‹ Histoire de l'admirable Don Quichotte de la MancheChapitre 117 sur 136 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

Don Qiiiclioite et Sanclio B^urm rat pour aller combattre les brign ml s. Ces deux rhevaliers fout ^ des actions de valeur inouïes.

A peine le jour paraissait ^ que le héros de la Manche se leva et fit lever Sancho. Ils s'habillérenti et voulurent sortir h pied et sans armes ; mais il était encore trop matin 9 et le poot-levis n^ôtant pas baissé ni les chevaux prêts, il fallut prendre patience. Quand le grand jour parut, le duc, sou» prétexte de visiter tout son monde, descendit dans la oour^ et feignit d'être surpris de voir nos deux chevaliers h pied el désarmés. Eh quoi! seigneurs chevaliers, leur dit*il , renoncez-vous à la profession ? le péril vous fait-il peur? Personne n'a ici dessein de vous contraindre ; mais avant de partir, il me ^semble que vous auriez dû prendre honnêtement congé. Monseigneur, lui répondit don Quichotte, je aérais au désespoir qu'un autre allât plus avant que moi contre les ennemis ;^et si TOUS voulez vous en reposer sur moi seul,

{'e me charge de l'aventure, et de purger a forêt des brigands qui s'y cachent. Au iTCste^ nou9 avons des raisons pour sortir comme nous sommes ; mais ce n'est poiut pour fuir ni pour éviter d'en venir aux mains. El quelles sont-elles ces raisons? demanda le duc avec beaucoup de douceur.

Bouche dose, interrompit Sancho eo parlant à son mature» et en serrant les deux lèvres de ses deux doigts. Ëh quoi ! chevalier Sancho, lui dit le duc, je vous croyais de mes bons amis, et c'est tous qui empêchez le seigneur don Qoichutlc de me découvrir vos secrets. Oui , monseigneur^ réiiondit Sancho : il y a temps de parler et tem(»s de se taire ; trop parier nuit, et trop gratter cniL'S'il en est ainsi« leur dit le duc, je ne m'en infomHxai pas davantage; mais du moins, avant de sortir, venez avec moi pour décider des moyens de l'attaque et des marques que nous prendrons pour nous reconnaître.

Don Quichotte et Sancho le suivirent; et en mênie temps on fit sortir leurs chevaux et lour^ armes , qu'on alla atUieher à des arbres^ au même endroit où Eugénie avait été sauvée, et des gens montèrent sur des arbres prochains pour les garder, crainte d'accident, jusqu'à l'arrivée de nos braves. On mit encore avec les armea un bon pftté, deux grosses bouteilles de cuir pleines de vin, un bon pain et un gobelet d'ar^nt ciselé, sans aucune armoi rie.

Lorsque le duc crut avoir aaaea donné

fie tempà PàraCuràgârtiniis pour cftéouter co qa'il lui ayait ordonoc^ il laissa nos chevaliers^ qui se rendireot en diligcuce à l'endroit qui leur avait élè marqué, et ils IrouTèreot chacun leur affaire attachée en trophée, avec des écriteaux chargés des noms de cdni à qui chaque armure était destinée» Ils furent charmés de la beauté des armes, qui étaient si polies et dorées si proprement^ que rien n-j manquait.

Tout ce que Sancho y trouva de mal , cVst qu'elles étaient extrêmement pesante», comme elles l'étaient en effet , parce que, pour les mettre tout à fait à Pépreure des armes à fen^ le duc avait fait couler entre le fer et le cuir qui les doublait des mains de papier bien battues en double ; mais leurs chevaux, qui étaient deux forts allemands faits au feu, et accoutumés aux coups de mousquet et de pistolet, étaient assez forts pour n'en être pas surchargés.

