‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècleChapitre 175 sur 221 · ft · texte numérisé non relu

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18 sept. 1865

Hunebelle et Biondel

Rue du Pont-Neuf

26 octob. 1865

Heulant et Cie

Rue Monge et aebèvement de la rue des Feuillantines

% nov. 1865

Petit et Cie

Rue Lafayette (prolongement)

id.

Boulevard Haussmann

10 janv. 1866

Robin

Avenue de Philippe-Auguste

25 janv. 1866

Petit et Cie

Rue Olllvier (prolongement) et

2 mars 1866

id.

Rue Saint-Nicolas d'Antin (suppression)

5 avril 1866

Thome et Cie

Avenue Bosquet

3 mai 1866

Petit et Cie

Rue Réaumur (entre la pi. de la Bourse et l'Opéra)

Thome et Cie

Rue de Rennes (entre la place St-6ermain.des-Prés et le carrefour des rues de Vangirard et N.-D. -des- Champ»)

Dates des traités

Noms

des

entrepreneurs

Opérations

à exécuter

Montant des

delà Ville Kr.

Report

3 mai 1806

Blondel et Cie

Boul. St-Oermain (entre les rues de Bourgogne et de Bellechasse)

29 juin 1866

Hunebelle et * Legrand

Boulevard Arago

(2 juillet 1866

Thome et CUe

Percements dans le quartier de Gbaillot

8 août 1866

Lescanne Perdoux

Abords de la place de l'Etoile

31 octob. 1866

Mahieu et Pauchet

Rue Mouffetard (élargissement & 40 m., entre le boulevard de Port- Royal et la place d'iUlie).

Id.

Id.

Boulevard de Port Royal

^3 déc. 1866

Id

Boulevard Saint Marcel'

10 janv. 1867

Cail et Cie

Qua{ de Billy (amélioration)

12 juillet 1867

PetH et Cie

Rue de Rome (achèvement)

9 août 1867

Id.

Boul. Haussmann (prolongement) •

13 août 1867

Perrichont

Rue de la Municipalité fprolongement) à Auteuil

ToUl....

Les deux totaux partiels ci-dessus s'élèvent, ensemble, à 647.694.508 fr., tandis que nous chiffrons à 465.775.195 fr. les emprunts occultes ; cette dernière somme est celle qui résulte des tableaux joints à la loi du 48 avril 4869; l'écart d'environ 452 millions représente des Subventions proprement dites.

872. Tribunal de la Seine 2 janvier 4880 et, sur appel,' Cour de Paris 23 janvier 4883. Un recours en cassation fut

602 HISTOIRb' DE L'ADMINISTRATION PARISIENNE

formé, contre cet arrêt ; devant la Chambre des requêtes, le conseiller rapporteur et l'avocat général déclarèrent que le moyen présenté était très sérieux, mais qu'en fabsence de mémoire ampliatif et d'observations orales il n'était pas possible d'accueillir le pourvoi.

Les juges du fait repoussèrent la demande en répétition de Tindû, en se fondant sur ce qu'il n'existait aucun lien de droit entre la Ville et le Crédit foncier : c'était une grave erreur ; la Cour des comptes avait relevé, au contraire, un compte courant ouvert au nom de la Ville de Paris; en outre, les fictions d'écritures, dont il a été parlé, se trouvaient destinées à favoriser des emprunts communaux, en fraude delà loi, et à percevoirdesavantages plus élevés que si les négociations avaient eu lieu directement. Mais, ni le Conseil municipal, avant ou après 1870, ni l'avocat de l'administration, ne connaissaient, soit les expédients mis en œuvre, soit les observations de la Cour des comptes ; le rapport présenté au Sénat,par Delangle, sur la loi du 18 avril 1869,passesous silence ces agissements.

On se posera, sans doute, deux questions : 1*^ Comment l'auteur du présent ouvrage a-t-il connu des procédés dont remploi n'a été mis en relief dans aucun document ofQciel ? 2® Quelle raison Haussmann avait-il, pour sacrifier les intérêts de la Ville à ceux des tiers ? Sur le premier point, nous répondrons que la Cour des comptes a légèrement t soulevé le voile » des opérations fictives dont nous avons appris l'existence, par un intermédiaire sûr attaché, avec une situation importante, à la Caisse des travaux:

Sur le deuxième point, nous déclarons, en toute sincérité, qu'à nos yeux Haussmann était mu, dans ses agissements incorrects, par le désir dominant d'avoir des fonds, à tout prix, afin de poursuivre la réalisation de ses projets : il fallait donc subir les exigences des préteurs d'argent.

873. i^ Contrats des 8 novembre 1864, 4 octobre et 17 novembre 4866, 7 juin et il juillet4867, i^"- juillet

1868 3.068.541 fr.

Le surplus des 6.891.000»

était afférent : 1° à des constructions faites, sur terrains communaux, et dont la dépense avait été avancée à la Ville ; 2o à des terrains n'appartenant point au domaine municipal, mais sur lesquels, néanmoins, on avait bâti des écoles (W Tableau de la Dette immobilière, 1872).

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