CHAPITRE VUn
De cp qui #e pa^ chez le d^c 4e AfedQO après le départ de Dalcinéf ^ et £oaua0it Ssacha re^at sa iTeinme^ que la ducbesse fit venir au cblite^tf.
Ce ftil ainsi qu'en s^accommodant aux violons du chevalîer on lui 6ta de Tesprit ridée de l'enchantement et de 1:^ conquête de rîmaginaire Dulcinée. Aussitôt qm*elle et toute sa suite fUrent hors de rue , oû ramena Te tristedon Quichotte dansPappartepient des dames , où cliacune le consola le mie^x qa^elle .ppt dé U pert^ qu^il îkfcsaH d'une ptînccfeè «r beWe « A
vertueuse, tl en soupira de douleur:
mais, comme le mal était saos ramède«îl résolut de prendre patîehce et de le souffrir coPstamment. On lui persuada de suivre les ordres de Parafkragaratnus , et de quitter les exeiilçlces âç la chetralerie errante^ le doc dé, Medoc lui dit qa*H s'^^sdfaaît bicfp heureiïx quç ce fât cliei M t{ue le âéetJia ^ ûtt «à dèiiieal:e , et
il Im e)»il to<M ciq^i é^\ & «a dispo*sitioQ-povr le bien diiFétttr* Doù Qat-* cholle aitovptâ «Tee plafeif deé ofiVes si abli|;eB]ite8 , mais à «ondifion senlenNoi de pajer fia dépante ou sa panaioD. Noos causerons de cela une avtre fois , iai dit le d«c pn 7ia|i|; : PaTa{ara);araaMis ti'em a point parlév commençons pat «xéeivler ses ordres, pt ne soQgfoons qu'à nous amuser.
Cid Ray-Gomlea «'interrompit -î«i loi*mante» et dit qnil est pereuadë q^*il ne doit point-domii^r an lertewr rexpIWation de tons les prodiges t(u^OQ a hn au dësen-* oiMiitement de Bnlci»ëeet des autres en-^* ohantdi dans 'la caverne de Monlesinoa.
L'explioaiion qu'il a laSte de cenic qui sent entrés dans la fiiter^m doit sulflbis A on lectant iat|e1Ugentv et las esprita d^nn ordre inftriejir oe anépîteot pas fa'on.sc donne la peine et les tireir de l'obsourité de la matîM dont îk se sont ibrméa. H
DON OWCHOTWî. i»i
Tfllage, 6£Rrit de les efller ^^èfcfier luimême. On t^j opposa I et on êè conteùtà de TobUger d^rire A sa fbmmetle venir et d'amener sa fiHe» \\ te fit , et encore quelque chose qn'On n^attendaît pas de lui f et qui prouve , ce que dtt Cid Hamet Beneng^i) que c'était un faomnie sans malice. Il donna à celai qui J nllàfit tingt ëcus d'or, satis que persoone en vit rien , et le pria de les donner A la hiénàgère , pour «Hyai^iller elle et Sanchâ. IPétft-^ris* que lefaonhbmme ne voulait pas que tân$ de gens de haut rang les vissent mal mi^ ises comme elles étaient; maïs Cid Rùy GomeaahnemieuK croire charilaMemèot qne ra liât en bon père et en bbn mari plutôt que par vaine glo(re. QofOl ^u*!! en soit, iè duo, qui le ditloat hautnfy^&s Je départ dn coufirier^ témoigna en être foirt oontowt, et t«nte la compagnie , qui eut les :as(mes sentîtlieas , an fit des cotâpH^ mens à 8nn<'lio, qui ne ^ sentait paè de'
ajoute ponntant que èa capitaioe firara*-^ joie. Bon Qalnbotte dcrÎTit an thté pour
mmit 9 qm atvurii eondisît toùles les maolii* nés 9 avait ëtë long^temps cntplojré au service fdes théâtres et la Coliiédie «(t ée rOpéna à Venise et A Hsme^et qp'amst il saFaSt.élever et abaisser perpeodioulairenaent et âbViqttement toutes sortes de poidte, condnine les vols èe toos sens, et hnitetr» «a barfalin ^ la tonneivf etics éelaiia«
On jugea à propos de ifisser passer encore un jour do deux ataat<4ue de pré rertîrtkm Q«ikihoilMt Sandso de Tarrîaée le lew onpé , An iMwa , de ia aièee et de la gouvecMOèa de f^a <^f ohalto^ du ba :belier Saisson Ganrasco et de Tbosna»
Ca^l le !barkier , pànss ^pse lona voq«> [aient ae ^oiuMpr la j^aisir de voir ettsem^ 3ie ee apeotaole» el partiouIrèreMpeat la 'ëœption que SonchoJerait à sa femme , lu'oa avait an^oiié tfharcber akreovaièie» Le due d^Alimqtterqve et Dorolhëe son Spoose ea parlèrent ks premiers à table !n sonpant» at^ touie la compagnie y \yuU afpbudit la duoliesse de Medoe !Q frit oecaaioii de faine connaltiie à la apapagain rempress^men^ où elle était le voir sa Ininne amie Thérèse^ Don Qui* hotte ne s^opposa pdint an tesqîn de la r^ope^ et Sanchf ^ qui nMorait d'envie leae 6rifiay«f Joikaaèietiurflanisbbsaa»
tous , npf es avoir ^rit pour SabHht). Oh fit partir un expias le soir même pouk* là fauvidle 4e &rfifcho, car, pour les ïiatres ^ îb étaiawt là Mdteo députe léng-teHips.