Ik s'armèrent promptement, et àilaient monter à cheval, lorsque Saucho, prenant son écu, vit dessous tout Tapprét d'un déjeuner qu'on 7 avait mis. Tout beau , chQ- Talier, dit-il à son maître, prenons toujours : nous ne savons qui nous prendra j un bon tiens vaut mieux que deux in l'auras^ ceci mérite bien que nous nous arrêtions un peu. Notre bon ami Parafaragaramus est trop civil pour nous laisser partir à' jeun, et, si cela est aussi bon qu'il a bonne mine, nous ne ferons pas mal de boire un coup à sa sa n té. A ces mot5, il s'assit sur l'herbe, et obligea don Quichotte d'en faire autant. Il parla encore pendaut le repas de la pesanteur de ses armes. Tu ne dois pas t'en étonner, fui dit son maître : les hommes d'autrefois étaient bien plus forts et plus grands que ceux d'à présent. La nature dépérit tous les jours, et| outre cela, Pinabel était un larron extrêmement vigoureux, comme je te le dirai une autre fois. Quoi! dit Sancho, Parafaragaramus me donne les armes d'un larron pour en aller défaire d'autres! Par ma foi, je n'en veux point : elles me porteraient guignon. £h, mon enfant, lui dit don Quichotte, ne sais-tu pas qu'on ne combat jamais mieux les méchants qu'avec leurs propres armes?

Ils auraient plus Jongtemps parié et mangé, car la situation plaisait fort à

Sancho, si le duc na fâi arrivé auivi dt toute sa troupe , au nombre de plus de cent hommes. Don Quichotte, qui mourait d'impatience de se signaler, voulait bri^ quement entrer dans la forêt ; mais le duc lui remontra qu'il fallait qu*une partie de . sou monde en fit le tour, afin que qui que ce fût n'en pût échapper , et qu'on se reconnaîtrait au sou du cor dont chaque troupe donnerait dans Toecasion. Durant cette espèce de conseil de guei'ro, Sancho avait plié bagage, et avait mis le pâté et le pain d'un côté à l'arçdu de la selle de son cheval, et la bouteille de l'autre. Le duc les questionna sur leurs armes et* leurs chevaux, qui étaient en fort bon état, et leur avoua qu'il soupçonnait là-dedans de la nécromancie. Pardienno, monseigneur, lui dit Sancho tout gaillard tant de l'état où il se voyait que d'une bouteille qu'il avait presque vidée seul > il fait bon avoir des amis partout, en enfer comme ailleurs : il y a de maudits enchanteurs qui nous piquent commodes guêpes, mais il y on a aussi qui sont de nos amis. Patience, nous les reconnaîtrons. Laissez-nous seulement aller, et vous verrez beau jeu. Âlieaà la bonne heure, dit le duc, qui avait divisé sa troupe en quatre, afin d'entrer de quatre côtés.

Notre intrépide cheyalier, sans s'attacher à aucune troupe, se jeta dans le premier ehemin qu'il trouva, et, oc suivant que ses visions, courait le plus vite qu'il pouvait. Sancho le suivit, et, comme ils étaient tous deux parfaitement bieu montés , ils furent bientôt éloignés et hors de vue. Ils allèrent longtemps dans la forêt sans trouver personne ; mais enfin, étant arrivés dans un fond , ou ils virent deux ou trois petits chemins frayés , ils en suivirent un qui les conduisit à l'entrée d'une caverne qui servait de retraite auz bandits qu'ils cherchaient. On doit se ressouvenir que les bandits étaient les diables forgerons que notre héros avait mis en fuite, et qui s'étaient joints aux coupe- jarrets que don Pèdrc et Octave avaient rassemblés.

