LIVRE PREMIER. — PÉRIODE
tandis que; de 1812 à 1816, raccroissemeiit fut supérieur à 200.000 fr. (741). Aussi, lorsqu'on 1817 il eul à examiner les crédits sollicilés, le Conseil municipal déclara-l-il que (( du défaut de fixité de la somme qui peut être exigée de la ville » résultait « un désordre d'administration et de comptabilité >, qu'il importail de faire cesser» (742).
Mais, bien loin d obtenir satisfaction, l'assemblée qui veillait sur les intérêts communaux eut le dépit de voir les dépenses de police continuer leur marche ascendante.
L'une des causes d'augmentation fut la persistance d'erremenis déplorables introduits, grâce au pouvoir discrétionnaire que conférait la tutelle du gouvernement sur les finances locales. L'Empire avait mis, pour moitié, le traitement du préfet de police et celui de son secrétaire général au compte de la ville de Paris : la royauté rejeta sur la caisse municipale Tensemble de ces traitements (743). Juscpren 1814, le préfet de police avait 30.000 fr. d*appoinlemenls; raiinée suivante, on lui en alloua 100.000(744).
Pour justifier la répudiation, par l'Etat, de toute charge relative aux émoluments du préfet de police, le ministère de rinléricur ne craignait pas d'affirmer cette proposition étrange (|ue « les fonctions »
de l'agent du gouvernement dont les pouvoirs de police s'exercent non seulement dans la capitale, mais dans tout le ressort départemental et plusieurs communes de Seine-et-Oise. étaient c exclusivement dans rinlérôt de la ville de Paris > (745), lorsqu'Anglès, pour s'opposer à toute réduction sur les dépenses, s'efforçait d'établir que môme la surveillance édililaire affectait le bien de l'Etat t (746).
C'était, on le voit, le môme système que de 1800 à 1814 : s'agissait-il do grossir les charges ? L'avantage à réaliser était tout enlier pour la Ville : demandait-on des économies? Le salut de TEtat entêté compromis en les effectuant.
La contradiction apparaissait d'une façon trop manifeste pour ne pas choquer des esprits droits et courageux.
En votant le budget de 1818, le Conseil municipal ne put donc s'empêcher de faire entendre une protestation (747), qu'il renouvela (748), lorsque le traitement du prétet de police eut été réduit, mais maintenu, d'une manière intégrale, parmi les dépenses communales (749) ; l'économie réalisée ne tournait qu'au profit de l'Etal, qui, jusqu'en 1820, imputait, sur le produit de la ferme des jeux, 70.000 fr. attribués à l'administrateur de la police parisienne; de 1818 à 1820, la ville paya donc cette
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qiiole-parl, coinino charge de TalTermage dont elle élail concessionnaire (750) ; quand une loi lui eut proscrit de verser 5 millions et demi, au Trésor, en remplacement des dépenses qu'elle supportait, le ministre de l'intérieur exonéra son déparlement de 200.000 fr.,surles divers objelsqu'on avait imposés, précédemment, à la Ville.
C'était reconnaître le sans-façon avec lequel on traitait le budget municipal.
SECTION IX Participation aux frais des cultes reconnus
Sous l'Empire, la Ville de Paris avait reçu Tautorisation d'ac(|uérir les édifices jugés nécessaires à la célébration du culte (751), et qui n'étaient pas an nombre des domaines nationaux affectés par le gouvernement à cet ol)jel(752). Mais, nous Tavonsdit, la mesure prévue resta plusieurs années sans effet sensible; c'esl, scnlemenl, après 1814 qu'elle s'exécuta dans sa plénitude. Des églises furent rachetées (753), agrandies (754), restaurées (755); on rendit à leur destination plusieurs anciens presbytères (756); d'autres furent bâtis (757).
On jugea nécessaire de créer des paroisses ou d'eu modifier l'étendue, dans les quartiers nouveaux
qui se forniaie^il, ce qui nécessita des acquisitions, pour conslruire les églises Noire-Dame de Lorette (758), Saint-Vincent-de-Paul (759), Sainte-Clotilde (760).
Dans les édifices aliénés, pendant la période 1790-1800, on avait, tantôt changé l'état des lieux, tantôt loti remplacement qui, autrefois, servait aux cérémonies, tantôt vendu les statues et autres objets (761). La Ville de Paris assuma, en outre, une parlie des dépenses nécessitées par la construction du séminaire diocésain (762) et consentit à subventionner, pendant quelques années, le service rétabli à l'église patronale de Sainte-Geneviève (763).
Il n'y eut pas besoin, dans Taccom plissement de cette lourde tâche, de recourir à des impositions extraordinaires ; on avait pensé qu'un emprunt serait indispensable ; le vote eut lieu, sans recevoir d'effet; mais, la Ville exigea, lorsque les circonstances le permettaient, leconcoursdes fabriques (764).
SECTION X Participation aux dépenses de rinstruction publique
Les charges imposées aux communes, envers l'Université, furent maintenues par la monarchie traditionnelle (765).