Après que «o> aventuriers forent couchés, et lotaqoe Saneho at^laH ^einklte Ta bougie, iPaMd^sigm'amtfê, qui ^tîkW ca^ rJié Reniera le rîdoan da lit , se iH'ésen^a jtootdTmi €Onpii aesyen'x. Don Qoicbotté, dlt-HA noire ehevalièt^Jé vtons tfe ^Pendre h dernière risHe que itt reit^evras de mol ' de ta vie. le viens de la pMrt dé Phllon te dite quHI est fort saMfaft que tu aies refn aon présent «I que tu en étés d^â* fait le troc. Tous les honnêtes {^s de reollsr soàt r^oaiis q«e tu atas t^onsenti à Uôssor partfa- éuleteée » et di^nl qHls ^ést i la plus filorleuse vîist»iae que tU HÎe^ ja-* maifrèoiportéeeartoi^ffsrsisfedoncdsâa ' la résolution de te vaincre eu cela , en ne soogeabt.plos du tout A elle; ressouvienstoi des t)rdres da deiain , d'abatidonner poar toij^am la <;hevflAerie errante i et ' qaa c^est pont cela qtf^au lieu de te vendre tes armes on les a retenues dans le palais ' de Merlin^ demeure oà tu es jusqcTà ce que tu fy ennuies » si pour tors relirèHdi dans la snaison ai^prts de ta làmWe et de t^ amis, anas ehîngtv dorénavant; ton train Aè #H «to«rf^ ta ^M^itlM ^tiUB
je t^ai commàndëé^ et le reste de ta vie tu seras heureux; mais , si tu en agis au* ' trenient , prépare-toi à mourir avec iafamie, et à succomber au malheur qui te suivra partout. Belerme et Duraodart, qui ont été mariés ce malin , n'ont pas pu te dire adieu , parce que je les ai tout d'un coup transportés chez eux avec Montesinos, comme je t'ai transporté ici.
Merlin se recommande à toi ; la caverne de Moutesinos est bouchée, et qui que ce soit n'j sera janiais enchanté. Le méchant Freston gémit sous le poids de ses chaînes dans les horreurs d'un supplice qui ne doit jamais finir. Voilà tout ce que j'avais à te dire , il ne me reste qu'à te recommander de ne le pas oi>blier.
Pour toi, incrédule Saqchoi continua* t'il , s'adressant i lui , ton avarice te tiendra donc toujours? tu as douté des ordres de Tenfer, tu nous as traités de traîtres et de trompeurs; mais ce mépris ne sera pas sans punition : tu la sentiras lorsque tu y songeras le moins. Tu reverras ta femme dans peu de temps; songe à t'acquitter des promesses que tu m'as faites sitôt que tu la verras, ou prépare-toi à redevenir un misérable paysan* Adieu, je vais aussi prendre congé d'Eugénie» dans la chambre de qui je veux entrer par la porte, de crainte d'épouvanter Valerio, qui n'est point accoutumé à mes appari-* tions. En leur disant cet adieu il ouvrit la porte de leur chambre et sortit en leur défendant de le suivre, ni de foire aucun bruit. Nos aventuriers le laissèrent par^ tir, et reposèrent tranquillement le reste de la nuit»
Le lendemain le courrier revint, et rap^ porta que ceux qu'il était allé chercher allaient arriver, excepté la fille et la femme de Sancho» qui ne viendraient que deux jours après , parce qu'elles étaient obligées d'aller auparavant à trois lieues de là. On se douta que c'était pour se faire habiller, comme en efiet c'était la vérité. Il dit en particulier qu'il croyait qu'elles étaient devenues folles de joie, si elles ne l'étaient auparavant. Le curé et son neveu , la nièce de, don Quichotte et les autres, furent reçus comme s'ils n'eussent fait que d'arriver , et ne trouvèrent rien ii*9«tniQrdiMire dfii)s U persofiM de nQ<*
tre héros, qu'on grand fondide trialeMe; dont on se promit de le retirer avec le temps. Il les caressa néannu>ioa tons avec beaucoup de tendresse, et les reconnut parfaitement bien , et ils tirèrent boa augure de cet accueil.