Don Quichotte et son écuyer voulurent entrer l'épéc à la main dans cette caverne; mais ils furent à l'instant même salués d'une décharge de coups de mousquets et de pistolets. Heureusement pour eus , les

DON OOTCHOTÎE.

coops étaient tirés de trop près » et^ en outre, n^ivaient pas assez de force pour percer lears armes ^ qui é(aicnt à Pcprcuve ; elles furent néanmoins extrêmement faussées, et la violence de cotte charge fut si forte j que nos deux chevaliers en perdirent la respiration^ et furent renversés sur la croupe de leurs chevaux et de là glissérenijà terre. La croyance qn^eurent les bandits de les avoir tués fut ce qui leur sauva la vie. Il est pourtant certain qu'ils se seraient très mal trouvés de leur témérité, si une des troupes^ atliréxî par le bruit^ ne fût accoaruc n leur secours ; elle arriva justement dans le temps qn^il fallait» puisque c'était dans le moment que nos aventuriers reprenaient connaissance.

Cette troupe, se trouvant à Pouverture de la caverne, fit feu vivement^ et les voleurs y répondirent en gens désespérés.

Ce grand bruit achcvade faire revenir nos chevaliers de rélourdissemcnt où ils étaient; ils se relevèrent , et , ne se sentant point blessés^ et voyant encore leurs chevaux qui n'avaient pas bougé, ils crurent effectivement que leurs armes étaient enchantées, et n'hésitèrent point à se jeter dans cette caverne avec beaucoup de résolution. On les j suivit pied à pied, l-épée d'une main et le pistolet de Tautre. Ceux des bandits qui 'n'avaient point été tués à cette première charge, voyant bien qu'il leur était impossible de résister à tant de gens, quittèrent la partie, et se sauvèrent par de petites routes soutiTraines, par lesquelles celte caverne avait des issues inconnues à ceux qui auraient entrepris de les y attaquer. Don Quichotte et Sancho, apré; l'avoir parcourue tout entière, malgré l'obscurité qui v régnait, étaient près de revenir sur leurs pas, lorsqu'ils entendirent une voix qui les appelait. Ils y iillêrent, et trouvèrent un homme lié et couché sur la paille. Ils le délièrent el l'amenèrent à un plus grand jour, où il fut reconnu par des gens du château de Yala'io, qui étaient de la troupe, pour un gentilhomme qui s'était enfui lorsque don Pèdre et Octave avaient tenté d'enlever la première fois Eugénie.

Il fut présenté au duc de Médoc , qui arriva dans le moment, attiré aussi par le bruit de iu mousqueterie. Cckn-ci ne lui

reprocha pobt sa Ihàieib d'atoir abandonné sa maltresse; il se contenta de lai demander ce qu'il faisait là. Il répoodil qu'après avoir quitté la comtesse, la pour no lui avait pas permis de voir quel chemin il prenait , et qu'il était venu justement s^enfourner dans cette même etverne, où les voleurs s'étaient rassemblé peu de temps aprés^ qu'il avait appris là qu'Octave avait été dévoré par un ours, Yalerio tué, Eugénie sauvée , et Pedrarii arrêté ; que don Pèdre, qui avait recDonn son cheval. Pavait fait chercher, et qu'on l'avait trouvé dans Tendroit où il s'éuil caché ; que d'abord don Pèdre avait voalo le tuer, mais que peu d'instants après il avait changé de scntiruent, et lui avait fait promettre qu'aussitôt qu'il serait guéri des blessures qu'il avait reçues à la cuisse et au bras, il retournerait chez Valeno, et faciliterait l'entrée du château à lui et aux siens pour poignarder le comte, la comtesse et tous leurs gens , et piller loo* tes les richesses qui étaient chez eoi; qu'il lui avait tout promis pour éviter U mort qu'on lui présentait; mais que, quatre jours après, plusieurs de ces bandits, qui étaient allés chercher des vivres, étaient revenus bien blessés , et il avail appris d'eux qu'ayant voulu attaquer un carrosse plein de femmes, et l'emmener, pour avoir des chevaux dont ils manquaient, ils s'étaient battus à deux reprises contre des Français et un démon sous la ligure d'un homme, qui leur avait repris le carrosse ; ôté Eugénie, qu'ils tenaient encore, el tué huit de leurscamarades, et entre autres don Pèdre; quo, n'ayant plus de ehef , et se doutant bien qu'ils seraient bientôt allaquès, ils avaient résolu d'aller chez Valerio tuer tout ce qu'ils y trouveraient, piller le château, el après cet exploit , se retirer en France, ou se joindre aux bandits et aux roiquÇ' lets des Pyrénées, et qu'ils auraient exécuté leurs résolution dès la veille, s'ils n «vaieni appris par ceux qui avaient été aux provisions que le duc d'Albuqucquc J était resté avec son monde j el de plus» ajoula-t-il, ayant su que vous^ monseigneur, y étiez arrivé dès avant-hier atec un gros cortège, ils n'avaient différé Ic^f dessein que jusqu'aur-dénartdo Tun ou(l<?

