‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècleChapitre 22 sur 221 · Loi du 24 juillet 1867 (art · texte numérisé non relu

Loi du 24 juillet 1867 (art

7. L'ordonnance de renouvellement ne figure pas au Moniteur ; mais, il résulte de plusieurs actes cités, par ce journal, que la mesure fut prise dans la première quinzaine d'août

Sur 24 personnes qu'elle comprenaitja nouvelle assemblée renferma, dans son sein, de hautes notabilités, telles que MM. Cochin, avocat ; François Delessert, banquier ; Ganneron, député, président du tribunal de commerce ; comte Alexandre de Laborde, député; Lebeau. avocat général à

Cour de cassation ; J.-B. Say, économiste ; baron Séguier, vice-président de la Chambre des pairs, premier président de la Cour de Paris ; baron Schonen, procureur général à la Cour des comptes ; Tripier, avocat.

8. Le gouvernementintérimaire, appelé f Commission municipale », désigna, pour préfet t provisoire » de la Seine, Alexandre de Laborde, qui avait été, sous TEmpire, Tun des deux maîtres des requêtes chargés des travaux publics à la préfecture delà Seine; mais, cette double qualité s'effaçait devant celle d*homme politique, qui détermina le choix dont il fut Tobjet.

Dès le 20 août, on lui donna pour successeur Odilon Barrot. Ce dernier, « volontaire royal » en 1815, pour aller combattre Napoléon, à son retour de Ttle d'Elbe, entra, plus tard, dans l'opposition libérale ; en 1830, la « Commission municipale » en Qt son secrétaire ; il fut préfet de la Seine jusqu*au21 février 1831 : le sac de l'archevêché (14 février) détermina sa disgrâce.

Les changements furent encore plus nombreux, pour la préfecture de police, qui eut, successivement, à sa tête, en seize mois, les sept personnes ci-après désignées :

io 30 juillet 1830, Bavoux. député de la Seine ;

Jo 1er août 1830, Girod (de l'Ain), député d'Indre-et- Loire ;

3^ 7 novembre 1830,Treilhard, ancien préfet, nommé,après la révolution de 1830, administrateur du département de la Seine-Inférieure, qualité qu'il avait lorsqu'on l'appela à Paris ;

4« 26 novembre, Baude, fils d'un préfet du I®' Empire et, lai-méme, sous-préfet avant 1814, puis sous la I'« Restauration et pendant les Cent-Jours ; se fit publiciste et entra au

urnal le Temps ; après la révolution de 1830, devint préfet

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de ia Manche, directeur des ponts et chaussées, soas-8ecrétaire d'Etat de l'intérieur ; il était à ce dernier poste, au moment où on lui confia la police parisienne.

5° 2! février 4 83i, Vivien (Alexandre-François Auguste) né à Paris le 3 juillet 4799 ; y exerçait, depuis 18^6. la profession d'avocat, lorsqu'une ordonnance du 10 août 1830 le nomma procureur général près la Cour d'Amiens et. de là, préfet de police.

Député,pour l'arrondissement de Saint-Quentin (1833-4848), il prit une part très active aux travaux de la Chambre ; intervint dans' la discussion d'une foule d'objets, fut rapporteur de lois importantes, notamment celles sur les attributions municipaies(18juillet 4837), les assemblées départemenlales(tO mai 4838), les aliénés (3l) juin 1838) ; entra, comme garde des sceaux, dans le cabinet du 1®' mars 1840, présidé par Thiers. Devenu conseiller d'Etat, le 17 septembre 1834, en quittant la préfecture de police, on lui confia, le 13 octobre 4839 la présidence du comité de législalion, qu'il reçut, de nouveau, le 25 décembre 1843, ayant dû abandonner son siège au Conseil, pendant son passage de quelques mois au ministère. Représentant de l'Aisne; en 1848, devint, le 13 octobre 1848, ministre des travaux publics ; le 11 janvier 1849,il déposa le rapport de la commission parlementaire sur l'organisation du Conseil d'Etat, dont, le 11 avril suivant, l'Assemblée nationale l'élut membre ; le 19, le choix de ses collègues l'appela à présider la section de législation ; Louis Napoléon Bonaparte l'avait présenté comme 3^ candidat, pour la vice-présidence de la République (18 janvier) ; il obtint 277 suffrages (20 janvier), aiorsquele2<' candidat (général Baragueyd*IHiers)n'enrecueil- 'il qu'un. La mc^me annôe il rédigea un rapport sur les agis- • sfMuents reprochés î\ Ferdinand de LCvSseps, chargé d'une mission diplomatique à Rome ; l'œuvre de Vivien est un mod^