Sa nièce 9 qui n'avait appris qu'avec confusion les présens qu'on lui avait faits, parce qu'ils ne regardaient qu'elle, en sa qualité d'héritière , ne laissa pas d'en être bien aise, en lui donnant lieu d'espérer que cela lui ferait trouver un bon parti, ou plutôt atta<iherait plus fortement à elle un homme qui l'aimait et qu'elle ne haïssait pas. Cet homme était le neveu du curé, qui était venu la oonsoler du dé« part de don Quichotte, et dans les visites duquel elle avait trouvé beaucoup d'agrémens, comme aussi lui avait pris beaucoup de plaisur à sa conversation. EUe était bien faite et d'un esprit fort doux et complaisant, ce qu'on doit principalement chercher dans une femme; et ils auraient été le fait l'un de l'autre, s'ils avaient en plus de bien. Il avait volontiers suivi le curé, son oncle , chez le duc de Medoc , pour ne le point quitter , dans l'espérance que , se faisant connaître à lui et au duc d^Albuquerque , ils lui faciliteraient Tobiention de ce qu'il sollicitait i la cour, surtout étant appuyé d'abord du comte Valerio, sous lequel il avait servi. Il ne se trompa pas , car, sitôt qu'il fui reconnu de ces messieurs-, ils s'oifirirent fort généreusement à lui rendre service. Il ne se cacha point d'eux dans les sentimens qu'il avait pour la nièce de don Quichotte , et qu'il n'avart point déguisés à son onde te curé, lequel , connaissant la vertu et le mérite de cette fille, ne s'y était point opposé. Ce bon prêtre s'était seulenient contenté de lui représenter que la médiocrité de sa fortune ne lut permettait pas de suivre tout-à-fait les mouvemens de son cœur; mais, voyant l'augmentation qui était arrivée au bien de don Quichotte , il avait été le premier à lui dire qu'il ne pouvait mieux faire; de sorte que , pour conclure, il ne manquait plus que le consentement de Tonde , qu'il n'était pas difficile d'ob« tenir, et qu'on vernit à lui demander lorsque sa santé serait un peu rétablie. £n efiet ili'accorda de fort bqone gr4ce, e(
DON OlIICttOtTE.
Cè Alt la détûièlre'aetiOD de $a vie, comme DOO» le diront en son lieu.
Cependant le duc de Medoc , Valerio et toute leur compagnie prirent la résolution de partir dans la quinzaine pour Madrid \ maiSf dans la bonne volonté ou ils se trouvaient tous pour notre héros , ils s'étalent préparés d'éloigner Sancho de lui aussitôt qu'ils auraient été témoins de la réception que cfelui-ci aurait faite à sa femme. Ils cherchaient les moyens de le fliire partir de son bon gré , afin d'ôt^r de devant les yeux du pauvre gentilhomme tout Ce qui pouvait entretenir ou rétéiltet ses visions au sujet de la che» Valérie errante ^ ils étaient même résolus d'emmener avec eux son écuyer à Ma drid , tant pour s'en divertir que pour ne pas le lai^er auprès de son maître , a la santé de qui chacun tâchait de contri buer ; mais le destin en ordona autrement , comme on lé verra bientôt.
Altifcidore parut aux yeux de Sancho avec une confiision fort bien étudiée.
Sitôt quMl la vit, il se ressouvint des coups de fouet qu'il avait reçus et du bain où il avait passé la nuit, et il ne' la put regarder qu'avec horreur; Il ne lui dit pourtant rien de désobligeant; mais, quand il vit' qu'elle recommençait ses poursuites, et qu'elle lui proposa un autre rendez-vous , il perdit toute patience, et ne garda plus de mesure. Abrenuntio, ùbrenuniio , vade , Satanat , lui dit-il ; arrière de moi , tison d'enfer : chat érhaudé craint l'eau froide; à quelque chose malheur est bon , le dé en est jeté , et si vous voulez vivre long-temps, il faut que vous soyez plus saine de corps que voosn'éteëde la conscience. Je tomberais encore de la poêle au feU4 je ne suis pas d'humeur à vous flatter; tirez, tirez pays, et que je ne vous voie jamais. Quoi! traître, lui dit-elle avec colère, après m'a voir ]>resqne déshonorée , tu me planteras là pour reverdir ? Il faut que je t'arrache les yeux et ce qui te reste de barbe , ma* lotru de paysan , et gredin revêtu que tu es. Courage, courage , repartit Sancho , injures de coureuse sont des bénédictions. Comment , veillaque , répliqua-tcUe , tu m'appelles coureuse! je n'ai jal^aiv coimi'que pour toi ^ et 9 en vérité >
je suis entière et nette comme un beau petit denier. Viens, mon coeur, continua-t-elle en faisant semblant de s'apaiser et de pleurer, je te donnerai un habit tout neuf. £h , non , non , j'ai été trop bien étrillé en enfer; j'aime mieux porter ma peau sur mon cou en paradis comme saint Barthélemi que d'aller en enfer bien chaussé et bien vêtu. Tenez , ajouta-t-il , mademoiselle , vos douceurs et vos injures n'avanceront pas d'un clou : c'est frotter un caillou de beurre. Eh bien ! dit-elle , si tu es si scrupuleux , épouse-moi t quand tu seras n;iarié avec moi, tu seras bourgeois jusqu'aux oreilles et marguillier prédestiné; c'est une savonnette  vilain , il ne te manque q(;e cela pour être honnête homme. Par ma foi oui , répondit Sancho , je tomberais bien de fièvre en chaud mal! Mort de ma vie ! je n'ai qu'une femme qoi me fi^it enrager ; ce serait bien le diable si j'en avais deux. Non , tout ce que vous pouvez dire , c'est de la pluie de la Saint- Jean, qui n'apporte pas un denier (de profit. Que je suis malheureuse! dit AItisidore en feignant de pleurer : j'ai sauté du maître au valet; j'ai bien changé mon cheval borgne contre un aveugle. Tu m'avais oflcrt ton service , et tu t'en dédis ! continua-t-elle avec Aireur. Jour de Dieu , il faut que je t'étrangle ! Et en même temps elle lui sauCa au collet , et lui déchira toute sa belle fraise.
