‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècleChapitre 23 sur 221 · Id., ¥\ II, 24. Lettre du 16octobre 1831 au ministre r · texte numérisé non relu

Id., ¥\ II, 24. Lettre du 16octobre 1831 au ministre r

l'intérieur. Le conseil t affecte », dit le préfet, de n'appeler à la présidence qu'un de ses membres désigné par lui ; de Bondy revendiquaitlaprésidence de droit et tenta d'obtenir une ordonnance interprétative de la loi du 28 pluviôse» an VIII (art. 6 et 17). Le ministre répondit qu'une loi serait nécessaire, mais qu'il pouvait réclamer la faculté cVassister à toutes les délibérations. '

i2. C'est, en effet, après l'envoi de la décision ministérielle citéeà la noteprécédentequ'eut lieu le remplacementde Bondy.

13. Comme son prédécesseur, Barthelot de Rambuteau (Claude Philibert), né le 9 novembre 1781, débuta, dans sa carrière, à la Cour de Napoléon, en qualité de chambellan ; il fut. successivement, préfet des départements du Simplon (1811), de la Loire (8 Janvier 1814), de TAIlier (6 avril 1815), de l'Aude (20 môme mois), de Tarn-et-Garonne (15 mai pendant lesCent-Jours), sans ayoir cessé l'exercice de ses fonctions après le premier retour de Louis XVIII ; élu à la Chambre des représentants, par le département de la Loire, il présida, le 13 juillet, dans la ville de M&ntauban, à la reprise solennelle du drapeau blanc et annonça, par une proclamation empireinte du plus pur royalisme, que, le monarque ayant décidé la remise en possession, pour les fonctionnaires, des titres et attributions qu'ils exerçaient le 20 mars précédent, il allait retourner dans son ancien département de la Loire {Moniteur du 27 juillet, p. 846) ; mais, par une curieuse coïncidence,ia veille dujouroù il faisait pavoiser les édifices de l'étendard fleurdelysé, Rambuteau était remplacé, par M. T.issin de Nonneville, dans la circonscription qu'il espérait diriger à nouveau, tandis que M. Alban de Villeneuve était rappelé à Montauban, d'où il avait dû partir, quand Louis XV'IIi quitta Paris. On ne comprend guère cette disgrâce absolue. alors que e Bondy, comme titulaire delà seconde préfecture de France,

s'était rallié, ostensiblement, à Napoléon revenant de Tile d'Elbe et, néanmoins, avait reçu, après la rentrée du roi, le département de la Moselle, en qualité d' « ancien préfet », qui accentuait, encore davantage, la marque de défection elle sentiment de magnanimité qu'on entendait mettre en relief, vis-à-vis de lui.

Quoi qu'il en soit^ de Rambuteau rentra dans la vie publique, en i827, comme député de Saône-et-Loire, et siégea dans l'opposition. Après la révolution de 1830, il prit une part importante aux travaux de la Chambre; fut nommé, le 21 juin 1833, préfet de laSeineet,le24 8éptembre,conseiIler d'Etat en service extraordinaire, puis, le il septembre 1835, pair de France et, le 47 juin 1843. membre libre de TAcadémie des Beaux-Arts. 11 était devenu comte, sous l'Empire, par lettres patentes du 27 septembre 1810 (Archives nationales, C C. 249).

Sous le règne de Napoléon III, il obtint que son nom (mais non son titre) fût transmis h son petit-fils, M. Lombard de Buffières (décret du 15 septembre 1863), qui fut, successivement, auditeur, puis maître des requêtes au Conseil d*Etat, et, après 1871, préfet de la Haute-Garonne, conseiller d'Etat.

14. Archives nationales, F*, II, 37, Seine. Vœu du 25 juillet 4838. De Rambuteau accompagna l'envoi de la résolution d'une critique ainsi libellée : t Ce vœu pourrait avoir pour elï'et d'enfermer l'administration dans le cercle des vues du Conseil et de déplacer ainsi les fonctions de ladministraleur. en lui imposant l'obligation de considérer comme devoirs les avis que le Conseil est appelé à donner (il voulait dire : considérer comme un devoir d'adhérer aux avis etc ).ôe m'en réfère à vous, monsieur le Ministre, pour examiner si ce vœu du Conseil n'est pas dans l'esprit de ceux que refuse votre circulaire du 17 juillet dernier... ». On voit que si de Rambuteau pr

digne d'entrer à TAcadémie des Beaux-AMs, il aurait été difficile de lui attribuer un siège à TAcadémie française : sa correspondance justifie amplement lesplaisanteries faites sur son style et son orthographe.

15. Archives nationales, F®, II, Seine. Réduction, en 1832, 1833 et 1834, du traitement de Rofle, bibliothécaire de la Ville. Le préfet déclara au ministre quec'était t le seul point » de dissidence, entre lui et le Conseil ; sa lettre, en date du 13 janvier 1834, se terminait parce post-scriptura textuellement transcrit : «Je sollicite de la bienveillance etde Tamitié de Monsieur Thiers un prompt examen et une aprobation (sic) qu'il importe beaucoup aux intérêts de la Ville de Paris qui ^

soiî retardée (de retarder) le moins possible ».

J6. Archives nationales, F^, 11,41, Seine; délibérations des ....1839 et 9 juillet 1840.

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