‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 54 sur 280 · LIVRE PREMIER. — PÉRIODE 180M · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — PÉRIODE 180M

confiés aux charilés paroissiales (462). La Convenlioii cenlralisa, entre les mains d'une agence, ce niônie service (463) ; puis, en 1795, sur les proiestalions portées à la Iribune, par plusieurs représentants, elle fil revivre les comilés locaux de bienfaisance, en décidant, que leurs membres seraient nommés, « suivant les anciens règlements », par l'assemblée générale de chaque section (464), ce qui n'empêcha pas le Directoire de ne tenir aucun compte de cette loi (465).

Lorsque Frochol fut appelé à la préfecture de la Seine, Tadminislration des hospices se trouvait dévolue à son collègue de la police (460), et le minisire de Tinlérieur, d'après les erremenls suivis par ses prédécesseurs, dirigeait les bureaux de bienfaisance (467).

Le patrimoine restitué, en Tan V, aux établissements charitables, était fort amoindri, dans ses revenus, à raison du défaut d'entretien ; quant aux propriétés nationales qui devaient être remises, pour remplacer les terrains et constructions vendus, de 1790àl797, elles étaient encore à désigner (468): l'octroi et la taxe à l'entrée des lieux de divertissements publics constituaient les plus claires ressources de l'assistance parisienne (469).

Il y avait donc, pour le chef do radniinistration

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municipale, un triple but à alteiudre : recouvrer ses prérogatives, réorganiser des services mal conduits et rétablir l'équilibre financier, depuis longtemps détruit.

Imbu des idées centralisalrices, Frochot médita la restauration du « Grand bureau des pauvres », . non plus avec son ancien cadre bien défini, mais avec un champ élendu d'activité (470).

Sauf la dénomination, qui eut été plus exacte que celle qu'on adopta, le gouvernement accueillit ce projet, si conforme a ses vues. Un Conseil général, présidé par le préfet de la Seine et soumis à l'autorité du ministre de rinlérieur, reçut tous les établissements hospitaliers (471) et, peu de temps après, la direction des bureaux de bienfaisance (472).

On s'etîorça de composer cette assemblée d'hommes riches, connus par leurs sentiments philanthropiques (473),qui remplissaient le rôle dévolu, depuis le XVI* siècle, aux « bourgeois » notables, dans la gestion des hôpitaux.

On eut soin do ne pas donner, comme jadis, des sièges de droit, au clergé ou à la magistrature, afin de laisser à l'administration civile et hiérarchique le pouvoir exclusif de tout diriger.

Frochot trouva, dans les membres du Conseil général, des auxiliaires actifs, pour réglementer,

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