ci
Il restait, dès lors, au 1"' janvier 1852' un passif de 163.436.000 »
soit, en chiffres ronds, 163.500.000 fr.
SECTION III Comptabilité.
1 1er. Budgets et comptes.
En présentant, le 3 novembre 1848, à la Commission municipale, le compte de Texercice 4847, Recurt disait :
« Une modification, dans la forme... devi-a concourir à vous rendre plus facile la connaissance de l'exécution des dépenses, par rapport aux crédiUi afifectés à leur paiement: c'est le rapprochement, qu'il m'a été permis de faire,des allocations ouvertes, pour un même objet, tant au budget primitif que par des états ou des autorisations supplémentaires. Cette modification, longtemps demandée, pour plus de clarté dans les comptes, et longtemps refusée, a, enfin été accordée » (608).
A dater de 1835, on avait, en effet, introduit, dans les cadres des comptes, certaines divisions subtiles, sous prétexte de mieux spécialiser les imputations ; ce système n'eut d'autre résultat que d'obscurcir la notion synthétique des forces et charges financières. La facilité qu'eut le pouvoi
central d'imposer de pareilles complications et de les faire supporter, pendant douze ans, constitue l'uQ des arguments les plus pratiques, à faire valoir, contre la tutelle administrative,qui règne en France. Quoiqu'investi du soin de régler le budget communal, le maire de Paris et le préfet de police n'usèrent de cette prérogative que pour ouvrir des crédits partiels destinés à faire fkce aux plu^ pressants besoins : d'ailleurs, le budget de 1848 avait été voté, par l'ancien Conseil municipal, et approuvé par le gouvernement, lorsqu'éclatti la révolution du 24 février (609) ; quant au budget de 1849, il ne fut dressé et fixé quaprès Tinstallàlion du nouveau Conseil provisoire (610) ; celui-ci eut à examiner et débattre le compte de 1847 (611).
§ 2. - Gestion de deniers.
Quoique les conjonctures aient été aussi graves, en 1848, qu'en 1830, on ne voit pas trace d'incorrections semblables à celles qui s'étaient commises, à cette dernière époque, dans les distributions de secours confiées aux officiers municipaux des arrondissements. Les ministres de l'intérieur et des finances s'entendirent, du reste, pour rendre les e^rétaires des mairies justiciables de la Cour des
comptes (612), ces agents ayant eu à employer des fonds de l'Etal, du département et de la Ville de Paris ; or, leur gestion était, de fait, indivisible et, s'il avait fallu en rattacher les diverses parties à celle des comptables directs, on aurait perdu beaucoup de temps, pour avoir des résultats moins clairs.