‹ Histoire de l'admirable Don Quichotte de la MancheChapitre 8 sur 136 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

îl)u succès qu'cai le vakdfcux chevalier don Quichotte dqns rc^oùvafttahlc 6t tniiAa|;inabie aventure des moulins à vent-, avec d'autres exploits dignes de luémofrc.

Pendant cette belle conversation, don Quichotte et son écuyer découvrirent d'assez k>in trente ou quarante moulins à vent, et d'abord que le chevalier les aperçut : La fortune, dit-il, nous guide mieux que nous le pourrions souhaiter ; ami Sancho , vois -tu cette troupe de démesurés géants, Je prétends les combattre et leur ôter la vie. ('oromençons à nous enrichir par leurs dépouilles :* cela est de bonne guerre , et c'est ser>'4r Dieu que d*ôter une si terrible engeance de dessus la terre. Quels géants? (Ut Sancho ï^ança. Ceux que tu vois là , dit don Quichotte , avec ses grands bras , dont il y en a tels qui les ont de deax lieues de long. Monsieur , répondit Saného , ce que vous voyez là ne sont pas des géants , mais des moulins à vent , et ce que vous prenez pour des bras, ce sont les ailes que le vent fait tourner pour faire marcher la meule. Il parait bien , dit don Quichotte , que tu n'es guère expert en matière ""d'aventure.

Ce sont des géants ; mais laisse -moi un instant et retire- toi c^uelque part en oraison , pendant que je vais les attaquer, 'quelque inégal que puisse être le combat. En disant cela , il piqua Rossinante , sans vouloir entendre Sancho , qui s'évertuait à lui crier et à l'avertir que sans aucun douto c'étaient des moulins et non pas des géants, quMl'allalt combattit), mais c'étaient tellement des géants pour notre chevalier, qu1l n'entendait seulement pas les cris de soi% écuyer, et, plus il s'approchait des mon1ins> moins il se désabusait. Ne fuyez pas , poltrons ; s'écriai t - il , lâches et vih*s créatures, ne fuyez pas : c'est un seul chevalier qui entreprend de vous combattre. ITn peu de vent s'étant levé au même instant , et ces ffraqdes ailes commençant à se mouvoir : Vous avez beau faire, dit- il, redoublant ses cris, quand vous remueriez plus de bras que ii*en avait Briarée, vous me le paierez tout à l'heure. EnjiQéme temps il se

recommande de tont son cœur à sa dame' Dulcinée, la priant de le secourir dans un si grand péril ; et , bien couvert de son écu et la lance en arrêt, il court de toute la force de Rossinante contre le plus fort des moulins, et rencontre une des ailes, de sorte que le vent donnant alors de grande furie y l'aile en tournant emporta la lance et la mit en pièces , jetant le cavalier et le cheval fort loin dans le champ, et en très mauvais état. Sancho accourut promptement au grand trot de son âne, et trouva que son maître ne pouvait se remuer, tant la chute avait été rude. Hé I par la mort Dieu, dit Sancho, ne vous disais -je pas bien que vous prissiez garde à ce que vous alliez faire, et que c'étaient 4bs moulins à venti Et qui en pouvait douter, à moins que d'en avoir d'autres dans la tétc? Tais -toi, ami Sancho, répondit don Qui-chotte, le métier de la guerre, plus que tout autTe, est sujet au\ caprices du sort, et c'est une inconstance perpétuelle. Mais veux - tu que je te dise ce que je pense, et sans doute cest la vérité, l'enchanteur Freston, qui a enlevé mon cabinet et mes livres, a changé ces géants en moulins, pour m'ôter la gloire de les avoir vaincus, tant il a de haine et de rage contre moi. Mais à la fin il faudra bien que toute sa science cède à la bonté de mon épée. Dieu le veuille, monsieur, répondit Sancho; et l'aidant à se lever , il fit tant qu'il monta sur