Des gens du logis qui arrivèrent dans le moment $ empêchèrent Sancho de la rosser ; les dames parurent aussi , et demandèrent d'où venait un si grand bruit. Altisidore voulut répondre; mais la duchesse lui imposa silence. Bien ou mal , il faut s'en taire , dit-elle en s'en allant ; où la force commande , justice n'a point de loi. Eh oui , ma foi , de la justice ! dit Sancho en colère. Qu'avez-vous donc eu à démêler ensemble? lui demanda la duchesse. Pardienne, madame, ne le voyezvous pas bien 7 Elle est éveillée comme une potée de souris , et croit qu'il n'y a qu'à se baisser et en prendre. Je l'ai envoyée filer, et à cause de cela elle jettB foudres à poignée et écume comme un lion. Elle m'a une fois refusé , je l'ai refusée à mon tour , et n'est-il stt juste qm
B*^ Ql«Ç#01>TE%
VB puisse pjB^? Jafoidieoaie^ çoatioua-t- ^l , vo^s ne devriez pas souffrir chez vous une créature si pserdue^ et c^pe^ble d^ corrompre jusqu^au dernier marmUoa !
|e U uiettrai dehors , dU la duchesse. Ce |era bien fait ^ répliqua Saocho ^ niai^ reiepez-lui sur ses gages la valeur ue npia fraise. La duchesse le lui promit , et chacun ce retira en éclatant de rire.
Le curé| qui avait eu sa part de la cqnauédie , ne put s'empêcher de faire de méaif« Il çmmena Sancbo dans la cham* bre de ootre héros , à qui le naïf écu^er icacoota ce qui venait de li>i arriver. Doa Quichotlç te. loua dç sa continence , et l'exhorta à per&çvérer^ Je n'aurai pas grand'peipjQ , lui réplique^ $ap<*bo : filles et fema^es qui s'offrent perdçnt tout leur prix^ mais» monsieur » c'est une diable d'aâfulre que l'amour dans le cœur d^ane fille ; il n'est qu'en dira-t-on qui tienne. yoyezlabellepropos^Uiûn! que^e l'épouse^ dit-elle^ mort non df ma vie» comme si jen'a'viris pas d^ trqâd'u^o femme! Ob !
ma foi, si j'avais W bonheur de devenir veuf, diable emporte si je ne laissais toutes les lemnmB ppur ce c|u'e.lies soAt t On peut faire une fois la folie de se çnçi- ^iec , mais c^est sottise de la faire une seconde ; et puis encore^ avec qui? avec Altisidoire , qui a sauté de ^yous à moi , et qui pourra^it bien sauver dç moi à un autre. Non* non« ajou^-t-il en fureur, je n'ai que faire d'elle, et elle me paiera ma fraise » ou bien nous serons deux.
