‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 56 sur 280 · LIVRE PREMIER. — PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — PÉRIODE

Dès son élévation au litre qu'il conserva jusqu'en 1810, Dubois éprouva le besoin de rehausser égaiemeut les gracies des principaux employés : sur treize chefs de bureau, il fit huit chefs de division. Le départ des attributions ne subit d'autres changements que ceux qu'apportait le surcroît d'affaires venant de l'administration départementale, en matière de police.

A la rue deJérusalem, comme à la place de Grève, le préfet donnait, du reste, l'exemple de l'ardeur et de l'assiduité au travail. Dubois ne le cédait, en rien, à son émule, pour la propension à écrire, de sa main, de longues lettres où, en post-scriptum^ il n'est pas rare de rencontrer des détails intimes sur les vicissitudes de sa santé et les moyens mis en usage pour la rétablir (489).

On doit reconnaître qu'il s'occupa d'améliorer le sort de son personnel intérieur, notamment par la fondation d'une caisse de retraites (490), sur les bases de l'institution analogue créée au ministère de Tinlérieur.

Mais, au point de vue des intérêts économiques, avec sa monomanie de s'immiscer dans le mode d'exercice des professions privées ; de réglementer les transactions ; de faire dépendre du bon plaisir administratif l'emploi de l'activité humaine à des

objets utiles, Duboisjeta une défaveur sur la police ; en subordonnant, dans beaucoup de^cas, l'octroi des permissions exigées à certaines redevances patentes ou occultes, il s'exposa aux plus fâcheux soupçons et compromit gravement la bonne renommée qu'il importe d'autant plus d'assurer à une autorité que ses actes ont un caractère généralement discrétionnaire.

I 2. — Surveillance par qtiarlier on arrondissement.

Rien ne fut changé, par le Consulat ou l'Empire, soit aux circonscriptions territoriales assignées, depuis 1790, à l'action de la police extérieure, soit au rôle légal des commissaires de quartier et dos orficiers de paix ; néanmoins, en fuit, ces agents eurent à s'occuper de toutes les matières dévolues au préfet de police, afin, tantôt de signaler d'urgence les moindres circonstances de nature à mettre en mouvement l'autorité centrale, tantôt d'exécuter les mesures qu'elle avait arrêtées.

Au lieu d'avoir une mission définie et circonscrite par les limites que les lois traçaient à la police municipale, les commissaires reçurent une triple tâche étrangère à leurs attributions normales :

V L'exercice de la police générale (491) ; '

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