allez tout de trav<»^ : sans doute vous éles froissé de votre chute. Cest la vérilé, répondit don Quichotte , et si je ne me plains point , c'est qu'il n'est pas permis aux chevaliers errajits de le Élire, quand même les tripes leur sortiraient du ventre. Si cela est, je n'ai rien à répliquer, dit Sancho; mais Dieu sait c|ue je ne vous en voudrais pas de vous plaindra un peu quand vous avez du mal : car pour mot je ne m'en saurais tenir, et je crierais comme un désespéré à la moindre ^^ratignure , à moins que cela ne soit défendu aux écuyers earrants aussi bien qu'à leurs maîtres. Don Quidiotte ne laissa point de rire de la simplicité de son écuyer, et il l'assura qu'il pouvait se plaindre tant qu'il voudrait, qu'il en eût sujet ou non , et qu'il n'avait lu encore rien de contraire à cela dans les livres de chevalerie. Monsieur , dit alors Sancho, ne serait -il point temps de manger? Il me semble que vous ne vous en avisez point. Je n'en ai pas besoin pour l'heure, répondit don Quichotte; pour toi, tu peux niançer , si tu en as envie. Avec cette permission , Sancho s'accommoda le mieux qu'il put sur son ftne, et tirant du bissac ce qu'il avs^it apporté , il allait mangeant derrière son maître, levant de temps en temps la gourde avec tant de bonheur, qu'il aurait fait envie au plus fin amateur de Malaga ; et , pendant qu'il allait ainsi , avalant toujours quelques goqréo^il ne souvenait tion plus de sa tamiilëWe<ies

Rossinante, qui était à demi épaulé: et^^e

s'entretenant de cette aventure , ils HHHHpi'omesses de soiî maître; et, bien loin de

le chemin du port Lapice, parce qu'

tait pas possible, disait don Quichotte, qu'étant un chemin fort fréquenté, ils nV trouvassent bien des aventures. Mais il avait un regret extrême d'avoir perdu sa lance, et le témoignant à son écuver : Je me souviens, dit- il, d'avoir lu qu un chevalier espagnol, appelé Diego Ferez de Vargas, ayant rompu sa lance dans un combat, arracha une grosse branche de chêne, et en tua tant de Maures, que le surnom d'Écacbeur lui en demeut^a , et lui et ses descendants se sont toujours appelés Vargas el Machuca. Je te dis cela , Sancho, parce que je prétends arracher du premier chêne que je trouverai une branche aussi forte et aussi bonne que j'imagine

Su'était celle-là, et j'en ferai de tels faits 'armes, que tu te croiras trop heureux d'avoir mérité de les voir et d'être témoin d'actions si grandes qu'on aura de peine à les croire. Ainsi soit- il I dit Sancho; je le crois , puisque vous me le dites ; mais redressez-vous un peu, monsieur, car vous

trouver le métier rude , il m s'imaginait que du plaisir à chercher les aventures , quelque périlleuses qu'elles ij^sent. Ils passèrent cette nuit -là sous l£irbres, où don Quichotte ayant rompu jHre branche sèche assez forte pour lui semr de lance , y mit le fer de celle qui avait été brisée, il ne ferma pas l'oeil, pensant toujours à Dulcinée , pour imiter ce qu'il avait lu dans les romans , où les chevaliers restaient à la belle étoile au milieu des forêts et dans les déserts à s'entretenir du souvenir de leurs maltresses. Mais Sancho, qui avait l'estomac plein d'autre chose qua de vent, fut bientôt assoupi et ne fit qu un somme depuis qu'il se fut étendu à terre jusqu'au lever du soleil, dont lès rayons, qui lui donnaient sur le visage, ne l'auraient pas même éveillé , non plus que le cbant des oiseaux. qui gazouillaient de tous côtés, si son maître ne l'avait appelé cinq ou six fois de toute la force de ses poumons. En se levant, il doniia une atteinte à sa gourde, mais avec regret de la trouver plus légère

