‹ Histoire de l'admirable Don Quichotte de la MancheChapitre 89 sur 136 · CHAPITRE LX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LX

Qui Iratlc îles chosics uecesaircs à riolelligence <le cette bisloîre.

DonQuîdiottoncfutpasplulOtaalit^qu^il du à Sancho : Que le semble de Pavcnlurc dé ccUe nuit? Tu as vu de (es jeux propres Allisidoro au tombeau 5 et ce n''est aucune autre flèche^ ni d^autre êpée^ ni d'autre venin qui l'a lu6e , que le seul déjptaisir de yoir que je la traitais toujours avec mépris. Qu'elle fût morte, à la boiine iieure^ de ce qu'elle eût voulu , et quand elle aurait voulu, répomlil Sancho^ et quVile m'eût laissé eu patience , puisque œ n'est point moi qui lui donnais de l'amour , ni qui l'avais méprisée ! Je ne sais pas, comme je Tai déjà dit une autre fois, ce que la guérison d^une folle peut avoir de commun avec le martyre de Sancbo Pûnça ; mais je ne connais que trop à celte heure, qu'il y a dans le monde dos enchanteurs et des enchantements; et Dieu m'en dCKvre, s'il lui plaît, puisque je ne sais

1)oint m'en garantir! Mais, monsieur, aisscz-mui dormir, si vous ne voulez pas que je me jette par la fenêtre. Dors, SandiO; dors, mon enfant, dit don Quichotte, si tant est que le mal que tu as souffert te le puisse permettre. Hé! mort de ma vie, répliqua Saucho, ]e ne me soucierais guère des chiquenaudes, si c.e a'élait l'affront de les avoir reçues par des duépnesj mais, encore une fois, monsieur, laissez* moi dormir : il n'j a que cela qui puisse me raccommoder. Jele veux bien , maneiifaut, dit don Quichotte, et Dieu soit avec loi. Ils s'endormirent tous ^eux. GetU) grande aventure avait été ijaveolée et préparée par le dac , que Carcasco avait averti du retour de don Quichotte j c'est sur cet avis que le duc avait pris la résolution de se divertir encore une fois de nos aventuriers. Par son ordre, quantité de gens se postèrent dans les endroits par où l'on crut que don Quichotte pouvait

passer. On le trouva^ cl on en dook au duc , qui se disposa à le recerm

Le jour surprit doo Quichotte, en dans ses rêveries ordinaires; il pm sc^ever, lorsqu'Altisidore C€&usd^ avecla mdme guixiaadc qu'^elie ar^..

le tombeau, vêtue d'ao satin 1k.

fleurs d'or, les cheveux flottant /»9.'; des sur les épaules , ci apposée s bâton d'ébènc , cuira dans sa dkanèr celle vue, il s'enfonça coUéremeat son lit, s'cnveloppaat des draps elt couvcrturi}. AUisidorxs s'assit sac chaise auprès de lui , et > après on ;r aoi^pir,eUc Ipi dit d'one voixfd amoureuse : Quand les daoïes fuolci boute aux pieds, et qu'elles pemek.

leur languede découvrir les secretsàcœur, il faut croire qu'elles 5e tnMdans un étrange état. Pour moi, wi^ don Quichotte, je sois lUàcdeceseÀ reu&es ^maatcs , pressée par ma pa^ en un aiot é^erduxoeal amoureuse^ a pendant avec tapt d^honaéieté etden nue , que le seul soin de cacher mon jet t} re Qi'a coûté la vie. 11 y avait deaijue cruel chevalier, q^e les réflexions^ faisais sur la dureté de ton cœur qoeir plaiqtesn'ont jamais puattendrir, etki^ sep Umeiit que j'avais de tes rigueurs s. Talent mise au too^seaa : su^ds Kt cepx qui m'ont vue ont jugé qoej'à morte;€)t si l'amoi^i^touGhéde Gwp^sas ne m'avait fajt trouver du veaMieésii martyre 4e ce piloyi^ble é^j^c,}^^ asswr^ni^nt demeufiéc daQS.l'so^/^êA^

4itisi4are allait e^atimier ses jiliisi»

contre les rigueurs de don Quicbollf.

quand il lui dit lui-môme : Je vous ai dçp dit plusieurs fois > mademoiselle, fu^/^ beaucoup de déplaisir de ce que vous avei jeté les jeux sur moi. Je èuis né poorDul

Wm QUICHOTTE.

ciime an Tcriioio ; c est à elle 4fiie les^efi* tMé(8> «'îi y en a^ id^«iiI résvvé. £à Toilàassoc po«r ▼<ms faire re»liicr iêms les hdrkies de rfawnéileté, car , en .on mot , mi m^eti teiinâ rknpoasiUe. Double tigre, fi'écrîa Allisidore,io Bcaats qoi woe Uont ipio je ne t^anTache les yenz» Ta crois pent-<èlre qne je me sais laissée mourir -d'anionr pour ta maigre figtÉBe? Non , ii(Hi^)e ne sois ]^ assez sotte : fout ee que 4a os ma la autt demièrc n^claît qu'une f eiwte. Je ne suis pas fiilf k me désespérer pour am animai comme loi , et je ne toudsais pas seulement qnUI m'en coùtAt une laame > bien loîa d'en Youloir mourir. Par ma foiyje crois cemmc tous dîtes^ dit Sancho^ loules ces morts d'amoureux ne sont ^ne dés contes; ils disent qu'ils sont morls , mais an diable celui qui dit Tcai ! 5«r ces ontrefaitca, ic duc et la duchesse entièrent. Il y eut entre eux une longue eonTersalien , et Smncho débita tant de ékisanterias^ et la plupart malignes , que -te duc et la duchesse ne cessaient d'admirer tan4M sa simplicité , et iant^M la subtilité de son e^irH. Don Quichotte siti^ia leufsei^cdlences-de lui permettre de partir •œ jenr mémo. lis lui dirent qu'ils ifie tou- Ment point le retenir malgré lui , et qu'il était le maître. La 'duchesse lui demanda si AltisidoM était dans ses bonnes grâces. Madame /ré^ndit don Quichotte , tout le mal de cette jeune demoiselie ne vient que d'oinretëet de paresse^ et une occupation

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