Madame la duchesse a promis de vous la faire payer , lui dit le curé , vous poi^vez vous en fiet à sa parole« Je le sais bien , dit Sancbo , mais oa nç court pas après son éteuf quaqd on k tieat à la maiij. Elle exécutera sa promesse ^ lui repartit lecuté. Dieu le teuille! répliqua Sanoho. pour moi , puisque vous êtes ici , je vais en eiiécuter une* Tenez, monsieur le curé^ pour$uiyit-il, nous sommes riches, pioûsieur don Qujcbotle et moi, avec cette différence que ses richesses viennent de Tenfeip et ne lui ont presque rien coûté « et que les mi^nn^ me coûtent bonnes... •• Dieu vous sauve de la main des diables , monslei^: \t çuté ! je sais ce gu^ed %mt Hnvk^if fpaia p'jm|;oitei U
mat paM i^jf^ WmA M f^ 9^. ^U da profit. Voici le m^ik$ ajoata^-VU en appoçti^njt so<i trjsoc ai ^a.Ie^ doonaot an c^MTé; ks écrus soot b^M et, ^ bfai of , ei i^on pftf deS' leoillas de-çlUne , coiMMe gk|^ dit qi;^ 4eidi|iUe eB;4^D9#« U n'y a q^e qelui qi^i g^m de l'airgfiPt q«i iaeke ce qu'il ap^te 4 gAgpeff e^ qui T^paiBnt, et le liage epab^ot^m: m^a c(|MfeîUé de m le pas daiii,qer à ma faonna^ mi est om boutft-qn-Mraiw» Vra^oMot , si ^\^ levait» elle en ferait pasiierlam4»tié parl« Tallao d'entoonej no#is n»9it je picâjei^ aa'eo servir à mf^i^ir m^ ûsIa at à yiyif^ en pai}^ et ajae « et i o^ riw (aira!« Q^mma U seigneui: de notre villagait ïe^^^ moi^ siet^r le ci^ré* prenest-le, «it. w bii 49BJiei que quand il ea fera temps» J« œ to«i en demapderai que pour boira d^ tmaps en temps chopioette aveq m^s amis, car chez moi j'aurai du T^a eaçaye. TaiUci, rognez, tout ce qa^ vou» Çi^^.aara biea fait : pourvu que Sancbe^t^ soit m^u^iée ei, que je ne maqque da k|wv ja ne mt soqcie pa^ du reste. Le eyr^ prit cet af-
Sul, et $e coQ^nt^ de dijç§ qull n'ea 'onerait pi^s uu fOU ^ paoïoDQe ^na son consentement. £psui||e il eR]^|n«|iia don Quichotte pron^çuer d^ns le jardin « tant pour pouvoir l'^çar^tenir efï pf^ticuUar çt reconnaître danaqualle situatîoo était son^eapriti que paççe q;^'i)ne voailaitpas étrç; présent au sp^taclçqui se préparait, e\ qu'il n'était pas i propos non plus que don Quichotte en vH ni ^i^andit rjen<
C'était Thérèse qui arrivait ^i ce qu'on Tenait d'appvendre par (;elui qu'op avait mia en sentinelle sur le cbemiy. Toute la compagnie , et surtout la ducbesse, était fort aise de lui parl^ avant que Sancbo la vit,, et qu'il eut un p«u de vin dans la tête. Le cure avait einoieué don Qjuicbotte comme nous avons dit : l'officier, qui avait ordre de bien faille boire Sancbo, l'avait séparé d'avec eux ^ et l'avait eoa* mejaé dans son office, pouj: déjeuner » et la il lui avait fait répéter tout ce qui lui était arrivé en enfer -, et , soua prétexte du grand secret que miérit^iit une r^l[atioa de si grande com^équence f U l'avait fiât consentir à sortir du château , et à eau* porter de quoi déJj.euQér suc rhçrbe i V^JOX^ d^ la f oniU |f qus 1^ j; ifÀmwm
Mm ^tuanovHL
'Àili
9i\At q^ U duebMe 1» til^ elle- M nçdt fort hettftèlêmmi ^ «l e«tte^) ^ «ti «ntraul daM h» iftlto ^ liltioe tétèreMê i Itf payMmiê* 8a filles tMhil lui remon-* tvev q«*alte M i^y prauakt pu btan. Cha^ que paya ehaéué £>âtfte, ma mère, lat dUl*.alli# Taia-iéi , iatia , lut dll u itièrei ce n'est pas k toi i me montrer à mar* €hw dnrit. Bb Man , madaifie > aoe Toilà ▼6»m^ dtt^cM* à ta duebessa; |a vous auraia apporHl ua présent si le fjladd arait M ttt&ff ^ aipis la saisoA ti^eit pas asset avadeëa v t^ à tout seigDeoT» tous boa-^ neursi» Je ira«|i ett revida grâees , répoafdit la docbasia en riaat. Moôsîeat le dai" iroiia a eaiwjiidiefchcr, pomsai? itHsIle^ pour iKiftia^er à la ftirtam du seigttair Sénobo ^ 9tt eK à pràeal fevt rrebe* Vi- MiBxiroai Irt^tt aiMnlble? Oh I madame* rëpoodic Tbtffèaa^ nous atrane toujoim bien f^fevr ^Mlcfoe airee beauocapde peiMy eat a« ne gagiie gtsèrty nova ft*a<^ rom poartant pits detnaadé l^aumôiie; maia ▼iogtMÏMlra heoreé faot un Joar) tretile joma fbut mi mois » al donaa mois faut «natti e*, depuis qtte aoas sommes mariés 7 cteqoa saint amèoe sa Ml«> ifoDl A^tdfcft qoB aooa avasM trooir^ de quoi naiie nooitir jiMir pat jour, et que a(ki9 m aommes morts uî de ftiim ni de soif) ncras n'atoos pa« owig^ de bons mofceqnxy itoaia im môpceaa de pain bis nourrit aussi- biaoë que du pain iilaBn , et on dori àusdbien-svr une g^be de pallie, quand on a sommeil , que daae un boa lit. Cela est bie», dit bi duchesse; mais votre mfltti est-il boonéle bomme, et tous tsaite^l^il bien? Hélas 1 madame , rë||on« dît TbÀ*èse^ il est bon comme le bon pain j il n'a ni ds ni avèle. On dit pourtant que TOUS c^MC^llen sQotédt ensemble, et que voua êtes nn peo tèlàe? £b mais ^ dit Tbërèee enéaurfasiée, pardieaue, si on ne qucaeHsâtqaelquefaist un a^aurait tien i se dire, et le mariage setait Isop uni ; et puis an fbnd dwçmva sa léta, aussi bien qtAinia^ ^i^dl^ «n a une* N^eet^U pas un peu ivvdgne? demanda la duebeSse, et vous , ne bufes^vôus pas mi peu? En bonne fei, madame, dit Tbërèee, tous êtes bletti inalniila : oui , il ainaa à boiv^ et nM» amil utpeiif tuuaJfjitivaiPMte^
