CHAPITRE IV
SBRYICBS MUNICIPAUX
SECTION PREMIÉRK Mairie centrale et Mairies d'arrondiaaement.
Chabrol, en arrivant à ta Préreciure de la Seine, avait conservé l'organisation conçue et les cadres tracés par Prochol ; il garda les collaborateurs de son devancier et en fil valoir, auprès du Conseil municipal, le mérite et le dévouement (785).
Héricarl de Thury, directeur des travaux de Paris, ayant réclamé, pour le personnel de son service, une amélioration des traitements, (ihabrol fil remarquer querinsurnsance de rémunération signalée pesait sur tous les employés, par suite du renchérissement des choses nécessaires à la vie; depuis 18()0, époque où ils avaient été réglés sur un pied modique, les appointements étaient restés les mêmes à la préfecture de la Seine (786). Aussi, en 1826, le
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chef (le radminislration dem<'inda-l-il un crédit do 400.000 fr., pour relever le taux des émoluments ; il vantait, à celle occasion, le zèlcde collaborateurs, parmi lesquels le Conseil municipal avait reconnu des hommes t très distingués », aux talents de qui l'Assemblée se plaisait à rendre hommage (787) ; cependant, eu égard aux ressources disponibles, elle ne vota que 30.000 fr.,(|ui ne furent point accordés par Tacle approbatif du budget ; le Conseil s'en plaignit amèrement, car les appointements à relever étaient inférieurs a ceux (|u'on allouait, dans toutes les autres administrations, môme à la préfecture de police (788).
Chabrol s'occupa non seulement d'adoucir le sort actuel de ses auxiliaires, mais d'assurer leur existence, en cas de réforme, par suite de vieillesse ou d'infirmités: il développa la Caisse des retraites fondée sur l'initiative généreuse de Frochot (789), en étendit le bienfait (790) et lui procura une dotation annuelle aux frais de la Ville (791). Malheureusement, les bons résultats de rinstitution porté • renl le Conseil municipal à restreindre le jeu des placements (792), au lieu de constituer un système de revenus qui dispensât la Caisse de recourir aux subventions.
Le développemcMit do Taclivité, dans les services
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édilituires, noccssituil une plus grande ctencliio, pour installer, d'une nDauière commode, les bureaux (793) ; la Caisse municipalejusqu'alors placée dans des locaux pris à bail, par le comptable, recul un euiplacemeui au chef-lieu de TAdministralion (794).
Mais, au poiul de vue artistique, les accroissements successifs opérés n'élaieul pas en rapport avec le caractère monumental qu'au xvi* siècle on s'était efforcé de donner au palais de Grève; Chabrol le comprenait et, néanmoins, il ajourna, pour donner la préférence à des opérations plus urgentes, un projet que le Conseil municipal désirait vivement réaliser (795). Les Mairies n'occupaient plus, presque toutes, comme sous le Directoire, des niaisons nationales ; le préfet de la Seine estima que la lixilé était nécessaire, pour le siège de services en contact perumnent avecla [mpulation d'un arrondissement; il acquit l'hôtel de Montboissier (790) et un bâtiment sis rue Geoffroy-Lasuier (797).
C'était un début modeste effectué avec l'économie qu'on apportait, alors, dans toutes les dépenses; le Conseil municipal donnait Texemple des ménaigemcnts ; ses frais annuels d' t assemblée i ne montaient (pi 'à HUO francs (798)1
l)e 1815 à 18:29, les dépenses faites, pour i'admi-