‹ Histoire de l'admirable Don Quichotte de la MancheChapitre 26 sur 136 · CHAPITRE XXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXII

De U grande colère de don Qulchotie et d'antrcj choses admirables.

Pendant que don Quchotte parlait de la sorte, le curé tâchait de persuader aux archers que c'était un homme qui avait perdu Tesprit» comme Us le pouvaient juger euxmêmes à ses actions et à ses paroles, et qu*il était inutile qu'ils passassent plus avant , parce que, quand iU l'auraient pris et emmené, on le lâcherait aussitôt comme fou. Le porteur du décret lui répondit que ce n'était point à lui de juger de la folie du personnage, mais seulement d'exécuter les ordres qu'il avait, et que , quand on l'aurait une fois pris, on le pouvait relâcher cinquante fois pour une, sans qu'il s'en mit en peine. Vous ne remmènerez pourtant pas pour cette fois, dit le curé : je vois bien qu'il n'est pas d'humeur à y consentir. En efiet, le curé sut si bien dire, et don Quichotte fit tant d'extravagances, que les archers eussent été plus fous que lui s'ils n'eussent pas reconnu qu'il avait perdu le sens. Ils s'apaisèrent donc par nécessité et se mêlèrent eux-mêmes de l'accommode* ment du barbier et de Sancho, qui se regardaient toujours de travers et mouraient d'envie de recommencer. Us jugèrent cette affaire comme étant membres de justice, et les parties déférèrent à leur jugement , avec quelque satisfaction de part et d'autre, parce que les bâts furent échangés, mai^ non pas les licous, ni les sangles; et, pour ce qui regardai tl'ar met deMambrin, le curé donna huit réaies au barbier, sans que don Quichotte s'en aparçùt, tirant promesse de lui qu'il n'en ferait jamais aucune poursuite.

L'hùte, qui s'était aper^ du présent que le curé avait fait au barbier, voulut aussi se faire apaiser ; et, pour montrer qu'il était fort en colère, il demaqda la dépense de don Quichotte, avec le pris de ses outres et de son vin, jurant qu'il ne laisserait sortir ni Rossinante, ni Sancho, ni l'âne, qu'il ne fût payé jusqu'au dernier sou. Le curé fit ie prix de tout, et don Femand le paya.

Ainsi pour la seconde fois la paix fut faîte, et au lieu de la disccMrde du camp d'Agramant, on vit régner le repos et la doucem* de l'empire d'Auguste, comme le dit don Quichotte. Tout le monde demeura d'accord dans l'hôtellerie que c'était Touvrage de la prudence du curé et de la libéralité de don Fernand, et chacun leur témoigna de la reconnaissance.

Don Quichotte, se voyant libre et déba^ rassé de toute querelle, tant des siennes que de celles de son écuyer, crut qu'il était à propos de continuer ce qu'on avait commencé, et d'aller achever cette grande aventure pour laquelle on l'avait choisi. Dans cette pensée, il alla se jeter à genoux devant Dorothée, et, s'étant rdevé, parce qu'elle ne voulut pas consentir qu'il lui parlât en cet état, il lui dit : C'est un commun proverbe, très-haute et très-illustre dame, fa diligence est la mère de la bonne fortune. L'expérience a souvent fait voir en des rencontres importantes que les soins et la vigilance viennent à bout des choses les plus difficiles ; mais il n'y a point d'endroit où cette vérité paraisse mieux ni si souvent qu'à la guerre, où la vigilance à prévenir les desseins de l'ennemi nous en fait quelquefois triompher avant qu'il se soit mis en défense. Je vous dis ceci, très-excd- Lente princesse, parce qu'il me semble que notre séjour dans ce châleau non seulement est désormais inutile, mais qu'il pourrait même nous être un jour fort désaventageux. Qui sait si Pandafilando n'aura point appris par des espions secrets que jo suis sur le point de l'aller détruire, et si, se prévalant du temps que nous perdons, il ne sera point fortifié dans quelque château où la force de mon bras infatigable, tous mes soins et toute mon adresse deviendront inutiles? Prévenons donc, comme j'ai dit, st>s desseins par notre diligence, et partons, s il vous plaît, madame : car l'accomplissement de vos souhaits n est maintenant éloigné