3ue le soir d'auparaf^nt , et en s afOîgeanl e voir gu^on ne prenait plus le chemin de la remplir de si tôt. Pour don Quichotte , qui s*était repu des succulentes et savoureuses pensées de sa maltresse, il né se soucia point de déjeuner. Us enfourchèrent leurs bétes , et reprirent le chemin du port Lapire, qu'ils découvrirent environ sur les huit heures du matin. Cest ici I Sancho , mon ami y s'écria don Quichotte, cpie nous pouvons plonger la main jusqu'au cpude dans ce qu^on appelle aventures. Mais je t avertis de prendre bien garde à ne pas mettre Tépée à la main, quand tu me verrais dans le plus grand péril du monde, à moins que par hasard tu ne me voies attaqué par de la canaille ou par des gens de rien ; en ce cas, tu peux me secourir ; mais contre des chevaliers, cela t*est défendu par les lois de la ciievalerie , tant que tu ne seras pas armé chevalier. Soyez certain, monsieur , que je vous obéirai en cela d'autant plus que je suis fort paciflque de mou naturel, et ennemi juré des querelles.

Quant à ce qui est de me défendre , quand on m'attaquera ; je ne me soucierai guère de ces lois , puisque les lois divines et humaines permettent à chacun de défendre sa peau. J'en suis d'accord , dit don Quichotte; mais , s'il s'agit de me secourir contre des chevaliers , songe bien à réprimer ton impétuosité naturelle* Ne dis -je pas aussi que je le jpl^i? repartit Sancho; je vous promets o^garder ce commandement comme celui du dimanche- .En achevant ce dis-) cours, ils viçent venir vers eux deux religieux de l'ordre de Saint -Benoît, montes sur deux QHl<^ àe même taille, avec leurs parasols eflbir garde-vue de voyage. Derrière eux venait un coche , avec quatre ou cinq cavalier^ , et deux valets de mule à

Sied. U y avait dans le cocbc, à ce qu'on a it depuis, une dame de Biscaye qui allait trouver son mari à SéviUe , d'où il devait passer dans les Indes avec un emploi considérable. A peine don Quichotte eut -il aperçu les religieux , qui n'étaient pas de cette compagnie, quoiqu'ils suivissent le même chepin , qu'il dit à son écuyer : Ou je suis bien trompé, ami Sancho^ ou voici une des plus femeuscs aventures qui se soient jamais vues : car ces fantômes noirs qui paraissent là bas doivent être et sont sans nul doute des enchanteurs qui ont enlevé quelque princesse et l'emmènent par force dans ce coche. Il faut, à quelque prix que ce soit , que j'empêche cette violence. Ceci m'a la mine d'être pis que des moulins à vent, dit Sancho eu branlant la tète. Con-

sidérez seigneur, que ee sont la des béoé^ die tins, et le coche est sans doute à des ^ gens qui font voyage; r^ardeas bien à ce que vous allez faire, et que le diable ne vous fascine pas. Je t'ai déjà dit, mon ami, reprit don Quichotte, que tu ne te connais par on aventures ; ce que Je te dis est véritable, et tu vas le voir. En ^Usanl cela, il s'avance et se campe au milieu da cliemia par où devaient passer les moûies ; et,