DON QUICHOTT£.

Induire ; eu vcsie, ils éUicnt encore Tingthuit hommes^ lous gens de sac et de corde^ bien résolus, et tellement fermes dans leur résolution, qu'ils avaient envoyé un des leurs vers le fameux Roque pour lui demander sa coopération , et lui offrir de partager le butin avec lui et ses gens ; mais heureusement; l'émissaire était revenu la nuit même leur annoncer que Roque avait été vendu et livré à la Sainte- ~ Mermandad, et tous ses gens dispersés.

Le duc de Médoc , après avoir entendu cette relation , renvoya chez Yalerio ce gentilhomme et ceux des siens quîavaient été blessés ; et fit compter les bandits qui avaient été tués. On en trouva huit roides morts y et deux hommes de justice. Reste à vingt, dit-il , qu'il faut avoir morts ou vifs. Allons , messieurs, ajouta-t-il, poursuivons notre quête.

Nos deux chevaliers , qui , sans attendre SCS ordres ; étaient remontés à cheval, étaient déjà bien loin , et avaient trouvé quatre de ces bandits qui s'échappaient ; en se voyant poursuivis, ils firent volteface, dans la résolution de vendre chèrement leur vie. Ilsdonnércut dessus, l'épée au poing, d'estoc et de taille. Sancho, persuadé qu'il était iuvulnérable, imita son maître le mieux qu'il put, de sorte que, quelque résistance que ces hommes pussent faire, nos aventuriers en étendirent deux sur la place, et des gens du lieutenant étant accourus aux coups de pistolet, notre héros leur abandonna les deux autres , et les pria de leur sauver la vie. P2h ! bon , bon, ditSancho, plus de morts et moins de mangeurs. Tuez, tuez, messieurs, ou je m'en vais les pendre tout à l'heure. A ces mots^ il mit pied à terre, alla à eux, et, s'approchant de l'un d'eux, dont l'épée était cassée , lui passa la sienne à travers le corps. L'autre, voyant qu'il n'y avait point de quartier h espérer , aima mieux se faire tuer que de se rendre, et se battit avec tant de résolution j que, malgré le nombre des assaillants, il en mit deux hors de combat.

Sancbo, qui s'aperçut que les gens de ju^ticedépouiilaientetfouillaientles morts, les imita, et, heureusement pour lui , celui à qui il s^adressa était le trésorier delà troupe, et avait tout l'argcut que don Pé-