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DON QUiaiOTTIÎ,

qu'autant qae je tarde à me voir aux mains avec Fennemi. ' *•

Don Qaichottc se tut, attendit gravement la réponse de la princesse, qui, avec une contenance étudiée et des paroles accommodées à l'humeur du chevalier, lui répondit de cette sorte : Je vous suis bien obligée, invincible chevalier, du désir ardent que vous faites paraître de vouloir me soulager dans mes (feplaisirs, comme fi'anc chevalier, à qui il appartient de secourir les orphelinset les affligés ; Dieu veuille oue vos souhaits et les miens réussissent, ann que je puisse vous faire voir qu il y a des femmes au monde cpii ne manquent pas de reconnaissance! Pour ce qui est de mon départ, je suis toute prête, et n ai point d'autre volonté que la vôtre.. Disposez donc de moi comme il- vous plaira : celle qui a mis entre vos mains et ses intérêts et la défense de sa personne a bien fait voir l'opinion qu'elle a de votre prudence, et qu'elle s'a^ bandonne absolument à votre conduite. Allons à la garde de Dieu, reprit don Qui-^ chotte; et puisqu'une si grande princesse ne craint pas de s'abaisser devant moi, ne pardons point l'occasion de la relever, et rétablissons-la promptement sur son trône; partons tout à 1 heure. Madame, le péril est souvent dans le retard et cela ne me presse pas moins que le désir d'acquérir de la gloire. Et puisque le ciel n'a jamais rien créé ni l'enfer jamais rien produit qui m'épouvante, selle Rossinante ^ Sancho; prépare ton grison et le palefroi de la reine; prenons congé du châtelain et de tous ces chevaliers, et ôtons-nous promptement d'ici. '

Ha I monsieur, monsieur, dit Sancho en branlant la tête, qu'il y a bien plus de mal au village qu'on ne pense! soit dit pourtant sans offenser personne. Et quel mal, traître, répondit don Quichotte, peut-ily avoir en aucun village, ni en toutes les villes du monde, qui soit à mon désavantage? Si vous vous fâchez, monsieur, repartit Sancho, je m'en vais fermer la bouche, et vous ne saurez point ce que je me crois obligé de voiis dire, étant votre écuyer, et ce qu'un fid^ serviteur doit dise à son maître. Dis tout ce que tu voudras , répliqua don Quichotte, pourvu que tes paroles ne tendent point à m'effrayer : pour toi, si tu as quelque peur, tu dois songer à t'en guérir ; mais, pour moi, je ne la connais point que sur le visage de mes ennemis. Hé jarni ! ce n'est point cda, dit Sancho, ni rien

3 ni en approche; mais firanchement cette ame qui se dit reine du grand royaume

de Micomicon, ma foi, elle l'est tout de même que ma défunte mère; et si elle était ce qu'elle dit, elle n'irait pas à toute heure baiser le grouin de quelqu'un de la compagnie.

Dorothée rougit des paroles de Sancho, parce qu'il était vrai que don Fernand la baisait quelquefois à la dérobée, comme

Srenant par avance des gages de l'amitié e Dorothée et des récompenses de la sienne; et Sancho, qui s'en était aperçu, trouvait que ce procédé sentait bien plus la courtisane quune grande et vertueuse princesse : de sorte que Dorothée, un peu confuse , ne sut que répondre, ou ne voulut pas le faire. Et lui, continuant son discours : Ce qui m'oblige de vous dire cela , monsieur, ajouta-t-il, c'est que, si, après que nous aurons bien couru, et passé dans ta fatigue mille méchantes nuits et de plus mauvais jours, il faut qu'un fanfaron de taverne vienne jouir du fruit de nos travaux, je n'ai que faire de me presser de seller Rossinante et le palefroi de la reine, ni vous de battre le buisson dont un autre prendra les oiseaux : car il sera bien mieux que nous demeurions en repos; et coure la prétentaine qui en aura l'envie.