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de style à la fois net, concis, ferme et modéré (Moniteur dn 22 août 1849). En iS51, Vivien soumit à l'Assemblée législative un rapport général résumant les projets de lois élaborés, par leConseiid'Etat,sur l'administration intérieure; il rédigea, en outre, l'exposé sf^écial aux cantons (les autres rapports eurent comme auteurs : Victor Tourangin, pour les départements. J. Boulatignier, pour les conseils de préfecture, Adolphe Vuitry, pour le régime financier des communes).

Il paraît inconcevable qu'un homme, qui devait jeter tant d'éclat sur l'administration française et en devenir l'une des gloires, n'ait pu rester plus de huit mois préfet de police ; sa disgrâce tint à un dissentiment avec Casimir Périer, ministre de l'intérieur et président du Conseil, qui trouva un manque d'énergie, dans la répression des émeutes républicaines dont Paris fut le théâtre, les to et 16 avril 1831. 11 au 17 juin et 14 juillet 1831.

Après le 2 décembre 1851, Vivien se retira dans la vie privée, mais publia une nouvelle édition de ses Etudes adminis- /ra/ JUf» et fournit, au Dictionnaire d'économie politique, un article sur le mot Police, où il critique amèrement le rôle que le pouvoir césarien venait de donner à ce service ;

6* 47 septembre, Saulnier, Gis d'un secrétaire général du ministère de la police sous TEmpire ; nommé lui-même préfet de la Manche (en remplacement de Baude), puis de la Mayenne: il occupait cette situation peu en vue, quand on l'investit du titre qu'il ne garda pas un mois, à Paris ;

7^ 15 octobre, Gisquet, négociant, conseiller général de la Seine ; devint secrétaire général de la préfecture qu'il fut, ensuite, chargé de diriger. Dans plusieurs circonstances, à tort ou à raison, la presse .irticula, contre Gi^'iiiet, le reproche d'abuser de sa position officielle, pour obtenir certains avanig^s. V., plus loin, note 242.

9. Taillepied de Bondy (Pierre-Marie), né le 7 octobre 4766, fut chargé de la fabrication des assignats; démissionnaire au 10 août 1792, il se trouva impliqué dans des poursuites, comme coupable de participation à la révolte du 13 vende miaire an IV ; son absence de Paris, le 18 fructidor an V, le fit porter sur la liste des émigrés {Moniteur du 19 nivôse an VII) ; en 1803, sur la présentation du prince Eugène de

.Beauharnais, FEmpereur le nomma chambellan ; puis, le 22 mars 1806, receveur général de Maine-et-Loire, le 7 novembre 1809, maître des requêtes au Conseil d'Etat et, le 7 août 1810, préfet du Rhône ; le retour des Bourbons lui inspira une proclamation enthousiaste, publiée au Moniteur à\x 19 mai 1814 (p. 530) ; mais, Tannée suivante, les succès de Napoléon, d'Antibes à Lyon, réveillèrent ses sentiments impérialistes; cette dernière évolution parut méritoire à son ancien maître, qui rappela à Paris, pour remplacer Chabrol. Après les Gent- Jours, de Bondy, naturellement, ne fut point réintégré dans le poste qu'il occupait, au 20 mars ; mais une ordonnance royale du 12 juillet 1815 lui attribua la préfecture de laMoselle. dont il ne prit point possession. Député de l'Indre, à quatre reprises, de 1816 à 1830, il siégea dans l'opposition, ce qui lui valut d'être nommé, le 21 février 1831, préfet de la Seine, titre qu'il conserva jusqu'au 22 juin 1833 ; en le lui retirant, on réleva, comme dédommagement, à la dignité de grand officier, dans la Légion d*honneur,et il devint surintendant de la Liste civile : le 19 novembre 1831, il avait été nommé pair de France. C'est l'Empire qui, en quelques mois, lui conféra, successivement, les titres de baron et de comte, suivant lettres patentes des 12 novembre 1809 et 14 février 1810 (Archives nationales C. C. 244 et 245).

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