dre et Octave lui avaient confié , do sorte que Sancho trouva un sac plein d'ccus d'or et de pistoles d'Espagne. II le mit promptement dans sa poche sans le mon«> trer à personne, de pour d'être^ obligé d^ partager son butin. Cette bonne aventure le mit encore en goût, et augmenta sa bonne humeur. Il remonta à cheval , et suivit sou maître, qui était déjà assez éloigné. Sancho, l'ayant rejoint, lui fit rapport de sa bonne fortune, et lui dit qu'il ne savait pas combien il y avait d'ar* gent dans le sac, mais qu'il était bien lourd. J'en ai de la joie, lui dit don Quichotte : cela t'appartient de lionne guerre. Non pas à moi seul , monsieur, lui dit le fidèle écujer , car c'est celui que vous avei tué. Nous parlerons de cela une autre fois^ ami Sancho, lui dit il; toujours puis-jc te dire que je te sais bon gré de ton hou cœur , et je te donne le tout , à condition que tu ne me diras plus que nous faisons le métier d'archers ou de sergents. Cependant donno-moi à boire un coup : je t'avoue que j'ai soif. Et moi faim et soif, reprit Sancbo ; mettons pied à terre, mon cher maître. Non, non, dit don Quichotte^ il faut voir la fin de l'aventure. Ils burent donc seulement un coup à cheval ; et Sancho , qui avait le oœur gai , ne put s'empéchcr deparlor scion son naturel glouton. Tenez , monsieur , dit-il, j'aime mieux cet argent-là que tous les gou\ernenients du monde , et surtout ceux des îles Barataria, car avec mon argent je trouverai de quoi vivre , à boire et à manger tout mon soûl, et dans mon gouvernement le docteur Pedro Recîo de Tirteafuora me voulait faire mourir de faim. Mais à propos , mon cher maître, ce n'est pas une grande peine, quand on a des armes enchantées , de tuer des gens qui ne peuvent vous faire aucun mal. Don Quichotte lui promit de lui répondre là-dessus une autre fois , ce que le temps préscn t ne lui permettait pas de faire. Ensuite, ayant assez repu, ils continuèrent leur quête.

Cependant les autres troupes étaient toutes rassemblées, après avoir chacune de son cùtc traversé une partie de la forêt sans rien trouver ; et , comme le jour était déjà fort avancé, le duc avait fait résoudre qu ou arrêterait le premier baudit

qa'ou IrouvcraU sans lui faire aacuD mal , el qu'oQ rassurerait même de lui sauver la vie , pourvu quUl dccouvril les retraites des autres , et en facilitât la wrisc. Cc^nscil réussit tout à propos ; sur fe moment on en aperçut deux montés au haut d^un arbre ^ on alla à eux ; maïs la peur dont ils furent saisis en lit tomber un de si haut , quMI se brisa tout le corps , et resta mort sur la place. Le duc parla à Tautre avec tant de douceur , qu'il se laissa gagaer aux promesses qu'il lui fit ^ et , élaût descendu , conduisit la troupe dans tous les endroits de la forêt au ils se retiraient. On y en trouva huit^ dont il n'y en eut que deux qui se défendirent et qui se firent tuer , les six autres étant hors de oombat par les blessures qu'ils avaient reçues k l'assaut de la caverne. La longue îraile qu'ils avaient faite pour se sauver, et lu sang qu'ils avaient perdu ajant tout à fait épuisé leurs forces , ils furent pris vife, d remis entre les mains des gens du lieutenant, qui ^ avec du vin, leur raffermirent le cœur ^ et après cela les firent forter dans une ckarrette qu'où envoya cbercber h la même prison où était Pedraria.

DON QLICflOrfK,

Il ne restait plus que six de ces mal heureux à trouver ; mais il fut impossible d'en venir à bout dans la forêt. Us étaient tous six ensemble, bien résolus de se défendre jusqu'à la dernière goutte de leur sang. Ils avaient reconnu les couleurs et les bandoulières du duc de l^tedoc sur le corps de ceux qui étaient Tenus au secours de notre héros, qui les araient attaqués le prenucr dans leur caverne ; et ils ne doutaient pas que ce ne fût lui qui leur eût adressé cette partie> et , comme ils ne croyaient pas qu'il eût osé cnCxer seul dans la forêt , ui se commettre a^ec des gens comme eux , ils avaient résolu de venger leur mort par la sienne. Ainsi , au lieu de se cacher daus leurs retraiies ordi* naires, ils avaieut quitté le bois, s'étaient jetés du côté du chemin du obAteau de Valerio, et , en tournant le dos à ceux qui les cherchaient, ils croyaient trouver le duc seni , ou du moins peu accompagné etfaors d'état de leur résister^ mats, au lieu de lui , ils trouvèrent la duchesse son épouse.

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