Qui m'aidera en cet endroit à représenter la colère de don Quichotte quand il entendit l'insolent discours de son écuyer? Elle fut si grande que, jetant le feu par les yeux, et un regard plein de fureur sur le misérable Sancho, il lui dit d'un ton impétueux et en bégayant de rage : Veillaque, scélérat, brutal, impudent, téméraire et injurieux blasphémateur! as-tu bien l'effronterie de dire de semblables choses en ma présence et devant ces illustres dames ! Comment oses-tu former dans ton imagination des pensées si détestables et un dessein si plein d'audace et de témérité! Sors de ma présence, monstre de nature, cloaque de mensonges, magasin de fourberies , amenai de malice, foyer de méchancetés , triple organe d'extravagances scandaleuses, et perfide ennemi de l'honneur et du respect qu'on doit aux personnes royales; ne parais jamais devant moi, sous peine de mon indignation, et si tu ne veux que je t'anéantisse , après t'avoir fait souffrir tout ce que la fureur peut inventer d'effroyable. En disant cela il fronçait les sourcils, il s enflait les naseaux et les joues, portait de tout côté des yeux menaçants et frappait du pied droit de grands coups en terre, marques visibles de l'épouvantable colère qui échauffait ses entrailles.

A ce-discours si< terrible le pauvre San-

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DON QUICUOITE.

cho fut saisi de tant de frayeur et demeura si éperdu, qu*il eût voulu de bon cœur que la terre se fût ouverte pour l'engloutir; ne sachant faire autre chose , il tourna doucement les épaules et s'éloigna de la présence de son maître. Mais la saçe Dorothée, qui avait assez étudié don Quichotte pour le bien connaître, lui dit pour l'adoucir : Ne vous fâchez point, seigneur chevalier de la Triste-Figure, pour les sottises de votre bon écuyer, car peut-être ne les a-t-il pas dites sans raison, la bonté de son naturel et de sa conscience doivent faire juger qu'il n'a pas dessein de rendre de gatté de cœur un témoignage désavantageux à la réputation de personne. Ainsi, il faut croire sans doute, comme vous l'avez déjà dit, que, tout se faisant par enchantement dans ce château, Sancho aura aussi vu par cette voie diabolique les choses qu'il a dites contre mon honneur. Par le Dieu tout-puissant, créateur de l'univers, s'écria don Quichotte, votre grandeur Fa trouvé : quelque mauvaise vision a troublé ce misérable pécheur et lui aura fait voir des choses qu'il ne pouvait voir que par enchantement, car je connais assez la simplicité et l'innocence de ce malheureux pour être persuadé qu'en toute sa vie il ne voudrait pas rendre un faux témoignage. Il faut que cela soit ainsi, dit don Fernand, et, par conséquent, votre seigneurie ne doit pas faire difuculté de lui pardonner et de le rappeler au giron de vos bonnes grâces, comme il était avant que ces visions lui eussent brouillé la fantaisie. Je lui pardonne, dit don Quichotte. Et le curé allant aussitôt chercher Sancho, il vint humblement se prosterner aux pieds de son mattre, à qui il demanda la main pour la baiser.

