des habitations ; depuis tant de siècles, on lui reproche de n'avoir pas su attirer des eaux, pour son assainisse^nent ; de. n'offrir, soit à ses habitants, soit aux étrangers, que, cependant elle appelle de toutes parts, ni portiques contre

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