‹ Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'a la conquête français (1830) (volume 2)Chapitre 34 sur 174 · Walsin Esterlia/y, Domination turque, p · texte numérisé non relu

Walsin Esterlia/y, Domination turque, p

par Hassan, fils de Kheïr-ed-Dine, qui nomma, en 1518, Redjeb premier bey de Titeri, résidant à Médéa

Voici quelles étaient les limites de ce beylik :

Au nord, les montagnes des Bcni-Salah, des Beni-Messaoud et des Mouzaïa.

A Test, le Ouennour*a, en englobant la tribu de ce nom, la région de Sourel-R'ozlanc (Aumale), et les tribus des Arib et des Beni-Slimane.

A l'ouest, les Oulad-Khelil et le caïdat du Djcndel, inclus.

Kt au sud, le Djcbel-Sahari et les Lar'ouate.

Il était divisé en quatre groupes :

Le Tell septentrional, situé au nord de Médéa.

Le Tell méridional, au sud de cette ville.

La circonscription du Dira à l'est, avec Sour-el-R'ozlane, comme chef-lieu.

Et la circonscription du Sahara, au sud de la précédente.

Ce beylik. comprenait un certain nombre de tribus Abid, Zemoul et Douaïr, particulièrement Makhezen. Les autres étaient soumises et obéissaient à des caïds relevant du bey.

Enfin, il renfermait de nombreux azels, ou terres domaniales à la disposition du bey et même particulièrement du pacha, sur lesquelles vivaient des tenanciers payant un fermage (Hokor) et devant des corvées de travail pour le labourage et la moisson [Touiza\ des fournitures de paille, orge et autres denrées, et enfin étant soumis aux réquisitions de bêtes de somme et convoyeurs pour les colonnes. Certaines tribus devaient donner, dans la même occasion, un cheval de guerre harnaché.

Les tribus makhezen formant, avec les descendants des Turcs et des Koulour'lis, les Djouad, classe militaire privilégiée, qu'on a appelée à tort une noblesse, ne payaient d'autre impôt que l'achour (dîme des produits de la terre). Les autres, et les nomades et seminomades étaient soumis, en outre de l'achour et du zekate, à la Gherama (formée de redevances diverses selon les populations auxquelles elle s'appliquaient ) et à des livraisons de toute sorte, en nature, ainsi qu'à la Difa et à Y Alfa, fourniture de vivres pour les olliciers, soldats et fonctionnaires de passage et pour leurs montures. Enfin des droits importants frappaient chaque objet sur les marchés.

t. Selon la liste donnée par Klorian Pharaon (Revue a fric, t. H. p. 302 et suiv.), ses successeurs furent Yahïa-Bey en 1568 et R;imdaue Pacha en 1575; mais cela parait contestable, au moins pour ce dernier.

HISTOIRE DE l'aFMQUP.

L'investiture d'un nouveau bey ou un événement important dans sa famille donnait lieu à la fourniture de cadeaux (Aouaïd) par les tribus.

Le bey, en principe, était nommé pour trois ans ; il était responsable de son beylik vis-à-vis du pacha, auquel il devait strictement rendre compte de son administration et fournir, sans retard, la redevance semestrielle et, tous les trois ans, le grand denouche. Il était reçu à Alger à peu près de la même manière que le bey d'Oran, et devait arriver avec ses chouchs, ses spahis, ses mekaheli (porte-fusils), ses étendards et sa musique; en entrant en ville, il jetait de la monnaie au peuple, sur son passade.

« Le bey avait avec lui '20 chevaux de Gada ; il apportait, pour être verse au trésor, 60.000 réaux boudjou (108,000 francs) ; de plus une pareille somme destinée à être distribuée à titre d'Aouaïd entre les grands dignitaires, les fonctionnaires de second ordre et toute la domesticité du pacha, y compris le barbier, qui n'était pas d'ailleurs le moindre personnage.

« Le pacha recevait un cadeau particulier. S, 000 francs en or renfermés dans une bourse de soie. En échange de tous ces présents, le bey recevait, comme témoignage de sa nouvelle investiture, un yatagan d'or et un caftan brodé d'or, dont il restait revêtu pendant son séjour à Alger : il restituait ce vêlement au moment du départ, et on lui donnait alors une belle gandoura, mais de moindre valeur.

« Chaque matin, à la pointe du jour, le bey se rendait chez tous les membres du Diwan et au conseil du matin, chez le pacha ; il était conduit au palais par le Cnïd-Ez-Zebel1 . Il demeurait sept jours à Alger. Le premier jour, il était traité et défrayé par le Khaznadji, le deuxième chez l'Ag'a. le troisième chez le Khoudjetel-Kheil, et le quatrième chez l'( >ukil-cl-I lardj 2 ».