auand. ils furent assez j^rès pour entei^kre, < leur cria arrogamment : gens diaboliques et excommuniés, qu'on nette tout à Theur^ en liberté les hautes princesses que toib emmenez dans ce coche, sinon préparezvous à recevoir une promf^ mort, juste châtiment de vos mauvaises œuvres. Les pères retinrent leurs mules, et n'étant pas moins étonnés de l'étrange figure de «m Quichotte que de ce discours : Seigneur chevalier , répondirent - ils , nous nesommes point des excommuniés, mais des rdigieux de Saint-Benoit qui passent leur chemin; s'il y a dans le coche des princesses qu'on enlève, nous n'en savons rien. Je ne me paie pas de belles paroles , ditdon Quichotte; je vous connais, perfide canaille, et sans •attendre de réponse il pique Rossinante et se précipite la lanc^^ basse avec tant de fureur contre un des religieux que s'il ne se fut promptement ieté à bas de sa mule, il l'aurait renversé du coup et peut-être même l'aurait- il tué. L'autre moine, qui —'* de quelle sorte on traitait son oompapressa les flancs de sa mule , et aifila pagne plus vite que le vent. Sancho .Pança ne vit pas plutôt le religieux par terre, qu'il descendit prestement dosonâue, et , commença alors à le déshabiller, quand deux valets qui suivaient à pied les religieux lui demendèrent pourquoi il lui était ses habits. Parce qu'ils m'appartiennent, dit Sancho , et que ce sont les dépouilles de la bataille que monsdgneur vient de gagner. Les valets qui n'entendaient point raillerie, se jetèrent sur Sancho, le renversèrent par terre, et le laissèrent demircort de coups et presque sans barbe au menton. Cependant le bénédictin , qui n'avait eu d'autre mal que la penr, sitôt qu'il vit don Quichotte s'éloigner, remonte promptement sur sa mule, et va rejoindre tout tremblant son compagnon, qni l'attendait assez loin delà, regardant ce que deviendrait cette aventure, sans oser en entendre la fin. Ils poursuivirent tous deux leur route faisant plus de signes de croix que s'ils eussent le diabte à leurs trousses. Don Quichotte étai^ , comme nous l'çvon

DON QUIOBOTTE,

dit, à la portière du (Hxhe, où il haranguait la dame bjscayennc , qu1l avait aborj dée par ces paroles : Votre beauté, madame, . peut faire désormais tout ce quMl lui plaira , vous êtes libre, et ce bras vient de châtier l'audace de vos ravisseurs. Et, afin que vous ne soyez pas en peine du nom de votre libérateur, sachez que je m'appelle don [ Quichotte de la Manche, chevalier errant, ' et Tesclave de la belle et incomparable Dulcinée duToboso. Pour le service que je vous ' ai rendu, je ne vous demande autre chose \ si non de retourner au Toboso, de vous présenter de ma part devant cette excellente dame, et de lui apprendre ce que j'ai ' tait pour^ votre liberté. Un cavalier biscayeu, de ceux qui accompagnaient le coche , écoutait attentivement tout ce que ' disait don Quichotte; et comme^il vit qu'il ne voulait point laisser partir le coche, qu'il s'opiniàtrait à faire rétrograder vers le Toboso , il s'approcha de lui , et , le tirant par sa lance, lui dit en mauvais castillan : Va - 1 - en chevalier , si tu ne laisse le coche, je te tue aussi vrai comme je suis de la Biscaye. Don Quichotte lui répondit fort gravement : Si tu étais chevalier aussi Sien que tu ne l'es pas, misérable, j'aurais déjà châtié ton insolence. Moi je ne serais pas chevalier, répartît brusquement le Biscayen I Je le suis autant que chrétien ; jéte ta lance, tire ton épée, et tu verras à qaï tu as à faire; Biscayen sur terre, gentilhomme sur mer, je le serais même pour le diable. Don Quichotte , jetant sa lance à terre, tire son épée, embrasse son écu et attaque le Biscayen, en résolution de ne le pas épargner. Le Biscayen , qui le vit venir, eût bien voulu mettre pi(»d à terre , parce quil ne se fiait pas à sa mule, qui n'était que de louage ; mais tout ce qu'il put faire, ce fut de mettre répée h la main. Bien lui prit même de se trouver auprès du coche , où il se saisit d*un coussin qui lui servit de rondache. En même temps les deux fiers champions coururent l'un contre l'autre comme s'ils eussent été ennemis mortels. Tous les assistants firent ce qu'ils purent pour mettre le holà; mais il fut impossible ; et le colère Biscayen jurait, en son mauvais langage, que si on ne lui laissait achever son comnat , il tuerait sa maîtresse et tous ceux qui s'y opposeraient. La dame du coche, étonnée et toute tremblante, fit signe au cocher de s'éloigner , et d'un peu loin s'arrêta à considérer les combattants. Le Biscayen déchargea dans ce moment un <*oup si terrible sur l'épaule de son adversaire, qu'il Taurait fendu jusqu'à la cein-

