LIVRE PREMIER. - PÉRIODE
nommé veut que son corps soit magnifique, et ia dépense est portée à 1.600.000 fr. (elle avait été réduite à 1 .200.000 fr. en 1813), uniquement d'après le travail tel qu'il a été rédigé, pour éviter delà fatigue aux ornciersel aux soldats, par l'augmentation de leur nombre, il est de fait que, i'an passé, un officier montait, à peine, deux fois ia garde ctiaque mois, il est indispensable que la police s'accoutume à ne pas considérer le Trésor delà Ville comme inépuisable... Je ne parle ici qued'aprës les faits, et il n'entre dans mes intenlions aucun projet de critique ou do blâme, mais seulement le désir d'appeler l'attention des chefs et la votre sur ce qui a été pratiqué jusqu'ici,afin d'en empôciierlereiiouvellement» (706). Une satisfaction temporaire et dérisoire fut donnée à la Ville : on ramena le crédit, pour la gendarmerie parisienne, à 1.400.000 fr., mais en stipulant que le ministre de rintérieur pourrait ouvrir, au besoin, des crédits supplémentaires, « sauf régularisation au prochain budget » (707). Du reste, lechifTre fixé, comme maximum, était supérieur ii la moyenne constatée dans les dépenses, de 1814 à 1816, soit 1.358.596 tr., et il ne tarda point a être dépassé : de 1818 à 18Î0, la moyenne des frais atteignit 1.559.353 fr., soit 200.000 fr. de plus que pour la période 1814-1816. De i82i à 1829, les écarts, d'un
exercice sur Tautre, reslërent peu sensibles, mais, année commune, les dépenses de la gendarmerie parisienne monlërenl à 2.123.000 fr. Ces résullats, on le devine, tenaient à dos accroissements d'effectifs (708) prescrits sans égard aux réclamalions périodiques et molivées du Conseil municipal (709) qui, pour sanctionner ses votes, rejeta le surcroît de dépense (710). t Celle augmentation, répétait-il, quelques années après, a principalement pour but de remplacer d'autres services précédemment supportés par le département de la guerre, au moyen du séjour d'une garnison plus nombreuse » (711).
Cette attitude résolue n'empêcha point, au surplus, d'accepter les demandes tendant à pourvoir la gendarmerie royale d'édifices de nature à rendre l'installation du corps définitive et meilleure (712).