‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècleChapitre 85 sur 221 · Délibérations des 30 juin 1843 et 2 avril · texte numérisé non relu

Délibérations des 30 juin 1843 et 2 avril

322. Délibération du 18 décembre 1835 ; ordonnance approbative du 19 juillet 1836. — La délibération de 1835 vota un crédit de 36.000 fr. ; une autre du 2 décembre 1842 accorda

46S mSTOIBE DE L'AOlflMISTRATION PARISIENNE

une indemDité aDonelle de 0 fr. 64 par 100 kilogrammes de farines.

323. Délibération du 8 avril 1842 ; 47 boulangers avaient seuls exécuté les prescriptions réglementaires nouvellement intervenues ; ordonnance de police du 29 août 1842.

324. Mémoire des boulangers de Paris : 1^ au préfet de police (1831) ; 2<> au ministre de Tagriculture et du commerce (1838).

325. Lettre de d'Argout du 11 octobre 1832 au préfet da Rhône : cr Je regrette que M. le Maire n'ait pas fait intervenir rattribution qui lui est donnée, en cette matière, pour faire cesser des oppositions qui rappellent les droits des anciennes corporations ; je ne puis tolérer un état de choses si contraii^e aux principes de la liberté industrielle et je vous engage à faire délivrer,,, la permission. »

En réponse à la décision précédente, les syndics de la boulangerie lyonnaise invoquèrent un décret du 6 novembre 1813; le 19 janvier 1833, le ministre répliqua que « leë dispositions du décret ne sont pas toutes licites.,,; plusieurs sont incompatibles avec les progrès de l'industrie et les principes de liberté proclamés par la charte de 1830. »

326. Conseil d'Etat 17 mars 1835. — Les syndics atUquaient l'arrêté du maire, comme violant le décret de 1813, qui, d'après eux, n'aurait pu être modifié que par une loi.

L'arrêt du Conseil porte : « L'autorisation a été accordée

en conséquence d'une décision du ministre..... et dans les limites des pouvoirs attribués à l'administration... •

327. Lettre du 11 novembre 1841 au Ministre ducommerce, citée par Victor Lanjuinais, dans son rapport sur l'enqaéte parlementaire concernant la boucherie parisienne (1851). — Il n'y a qu'une réserve à faire sur l'exactitude des énonciatioos contenues dans là lettre précitée : c'est celle qui attribue à la Révolution le morcellement des terres et la liberté du travail manuel.

Consulter, à ce sujet, les écrits cî-aprôs, dans lesquels nous avons étudié la double question dont il s'agit :

i^ Le morcellement en France avant le XIX^ siècle (1894) ;

39 Histoire et régime de la grande industrie, aux X VI 1^ et X VI 11^ siècles (1898), ouvrage couronné par l'Institut.

328. lï est admis, depuis longtemps, et non contesté sérieusement, que le blé doit rendre son poids en pain : le sel et Teau remplacent, dans la pâte, le poids des déchets résultant de la mouture. Cela posé, il a paru intéressaot de rapprocher les données que fournissent, d'une part, la Statistique générale dé la France, d'autre part, le Recueil des ordonnances de police, rendues pour la capitale.

Prix moyen da kilogramme

De froment De pain

Bar les (1" qualité)

marchés dans la Ville Périodes français do Paris

4802-1803 0 fr. 30 0 fr. 38

1804-1806 0 fr. 23 0 fr. 27

1819-1820 0 fr. 23 0 fr. 34

1825-1826 0 fr. 19 0 fr. 33

1828-1832 0 fr. 22 0 fr. 40

1833-1835 0 fr. 18 0 fr. 28

1839-1840 0 fr. 26 0 fr. 41

1844-1845 0 fr. 22 0 fr. 33

1846 0 fr. 29 0 fr. 38

1847 0 fr. 35 0 fr. 50

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