eai^kmqii4tveftetii m Td^'^, lé ytùifé bien pMn «t les dctiN mêlées, w^\M M nous eateodylOfts pas Ftin Tautre sifiSlàis à leAo. Mais ne ^kMIs baHI pas quelqtisr^ f^ls? Jour de Dieu, madaitie, répondit Tbërèee , nous sommes dectt , ei , qtratiâ il a une ftrie fomme«icé , je tache d'acfié^ ter; etceladëi'atigeaDpéd notre méàsig^i car nous <îàS8oris tout en nous le jetant | la t6le. Mais ne sautons point de fa tném au sermori ^ suiténe notre points* Totll m'afca dit qtr^il est riche, à la bonne beure^ mais dites^mol donc aussi ùù H est , ann que faille Tembrasser. Vous le tetfrea blentdt ^ rëpondit la duchesse; te^ pettdaat je dois totis prévenir qt^l teui marier sa fille. Ah ! ma mère , reprH aus^ sitdt ta aile, me vollA comtesse ; n'aflez rien dire^ du moins qnV me fasse tdft, Tals^toi, eoite, êùHVe une Ibis, lui dit la mère s ne eeiéMe pas b»en tfifV ne faut parler de rien? lise trour e ici dh ibrt boi} pant, continua ladocbesse sans faire sem« btamt d'atolr pris gai<de à ce qite la mère et la fille t^'étaient di^ \ mais on dit qtte totira flHe a aae amoureUe , et qii^on M*
tara homaston gari^n nommé IVon^
non, madame, interrempir la n^re. Joue de Dieti! N^icolse a satitë par la fenéhre atant le jour sil6t qu'ail m'a entendue, ft penronne' n^ea peut parler , ptTfsqae per<Â sonne ne Ta vu , et que Sanchelle couchtô à mes côtëa* On le sait pourtant comme voua voyea, dit la duchesse dT Albtiqtier'* que. Ob bien , madame, ré))ondit la fille en colère , qu'on le sache ou qn'ort né le sacbe pas , je n'y al fait aucun mal; bonnt soit qui mal y pentse t bonne renommée vaut nneux que ceifitnre dorée. Il était enttfé cbe£ uoassanaqiie nous le sussions, et daoa le fond bonne conscience se mo-^ que de la médisance; sMl n'y a de la time^ H y a de la raison« Je le crois , dit la duebeese s tous me paraisses trop sage poutf feifa entrer votre amant dans votre chambre, naais voos ne sauri ex empêcher Immonde de parler. Tenez, madame^ lui dit Sancba, Nicolas est un animal qui f va tout à la bonne foi comme un âne qui pèta^ il est maigre comme une pie, e| court comme un daim ; il va me chercher da Teatt à là fontaine pour laver mocf littgif «I A kWfH^é» ealaea^a dit Al
DOM QUICHOTTE
mal dans le village. Un aveugle veut voir clair dans les affaires d'autrui , reprit la mère ; c'est la grosse Marie qui fait courir tous ces bruits-là, A cause qu'il ne lui fait plus les doux yeux et qu'il ne va plus dormir dans sa grange. Merci de ma vie, je les ai une fois surpris tous deux ^ liens* Sancbette , je te tordrais le cou si je te voyais de même. Rh, ma mère, reprit )a fille, laissez-la parler^ ne savez- vous pas bien que les envieux meurent , et <ion N^nvie ? Mais tenez , que si je trouve un monsieur qui me fasse madame « vous verrez si je ne plante pas là Nicolas comme une borne, et si je me soucie plus de lui que des neiges de l'anoëe passëe*
Cette conversation , qui plaisait infiniment à tous les auditeurs, fut assez loogue pour donner le temps à Sancbo de boire autant qu'il lui en fallait pour se mettre dans l'état ou on le voulait. Nous l'avons laissé avec l'officier qui fait le personnage de Parafaragaramus^ il lui contait tout ce qui lui était arrivé en enfer, dans le palais de Merlin et dans la caverne de Montesinos. Cet officier feignit si bien l'étonnement, que tout autre que Sancbo en eut été la dupe. Il lui disait que, s'il était à sa place, il exécuterait au plus tôt les ordres de Pluton; qu'il remettrait tout l'argent entre les mains du curé, comme il l'avait promis, et qu'au lieu de six coups de balon à sa mauricaude, il lui en donnerait plus de vingt, aftn de n'avoir plus rien à se reprocher sur cet article, et de peur que les démons ne le fissent encore payer pour elle. J'y suis bien résolu, disait Sancho, et, si je me trompe au compte , ce ne sera que sur le plus; car pour le moins j'y mettrai bon ordre.