Don Quichotte la lui donna avec sa bénédiction, en lui disant : Tu ne douteras plus à présent, mon fils Sancho, de ce que je t'ai oit tant de fois, oue l'enchantement conduit ici la plupart des choses. Je n'en doute point, répondit Sancho, et j'en jurerai quand on voudra, car je vois bien que je parle moi-même par enchantement ; mais il faut excepter mon bernement, qui fut réel et qui arriva dans les voies ordinaires. Désabuse-toi de ceci comme du reste, dit don Quichotte : si cela avait été, je t'aurais vengé dès lors, et je le ferais encore à cette heure; mais je ne puis à présent ni ne pus trouver pour lors de qui prendre vengeance. Toute la compagnie voulut savoir ce que c'était qne ce bernement, et l'hôte leur conta de point on point de quelle manière on s'était diverti de Sancho : ce qui les fit

tous éclater de rire. Mais Saiidio éCail sor

le point d'éclater décolère, si son mattre ne l'eut assuré de nouveau que ce n'était qu'un enchantement; à quoi il fit semblant de se rendre par des considérations politiques : car, après tout, sa folie n'a jamais été si loin qu'il pût croire que ce n'eût été qu'une illusion, et il ne doutait aucunement que ce ne fût une vérité constante et une malice inventée et exécutée par des hommes de chair et d'os.

Il y avait deux jours entiers oue cette bonne compagnie était dans l'hôtdlcrie , et jugeant tous qu'il était temps de se retira, ils pensèrent aux moyens de faire retourner don Quichotte en sa maison, où le curé et mattre Nicolas le barbier pourraient (dus aisément travailler à raccommoder cette imagination démontée, sans donner la peine à don Fernand et à Dorothée de faire le voyage, ainsi qu'on l'avait arrêté d'abord, sous le prétexte de remettre la princesse Micomicona dans son royaume. La meilleure invention qu'on trouva Ait de faire marché avec un charretier, qui passa là par hasard avec sa charrette, pour l'emmener de la manière que je vais dire : ils firent une espèce de cage ou geôle de grands bâtons entrelacés, assez spacieuse pour tenir un homme passablement à son aise; et don Fernand, ses compagnons» avec les archers et l'hôte, s'étant diversement déguisés, par l'avis du curé, qui conduisait l'aBaire, ils entrèrent avec un grand silence dans la chambre de don Quichotte, où il était allé se délasser de ses fatigues. Ils s'approchèrent doucement de lui pendant qu'il dormait d'un {urofond sommeil, bien eloiçnéde penser à one telle aventure, et lui Uèrent si bien les pieds et les mains, que, lorsqu'il s'éveilla, il ne put faire autre chose que d'admirer l'état où il se trouvait et de considérer la nouveauté de ces figures étranges qui fenvironnaient. Il ne manqua pas tout aussitôt de croire ce que son extravagante imagination lui représentait à toute heure, que cétaient là des fantômes de ce château enchanté et qu'il était enchanté lui-même, puisqu'il ne nouva)|L se défendre ni même se remuer. Tout cela réussit justement comme l'avait pensé le curé, qui était ïixh venteur de cette plaisante machination.

De tous ceux qui étaient présents à ce mystère, le seul Sancho était en sa firare ordinaire et peut-être le seul en son bonsens; et quoiqu'il s'en fallût peu qu'il ne fût aussi fou que son mattre, il ne laissa pas de reoonoattre qui étaient toutes ees

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\ Jusqu'à ce qu

dait le tour qu*on faisait à don Quichotte» qui, de sou côté, atteudait sans rien dire ce qui en pouvaitarriver. Onapportalacageet on le mit dedans, et, après en avoir cloué les ais de teUe sorte qu il eût GaJlu bien des efforts pour la rompre,les iantômes le char-

