CHAPITRE
CHARGES DE LA VILLE ENVERS l'ÉTAT
En écartant les recettes et dépenses effecUiées pour le service des renies, les ch«Trges de la Ville, envers l'Etal, an nionienl de la Révolution, représentaient à peine un dixième du budget; à la fin du premier Empire, elles en atteignaient la moitié.
Le gouvernement monarchique et les Chambres, trop soucieux de ramener ré(|uilibre dans les finances, pour admettre, en faveur de la capitale, des dégrèvements qui eussent tourné au préjudice du Trésor, laissèrent les choses en Tétai'.
L'esprit provincial était, d'ailleurs, fort vivace, au sein de rassemblée élective, et Ton s'y plaignait, avec amertume, des grt^ices imméritées dont la ville de Paris jouissait, aux dé|)ens de la masse des contribuables (683).
De son côté, le Conseil municipal ne cessait de
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lutter contre le flot montant des dépenses d'intérêt général rejetées sur la [)0|)ulation parisienne.
Ces divergences si complètes de vues s'expliquent, par l'opposition qui existait, dans les rôles des personnes qui se faisaient entendre. Pour appréciersainement les faits invoqués, il faut entrer dans Texamen particulier des diverses obligations qui continuèrent à peser, légalement, sur la Ville de Paris, entre les années 1814 et 1830.
SECTION I Rachat de la contribntioii mobilière.
On a vu, au Titre premier, que le rachat du contingent mobilier coûtait, à la ville de Paris, à la (in du Consulat, 3.843.51 1 fr. ; les événements de 1814 et 1815 obligèrent à frapper de centimes additionnels le principal des contributions directe^t; de telle sorte qu'en 1817 la somme à verser au Trésor dépassait 8 millions ((>84). Le Conseil municipal protesta, en démontrant, par les relevés des services linanciers, que le dé|)arlemcnt de la Seine supportait une surcharge effroyable, par comparaison avec le reste de