‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 86 sur 280 · LIVRE PREMIER. — PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — PÉRIODE

Il y avait un inlcrôl politique à substituer des hommes (Jcvouosnn nouvel ordre do choses, et supportant avec peine hi discipline, à des sujets accoulumés aux anciennes inslilutions et à Tobéissance p<issivo envers leurs chefs ; il y avait, aussi, un inléret financier à licencier des soldats rétribués, pour remettre le service d ordre intérieur, qu'ils exerçaient, à des citoyens qui le rempliraient gratuitement, comme un honneur et une charge.

Mais, dans ces conditions, les communes devaientelles faire les frais de Torganisalion et de Tentrelieu des « gardes nationales »? On se le persuada aisément ; d'ailleurs, verser à TElat des sommes destinées à revenir, pour leur emploi, dans chaque localité, quel avantage pécuniaire cela eut-il procuré? En revanche, les municipalilés auraient eu moins d'influence sur des cohortes échappant à leur autorité directe et moins de zèle pour les mettre en activité.

Avec le Consulat et l'Empire, les idées changèrent : les milices citoyennes rentrèrent dans Tombre et n*en sortirent qu'au moment où larmée active, étant presque tout entière employée au dehors, eut besoin de céder à la population civile la défense des places fortes (733).

On sait le rôle honorable que remplit la Garde

U6 IllSTOlHK DE L'ADMINISTRATION PARISIENNE

interveDu ne pouvait, à ses yeux, 6lre admise (730) ; par esprit de conciliation, ie Conseil municipal vota lé crédit, mais en stipulant que c'était pour la dernière fois (731).

SECTION VU Entretieii de la Oarde nationale

Les c milices bourgeoises », avant 1789, s'entretenaient elles-mêmes, et si, dans certains cas, les villes payaient une partie de leurs dépenses, c'était pour conserver le souvenir d'anciennes franchises qui laissaient aux cités indépendantes le soin de pourvoir à leur défense et sûreté.

La Ville de Paris ne faisait, au xviii' siècle, aucun sacrifice, pour un corps depuis longtemps dissous et dont il ne subsistait que les officiers, parce que l'Etat tirait d'eux une finance.

Les choses changèrent, le jour où l'Assemblée constituante voulut rehausser l'institution, en donnant le titre de Gardes nationales^ aux milices locales (732), et en lui confiant un service militaire, pour éviter des occasions de luttes, entre les Imupes de ligne et In population ; il parut préférable d'assigner le rôle de force pacilicalrice à un contingent recruté sur place et animé des passions en effervescence.

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