‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 92 sur 280 · LIVRE PREMÎKR. - PÉRIODE · texte numérisé non relu

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nistralion centrale, varièrent de 265.457 francs à 4ia.272, avec une moyenne de 327.700 fr. Celles des mairies oscillèrent de 255.204 fr. à 302.625 fr. el, année comnuine, atteignirent 265.736 fr., ce qni représente nne angmentalion réelle de 28,50/0 |)onr les services de la Préfecture, et de 340/0, pour ceux des nrrondissemenls.

SECTION II Administration de roctroi.

L'un des premiers actes législatifs promulgues, sons le règne de Louis XVIII, restitua aux communes la gestion de leurs octrois (799). Mais, comnie on n'avait rien décidé, sur les conditions à observer, dans la tenue du service, le gouvernement usa de son pouvoir réglementaire, pour prescrire des mesures plus ou moins conciliables avec l'esprit de la loi (800), Un statut spécial intervint, à l'égard de la Ville de Paris, afin de déterminer le mode de nomiuîilion des ngents, d'instituer le contrôle d'une Commission consultative et de définir les garanties que devrait offrir l'examen des budgets et comptes de la régie (80t).

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A rinverse dn syslème adopté en 1812, le législateur voulut que les receveurs des octrois restitués aux communes fussent contraints, sous peine de révocation immédiate, d'encaisser les droits d'entrée au profil du Trésor (802) ; pour Paris, le Gouvernement introduisit celte clause restrictive : « si le directeur général des contributions indirectes juge convenable » de remettre, aux agents de l'octroi, le recouvrement (803).

L'année suivante, il y eut comme une tentative de retour au régime proscrit par les Chambres : le poste de directeur de Toctroi fut supprimé et réuni à celui de Directeur départemental des contributions indirectes (804). Mais cet essai malencontreux et incorrect ne dura point (805).

D'ailleurs, en quelques mains que se trouvât la gestion, il eut été au-dessus des etForts humains d'éviter les écueils qu'avait rencontrés Tadminis- Iration de l'octroi, depuis 1709; on ne [pouvait que les atténuer, par des moyens matériels et des précautions fiscales.

Eu conséquence, la Ville de l^aris reçut Tautorisalion d'exproprier tous les terrains et bâtiments situés dans la zone de 50 mètres (800), rétablie sous TEmpire (807), afin d'enlever des refuges aux fraudeurs.

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Puis Chabrol combla les lacunes que la Ferme générale avait laissées, dans la ceinture dos boulevards extérieurs on des chemins de ronde (808), reconstruisit, sur plusieurs points, les monuments placés aux barrières et substitua des grilles aux clôtures en planches hâtivement installées, pour défendre les entrées de la capitale (809).

Il obtint la continuation deToctroi dit de banlieue (810), qui intéressait les communes avoisinanl Paris à concourir aux mesures répressives des tromperies, car la perceplion de cet octroi spécial forma un fonds réparti entre les localités assujetties.

Malgré tout, la vigilance des agents de l'octroi devait incessamment s'exercer, jusqu'au pied môme du mur d'enceinte: des escalades étaient fréquentes et, parfois, suivies de luttes à main armée, de coups de (eu. Gomme dans le siège d'une place, il fallait en défendre les approches, tandis que les agresseurs tentaient, par ruse, d'avancer le plus possible; à défaut de tranchées ouvertes, ils creusèrent des galeries souterraines (811), dont l'exploration atteste l'activité qu'apportait, dans les recherches, le personnel de la régie.

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SECTION m

ApproTisionnement de Paris.

Les préjugés anti-économiques furent loin de s'évanouir, avec la chute du régime impérial ; mais, du moins, la Ville de Paris cessa de subir, sans être consultée, un système dont les inconvénients s'aggravaient, par suite de l'absolutisme et de l'exagération <nvec lesquels on l'appliquait.

Du reste, le principe de l'intervention officielle, dans l'approvisionnement de Paris, était admis, après 1815, par certains maîtres de la science des richesses; J.-B. Say ne craignit pas d'écrire ces lignes très nettes:

« Sous tous les régimes, V administration ^ soit de la commune de Paris, soit de l'Etat, a étfi obligée de prendre des précautions spéciales, pour assurer les subsistances de cette grande capitale. // est bien aisé de dire, il est vrai, en thèse géiiérahî, que le cornmerce^ abandonné à lui-même^ est le plus assuré des moyens d'approvisionnement. Cependant, lorsqu'il s'agit d'une denrée aussi iii(lis|)eiisable(jiie le blé... lorsqu'il s'agit de l'existence et du repos de 700.000 personnes entassées dans un espace de deux lieues

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en carré; lorsque' cel espace étroit contient, en même temps, non seulement le gouvernement, mais toutes les principales administrations, toutes les principales richesses de TEtal, on conçoit qu'une administration prudente ne veuille rien laisser d'incertain dans un approvisionnement si nécessaire M (812).

I 1 . - Halles et marchés.

Malgré les circonstances qu'on vient de signaler, le Conseil municipal de Paris fil des efforts courageux, pour battre en brèche un système qui faisait endosser à la ViMc des frais et une responsabilité sans avantages compensatoires.

Cette attitude se manifesta, notamment, au sujet des halles aux cuirs, aux toiles et aux draps, dont le régime avait été ré«^lcmeiilé sous l'Empire (813). En 1811), au contraire, rassemblée communale approuva nn rapport où Ton rappi^lail que les établissements précités furent créés au temps des jurandes et maîtrises, « pour assurer les droits (|ue le gouvernement percevait sur les marchandises qui arrivaient à Paris et... devaient (Pabord être transportées à leur halle respective i. Elles < étaient, alors, utiles et

néccssîiiros ; mais, depuis longtemps, les droits n'existent plus ; ces diverses branches de commerce ont reçu une entière liberté... Dès lors a disparu l'utilité de ces halles, qui n'ont d'autre but que de favoriser quelques marchauds forains » (814).

En conséquence, ou'demandait la suppression de ces marchés, mesure réclamée, de nouveau, deux ans après, pour la halle aux cuirs (815), dont le préfet de police et la Chambre de commerce s'accordaient à reconnaître l'inutilité (810). En vue de la disparition projetée, l'emplacement à désaffecter sembla propice pour un parc de voilures à marée, avec extension (817).

Mais, à peine quelques années s'étaient-elles écoulées qu'un revirement se produisit, au sein de la Chambre de commerce ; celle-ci expli(|ua ainsi les avantages des établissements qu'elle avait été d'avis de proscrire : « En thèse générale, les halles, lorsqu'elles ne sont que des lieux iV arrivage, de dépôt et de vente^ ou chacun est libre de porter ou de ne pas porter des marchandises^ de vendre ou d'acheter, soit directement, soii par l'intermédiaire de qui bonluisefnble, sont, en elles-mêmes^ des choses utiles. »

La Chanibreajoutait qu'une halle rétablitTégalité, eqtre tous ceux qui fabriquent bien, sans égard à l'importance des fabriques; elle ajoutait que, dans

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