ture, s'il ne Teut trou^écouvert de len écu. A ce coup qui parut à don Quichotte la chute d'une montagne : Dame de mon ame, s*écria-t-il , Dulcinée, fleur de^ beauté, secourez votre chevalier, qui se trouve en cette extrémité pour soutenir vos intérêts. Dire cela , se remettre en garde , se couvrir de son écu , assaillir le Biscayen se fit en an clin-d'œil avec la détermination d'en finir d*Un seul coup. Le Biscayen se couvrit le mieux qu*il put de son coussin et attendit de pied ferme d'autant plus qu'il ne pouvait remuer sa mule, qui n'en pouvait

F lus de lassitude. Don Quichotte venait, épée haute, contre le rusé Biscayen, comme pour le pourfendre par la nioitié , . et le Biscayen se disposait aussi à n'en pas faire à deux fois. Tous les spectateurs, effrayés, attendaient l'issue des épouvantables coups dont nos combattants se menaçaient , et la dame du coche avec ses femmes se vouaient à tous les saints d'Espagne pour obtenir de Dieu le salut de leur écuyer et le leur propre.

Le premier qui déchargea son coup fut le colère Biscayen ; et ce fut avec tant de force et de furie, que, si l'épée ne lui avait point tourné dans la main, ce seul coup aurait terminé cet épouvantable combat et toutes les aventures de don Quichotte ; mais le sort , qui le réservait pour de plus grandes choses , fit que l'épée , tombant de plat sur l'épaule gauche , ne lui fit d'autre mal que de désarmer tout ce côté-là, après avoir emporté, chemin faisant, une grande partie de la salade et la moitié de l'oreille. Il ne faut pas prétendre pouvoir exprimer ici la race aont le héros de la Mancne fut transporte quand il se vit traité de la sorte. Il se haussa et s*affermit sur les étriers, et, relevant sf>n épée , il en déchargea un si furieux coup et si à plein sur la tête de son eunenii , que, malgré la défense du coussin, le Biscayen commença à jeter le sang par le nez , par la bouche et par les Oreilles , faisant mine d'aller tomber, comme il eiit fait sans doute, s'il n'eût promptemcnt embrassé le coup de sa mule ; mais , un moment apr^, il abandonna les étriers et étendit les bras; alors la mule, épouvantée, se mit à courir par la campagne , et , après quelques sauts , jeta le cavîuîcr par terre sans apparence de vie. Don Quichotte regardait tout cela avec une grande tranquillité , et sans s'ébranler ; mais ^itôt qu'il vit son adversaire bas, il sauta pro^ptement de cheval , et , courant lui nu^tiro la pointe de l'épée à la gorge, il lui cria

qu*il se reiidil , ou qu il lui couperait la tète. Le Bisr^iyen était si étourdi, qu il ne pouvait proférer une parole ; et dans la colère où il était , don Quichotte , sans doute, ne Taurait pas ménagé, si la dame du coche q^ui jusqu'alors avait regardé le combat , n était venue lui demander avec beaucoup d'instance la vie de son écuyer. Notre héros , adoucissant un peu sa Gerté, répondit gravement : Je vous l'accorde , ma belle dame, mais à condition aue ce c^evaljor ipe donnera sa parole d'aller au

Toboso, et de se présenter de ma part devant l'incomparable Dulcinée , aGn qu dk dispose de lui comme il lui plaira. La dame, demirmorte de frayeur , sans sa^ofr ce qu'il demandait , ni s'infbnner qui était cell« Dulcinée , promit pour son écuyer tout ce qu'il plut ^ don Quichotte. Qu'il vïm donc, ajouta notre chevalier, sur votre parole, et qu'en faveur de votre beauté il jouisse d'ime grâce dont son insolence If rendajt indigne.

Digiti:

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