Ils tenaient ces propos, lorsque la compagnie, qui n'avait pas jugé convenable que la première scène entre Sancbo et sa ierame se passât dans le ch&teau , obligea insensiblement Thérèse à l'aller chercher, et le fit avertir qu'elle était arrivée. Elle courut au plus vite avec sa fille du côté de la forêt où on lui avait dit qu'il était. Les Espagnols, la duchesse et les autres dames, se mirent avec les Français aux (eoétresi pour se domiec le pûûsif de
l'entrevue. Saocho n'eut pas plofe tAt ap-pris qu^elte venait au-devant délai j qu'il coqpa une branche d'arlnre, et s'en fit on bâton de grosseur raisonnable , et puis il alla à sa rencontre; et, comme on dirigeait leurs marches, ils se trouvèrent face à face en dehors du château, à l'entrée du ppntrlevis, à la vue des spectateurs.
Thérèse voulut embrasser son mari, qui pour première honnêteté loi déchargea sur les épaules un coup de bâioo sî furieux, qu'il la jeta les quatre fers ea l'air , et redoubla, en comptant deux, trois, quatre.... Thérèse, qui n'avait pas accoutumé d'être si bien régalée, et qui ne s'était nuUeâient attendue i ces caresses, se releva en fureur, et ae jeta au visage de son mari , qu'elle égraligna de son miepx. Sancbette, que l'étonnement avait rendue immobile, reprit ses esprits, et se jeta bravement entre les combattans. Toutes deux seraient venues à bout de Sancho s'il s'était laissé prendre au corps; mais, en faisant tourner son bâton comme un bâton à deux bouts, et en reculant, il les empêchait de le joindre; il donna encore un bon coup à Thérè^ , en criant cinq, et disant : Ne dis mot, femme; il n*en faut plus qu'un. Bien loin de se taire , la mère et la fille commenoèrentà lui chanter goguette, et à lui reprocher tous ses péchés, et ramassant des pierres, lui en envoyèrent une grêle.
Les gens du château, qui n'en poovaient plus de rire, vinrent. enfin les séparer, mats les parties étaient trop échauffées, et Sancho , qui était tout en sang , s'était mis en colère tout de bon ; mais, ayant trouvé le moyen de donner encore à Thérèse un coup en traître , il s'apaisa, et se mit à crier : C'est à ce coup-là, ma Thérèse, qu'il faut nous réconcilier et demeurer bons amis, car voilà qui est fait. Les ducs, les comtes et les dames, arrivèrent en ce moment, et la duchesse d'Albuquerque remontrant à Sancho qu'il était indigne d'un chevalier dé battre sa femme, que cela, était inrâme à un honnête homme , et qu'a pciue le pardonnerait-oa à un crocheteur, et que monsieur le duc était ea droit de s'en oBmKXf puisque Vf^b/n a'éUût passée
dans son château et à ses yeux, celui-ci lui répoadit qu'il n'avait fait que ce qui lui avait été commandé par les juges d'enfer et par le sage ParafaragaramiSSy et de plus qu'entre le bois et l'écorce il n'y faut pas mettre le doigt.