1 gèrent sur leurs épaules, et, au sortir de a chambre, on entendit une voix forte et éclatante, autant que la put pousser maître Nicolas le barbier, qui dit :

a O chevalier de la Triste-Figure I nefétonne point de ta captivité, car il faut que ceci arrive, a6n que l'entreprise où t'a engagé la grandeur de ton courage en soit plus tôt achevée. On verra la fin de cette grande aventure quand le furieux lion de h Manche et la blanche colombe Tobosine seront liés par un heureux assemblage, aprè» avoir humilié leurs tètes superbes sous le joug agréaUe d*un deux hyménée, d'où sortiront un jour en lumière les vaillants lionceaux qui porteront leurs errantes griffes sur les traces inimitables de leur inimitable père. Et cela doit arriver ayant que celui qui poursuit la nymphe fugitive ait, par deux rois, suivant son cours naturel et rapide, communiqué avec les brillantes images du zodiaque. Et toi, ô le plus noble et le plus soumis écuyer qui ait jamais ceint répée , porté barbe au menton et l'odorat dans les narines 1 ne t'afflige ni Ce déconforte de voir ainsi enlever devant la lumière de tes yeux la fleur et crème de la chevderie errante : car, avant certain nombre de lunes, tu te verras , s'il plaît à riDComparaUe architecte de la nature, dans un degré si sublime et une telle élévation, que tu te chercheras toi-même sans te connaître , et tu jouiras alors en paix de l'infailliÛIité absolue des promesses de ton seigneur. Je t'assure encore une fois, et de la part de Mantironiana, aussi véritable ' que Méhisine, que tes herculéens travaux ne demeureront point sans récompense, et que tu verras , en son temps , une fertile rosée de gages et de salaires. Va, divin écuyer, sur les vestiges du valeureux et enchanté chevalier; car il faut que tu l'accompagnes jusqu'à ce que vous vous arrêtiez tous deux au terme qu'a prescrit la destinée; et, parce qu'ilne m'est pas per-

mis d'en dire davantage , adieu, je m'en retourne où il n'y a que Dieu oui le sache. » Sur la fin delà prédictioa,Ie barbier renforça sa voix ; et la diminuant tout d'un coup, et toujours d'un ton d*oracle> il les surprit si fort tous, que ceux mêmes qui étaient avertis de la tromperie doutèrent presque si ce n'était point une vérité. I>on Quicnotte demeura tout consolé des promesses de l'oracle , en ayant aussitôt compris le sens , qui lui faisait espérer qu'il se verrait un jour uni par les sacrés nœuds d'un légitime mariage avec sa chère et bienaimée Dulcinée du Toboso , dont le ventre fécond mettrait au jour des lionceaux ses enfants, à la gloire perpétuelle de la Manche. Et croyant tout cela avec autant de foi que les livres de chevalerie , il fit un n*and soupir, et d'une voix élevée et forte : 0 toi I s'écria-t-il, qui que tu sois, cpii m* as annoncé de si grandes choses, conjure, je te prie, de ma part, le sage enchanteur qui conduit mes aflraires de ne me laisser pas périr dans cette prison où l'on m'emmène , jusqu'à ce (]ue je voie l'heureux accomplissement des incomparables promesses que tu viens de me faire ; et , pourvu que cela soit , je ferai

f gloire des peines de ma captivité ; et bien oin de regarder comme un rude champ de bataille le lieu dur et étroit où Ton me couche , je le considérerai comme une moUe et déucieuse couche nuptiale. Quant aux soins que tu as pris de consoler mon écuyer Sancho Pança, je t'en remercie ; et j'ai tant de confiance «n sa fidélité et en son affection , que je suis persuadé qu'il ne m'abandonnera non plus dans ma mauvaise fortune que dans la prospérité, parce que, quand le bonheur ne me mettrait pas à même de lui donner file que je lui ai promise ou quelque autre chose de même importance, il est toujours assuré de ses salaires : car j'ai eu soin de déclarer par mon testament ce oue je veux qu'on lui donne , qui , véritablement, n*est pas digne de la grandeur de ses services , ni ne répond pas à mes intentions ; mais c'est tout ce que je puis faire sdon ma fortune présente.

Sancho Pança , tout attendri de la bonté de son maître , fit une grande révérence et lui baisa les deux mains , n'en pouvant pas prendre une seule, delà manière qu'eUes étaient attachées ; et , au même instant , les fantômes mirent la cage dans la charrette.

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IM)N ODHIIIOTTE.

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