‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 78 sur 280 · LIVRE PREMIER. — PÉRIODE 1800-1830 * t · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — PÉRIODE 1800-1830 * t

lérienr, pour fixer la situation de la ville de Paris envei*s l'Etat, iravailplus de base légale ; en vain excipa-l-oii d^unpréleiidu droit acquis :lerecoiirs formes en ce sens, par la voie contentieusc échoua (638).

Qnanl aux dépenses arriérées antérieures à 1814, Chabrol ne put, à la (in de la dite année, les faire connaître qu'à Tégard des services relevant de son administration : elles atteignaient, par aperçu, 175.000 fr. environ, pour les objets ordinaires, et plus de 13 millions pour les objets extraordinaires (639), outre le reliquat de la dette contractée en I810.0n sut seulement,(piel(|uos moisaprès, que la préfecture de police avait encore à payer, pour les exercices 1811 à 1813, 528.000 fr. (640). C'était donc près de 14 millions à payer aux hospices et aux particuliers, |>our des engagements pris sous TEinpire.

Un fléau naturel vint encore «aggraver le poids écrasant de ces charges : la disette de 1817 parut nécessiter Tintervention delà Ville de Paris, afin de rendre moins sensible la cherté du pain. Sur 7 millions recueillis, pour obtenir ce résultat, il y en eut deux provenant d'une avance du Trésor (641), ce (|ui porta, en 1818, à 5.800.000 francs l'ensemble des sommes dues à TEtat (642), par la capitale.

Dans ce règlement n'étaient pas comprises les som-

mes à répéter, contre le ministère de la guerre, pour Tentretien de la Garde municipale mobilisée sous l'Empire; Texistence et l'étendue des droits de la Ville ne furent consacrées que plusieurs années après la fixation provisoire de l'exercice 1818 (643).

En définitive, dans un intervalle de trois ans, la dette s'accrut de 51 millions, pour des causes de force majeure ; la liquidation des dépenses arriérées mit en relief un passif de 18 millions, ce qui faisait monter les obligations de la Ville à 69 millions.

Malgré de nouvelles dettes assumées, soit pour terminer le canal de l'Ourq, soit pour parer aux eifets d'une nouvelle disette, en 1829 (044) ; malgré l'essor donné à toutes les branches des services municipaux et plusieurs appels au crédit, pour réaliser des améliorations importantes ; malgré des dégrèvements de taxes locales, représentant 3.500 000 fr. par année, la Ville de Paris, au l*^*" janvier 1830, avait réduit sa dette à 4G millions (645), en dix ans elle avait remboursé 40 millions (646).

Ces magnifiques résultats furent obtenus grâce au concours de deux causes : d'abord, la prospérité générale, qui développa la matière imposable; puis, la confiance progressive qu'inspirait la sûreté des engagements souscrits au nom de la cité parisienne « Votre crédit, s'écriait Chabrol, en s'adressant au

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