Thérèse était cependant dans une colère épouvantable , et prétendait avoir sa revanche^ mais la duchesse de Medoc la prit, et lui conta le sujet du traitement que son mari lui avait fait. Bon, bon, dit-elle, railleries de grands seigneurs, qui ne plaisent qu'à ceux qui les font. Jour de Dieu ! je ne veux pas être battue, ou bien je veux me défendre. Tout en parlant, ils étaient entrés au château^ et pour faire la paix,OB les fit entrer dans la salle où le couvert était mis. Malheureusement k gouvernante de don Quichotte s'y trouva , soit que le hasard l'y eût conduite, ou que par un coup de malice les Espagnok et les Françak, qui savaient qu'elle haïssait Sancho, l'y eussent introduite. Quoi qu'il en soit, elle s'y trouva, et le traita Dieu sait comment. Celui-ci lui rendit la pareille le mieuJ^u'il put^ et elle, oflensée et piquée au vif, voulut lui donner par la tête d'un pot qu'elle tenait ^ mais lui, se reculant, tomba à la renverse, et sa femme se servit de ce moment pour se venger. Il y avait sur un siège un jeune chat qui jouait sans prendre part à la quereUe*, Thérèse le prit par les pieds de derrière, et brisa de la tête le visage de son mari. Comme il est naturel à tout animal de vouloir se retenir à quelque chose, et surtout A un chat, celui-ci étendit ses griffes et les appliqua sur le visage de Sancho, d'une manière qui le mit tout eu sang. La douleur qu'il en sentit acheva de le mettre tout de bon en colère : il se jeta sur sa femme de bonne guerre , et la rossa tant qu'il put et qu'on lui en laissa, le temps.
I.<es spectateurs riaient à n'en pouvoir plus. Les hommes suivirent Sancho en lui parlant toujours, sans qu'il put répondre à personne, tant il était outré!
Enfin la duchesse de Medoc arriva , et lui ^ fit un beau sermon , en lui représentant qu'il ne -devait se prendre qu'à lui-même de ce qui lui éta^t arrjyé. Ou> ; m^^^me ^
lui répondit-il, vous avez raison; mak vous savez pourquoi je. l'ai fait, et, avec tous vo^ beaux discours, les hommes seraient heureux s'ils ressemblaient aux linottes, dont il n'y a que le mâle. qui chafite:car, franchement, vous me faites enrager, en me traitant avec ces belles raisons comme si j'avais tort. Ma femme est un diable, comme vous voyez bien.
Je l'ai battue , n'ai-je pas bien fait? avec les gens sans raison, n'est-il pas bien juste qu'un bâton tienne lieu de rhétoTrique? Cette créature, qui aura sa part de l'argent, ne devait -^lle pas aussi prendre sa part de la peine que j'ai eue à le gagner? Cependant elle jure comme un diable dans un bénitier, et fait la moue d'un pied de long et de deux de large.
D'un autre côté, Thérèse se faisait tenir à quatre , et vomissait feu et flamme , et disait, entre autres choses, que, puisqu'on la traitait si mal, elle voulait s'en retourner dans le moment. Hé bien , vat'en, lui dit Sancho, qui était retourné sur ses pas , diable emporte si je cours après toi ! celui-là est un fou qui court après sa femme quand elle veut s'en aller. £h mais, ami Sancho , lui dit la duchesse que tout ce tintamarre divertissait extrêmement, il ne faut pas renvoyer votre femme : car vous savez bien vous-même qu'une femme est un mal nécessaire. Je ne le sais que trop, reprit-il en colère ; et, pour mon malheiu:, cela tient comme glu, et puis, voilà madame la gouvernante qui vient mêler son museau où elle n'a que faire. N'est-ce pas assez que ma femme me fasse enrager, sans que les autres* qui ne me sont de rien , viennent encore à la charge? Par la mort, poursuivit-il, votre château m'a toujours porté guignon : j'y ai reçu plus de taloches et de horions en un jour que je u'en ai reçu ailleurs en un an. Gai*dez Thérèse si vous voulez : je vous la donne , puisque le diable n'en veut point, et, déplus, je ne vous demande rien de retour. Pour moi , je m'en vais : on cuit de bon pain partout, et Therbe sera bien courte si je ne trouve à paître. A ces mots, il se retira promptement dans sa chambre , où s'éUut armé, il descendit àl'écutie, ac-:
fiommoda lai-méme«on cheTal, et sortit ne serai pae long-temps. Le point d*hôle dans la rësolutioa de prendre le premier est un point de misère : la bouche donne ëcuyer qu'il trouverait, et de revenir cher- et le cœur refuse. Il semble que tous les cher Flanquine, son bagage et de l'argent, diables soient déguisifs en femme ponr Il rencontra don Quichotte et le curé, me faire enrager dans ce maudit châleau. qui lui demandèrent où il allait. Par- £n même temps^ sans attendre leur rédienne , leur dit-il 9 je m'en vais cher- ' ponse , il ee mit à piquer des deux, quoicher les aventures. Je n'ai point d'argent; \ qu'ils le rappelassent, mais n'importe 9 quitte pour jeûner, et je i