‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 9 sur 280 · LIVRE PREMIER. — PÉRIODE 18001830 S · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — PÉRIODE 18001830 S

nal (34), el, presque aussitôt, il ordonnaque, sur Tensemblc des élablissements exislanls ou à créer, 15 seraient transmis en propriété aux hospices, ceux-ci ayant été contraints de se dessaisir d'une grande partie de leurs maisons, pour en verser le prix à la caisse municipale (35).

Aussi longtemps que dura la présence de Dubois, à la préfecture de police, les recettes provenant des marchés demeurèrent fort incertaines.

Ces recettes, on le sait, sont de deux sortes : les redevances fixes, pour jouissance de places, et les droits sur les ventes en gros, par les soins de facteurs.

Le baron Pascjuier, successeur de Dubois, reconnut lui-môme la nécessité de faire cesser le désordre qui rognait, dans la perception des loyers, par les agents attachés à la préfecture de police ; il dut avouer que la probité des collecteurs était la seule garantie qu'on eût contre la fraude ; mais, par courtoisie pour son devancier, Thabile fonctionnaire fit valoir les obstacles qu'on aurait rencontrés, en appliquant, plus tôt, les mesures qu'il venait de prescrire (36).

Quant aux produits obtenus, avec le concours des facteurs, il y avait unanimité pour en dénoncer les vices.

a HISTOIRE DE L'ADMINISTRATION PARISIENNE

Frochot établit, d'abord, que les frais de perception atleignaienlle lauxexorbilanlde 42 1/2 0/0(37).

Puis, Monlalivet, minisire de l'intérieur, ne craignait pas d'écrire à TËmpereur, en évaluant les bénéfices des intermédiaires :

« Le préfet de police a passé rapidement sur les détails qui peuvent amener à ce résultat ; il ne dit pas pourquoi il a réduit à 2 1/2 0/0 le droit qui était de 4 0/0, ni pourquoi il n'estime qu'à 9.000 francs le profit des facteurs, tandis que j'arrive c^ un résultat bien différent (25.000 fr.), en partant à peu près des mômes données » (38).

Vers le même temps, un ingénieur qui attacha, depuis, son nom aux travaux du canal Saint-Martin, Devilliers, répandait un mémoire imprimé, dans lequel on accusa Dubois de complaisances et malversations (39), en critiquant, de plus, Tassujettissement à une véritable taxe de 4 0/0, sur le produit des ventes de poissons.

Que ces griefs aient été ou non pour quelque chose dans la disgrâce du premier préfet de police, toujours est-il qu'un jour Dubois fut t rappelé i (sic) au Conseil d'Etat (40), où sa présence devint, trois ans après, une cause de gène, pour rassemblée, à laquelle on avait déféré l'examen décomptes frau-

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