‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 89 sur 280 · LIVRE PREMIER. — PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — PÉRIODE

Mais, à Paris, on s'efforça d'en restreindre Timporlancc.

Le minisire de l'inlérieur suspendit Texécution des ordres impériaux destinés à créer, aux dépens de la Ville,. quatre nouveaux lycées (766); néanmoins, deux des acquisitions prescrites se trouvaient déjà consommées (767) et restèrent définitives : celle d'un ancien couvent r. des Postes, origine du collège Rollin (768), et celle du collège d'Harcourt (769), établissement où, des deniers communaux, on entreprit des ouvrages pour plus de 1.700.000 francs (770).

L'agrandissement du lycée Louis le Grand se continua, par l'adjonction de biens contigus, qui, sous l'Empire, avaient été cédés à la Caisse d'amortissement (771), puis à la Ville (772). Après 1814, ils donnèrent lieu à des contestations (773). En attendant, la commune était mise en demeure de subir des charges impliquant un droit de propriété (|u'on lui déniait (774).

Le Conseil municipal répudia, du moins, toute obligation légale de pourvoir à rameublement des collèges royaux et ne consentit qu'une t avance >, pour cel objet de dépenses (775).

La question des bourses motiva de nouvelles critiques. Chabrol proposa une réduction notable du

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crédit (776); le Conseil municipal voulut, en outre, subordonner son vote à des règles qui lui permissent d'exercer un contrôle sur l'emploi des fonds, afin de ne venir en aide qu'à des sujets « distingués » issus de familles parisiennes (777).

Il demanda que les deniers consacrés aux bourses tournassent au développement de Tinstruction techniquci dans les arts et métiers (778).

A force de persévérance, la même assemblée obtint la suppression des bourses qu^entretenait la Ville, dans les collèges d'Amiens, Orléans, Reims et Rouen, avec autorisation d'eu fonder 12 au collège Sainte-Barbe (Hollin) (779).

Les deux ordres primaire et secondaire d'enseignement ne furent pas les seuls à peser sur le budget communal ; de 1814 à 1830, la Ville vit aggraver les dépenses, jusqu'alors peu sensibles, qu'elle supportait, du cbef de renseignement supérieur.

lia été expliqué, au Titre 1*', que les actes réglementaires de l'Empire prescrivaient aux administrations municipales d'entretenir, mais non de réparer les bâtiments des Académies ; pour que la Ville de Paris assumât cette dernière charge, on lui lit concession de la Sorbonne, sous réserve de maintenir perpétuellement rédifice à son usage actuel (780).

Par une extension abusive, les bAtiments des

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