Quant au Denouche ordinaire, de printemps et d'automne, il était apporté à Alger par le Khalifa. Il se composait de vingtquatre mille boudjou pour le pacha et les Kraça et autant pour le trésor, plus sept chevaux de (iada et un grand nombre d'objets et de denrées en nature. Kn outre, tous les trois mois, un Seyar, ou courrier du bey, allait porter à Alger environ 2,000 boudjou. A

1. Littéralement le Caid du Fumier, sorte de rommissaire de police, chargé de la propreté des rues ; il était armé d'un long bâton et muni d'une lanterne.

2. Fédermann et Aucapitaine. Notice sur le Beylik de Tileri (Kevue a fric . d» 64, p. 290. 291.)

cela s'ajoutaient encore les fermages et produits desazel ou terres domaniales.

Chaque année, trois colonnes parcouraient le beylik et, en vérité, ce n otait pas trop, pour faire rentrer tous les impôts qui pesaient lourdement sur le producteur.

La maison particulière du bey et les fonctionnaires dont il était entouré rappelaient, en plus petit, le palais du pacha. Il avait, comme force permanente, en outre de la nouba régulière, une troupe de yoldachs d'origine turque, qu'on appelait les Zebanloul (célibataires), d'une centaine d'hommes, sur le contrôle desquels il était lui-même inscrit. Sa garde du corps était formée par une douzaine de Meknhelis , cavaliers armés de fusils et dont l'un portait sur sa tête le Dh.ilila (parasol ), sept Alalema portaient ses étendards : Allama). Le surplus de ses forces était constitué par les cavaliers'des tribus makhezen et les goum soumis.

Le bey résidait à Médéa et tenait, tous les vendredis, audience publique dans son palais de Djenane-el-Bey. Il y présidait, le même jour, un conseil, où les caïds assistaient et où étaient traitées les affaires administratives ; Médéa, comme toutes les villes importantes, était sous l'autorité d'un Hakem, sorte de maire, avec des pouvoirs très étendus.

Les principaux postes de ce beylik, occupés par une nouba turque, généralement établie dans un fort, étaient :

Médéa ;

Sour-el-K'ozlane (Aumale) ; Bordj-Bouïra (ou Ilamza) :

Bordj-Sebaou (jusqu'en 1770); Berouagouïa ;

Et Sour-Souari (chez les 0. Souari).

D'autres points furent occupés plus ou moins temporairement.

Beylik de Constantine ou de i.'Kst. — Ce beylik comprenait toute la province de Conslantine actuelle, jusqu'à l'Ouennour'a et le Djerdjera à l'ouest, et jusqu'au delà des oasis de l'Ouad-Bir', au sud. C'était le plus important des trois, pour la richesse, l'étendue et le nombre des habitants.

Comme ses collègues du Sud et de l'Ouest, le bey de Constanline était nommé par le pacha d'Alger, sans autre règle que son libre choix, et révocable de la même façon.

Il exerçait, dans son commandement, un pouvoir à peu près illimité, à la condition d'assurer régulièrement le versement du

denouche ordinaire, deux fois par an, et de porter, lui-même, à Alger, le denouche triennal.

Chaque année, une colonne de 1,500 Turcs partait d'Aller, en passant soit par le col des Beni-Aicha (Ménerville), Bou-I Iaroun. Sour-el-R'ozlane, le Ouennour'a et la Mcdjana, soit par l'Ouad- Zitoun, Hamza, les portes de Fer et la Medjana, et arrivant au printemps dans les plaines situées entre Sétif et Constantine, où elle était rejointe par le cheikh-el-Arab qui la conduisait dans le sud, pour assurer la rentrée de l'impôt et maintenir la paix. A l'automne suivant, 1,250 Turcs rentraient à Alger et 250 restaient à Constantine, soit à la Kasba, soit campés sur le bord du Hemel, pour former la colonne d'hiver.

Quant à la garnison proprement dite, elle était de trois cents yoldachs environ, servant à relever, tous les ans, les garnisons des petits postes dont les principaux étaient :

Bône ; Bougie ; Collo ; Djidjeli ; Mila :

Zemmoura (dans la Medjana) ; Biskra ; Ncgaous ; Tebcssa.

Le denouche ordinaire, qui était apporté a Alger parle Khalifa, se composait en moyenne de :

100,000 réaux bacita (valant 2 fr. 50 la pièce) : 50 juments ; 100 mulets :

300 bœufs ; 3,000 moutons ;

Plus 20 outres de beurre fondu, 20 charges de Mahnuer (couscous fin), du Ferik 'blé vert concassé) â la saison, des dattes, des olives, des peaux de bètes féroces, des hernuus et des halks du Djerid, des calottes de Tunis, etc.

Il fallait une véritable expédition pour transporter tout ce butin et, bien souvent, acheter le passage des portes de Fer ou échanger des coups de fusil avec les Kabiles de celte région auxquels les beys de Constantine finirent par servir une redevance lixe en moutons et en argent pour avoir la voie libre. A Alger, le khalifa

commençait par prélever et offrir les cadeaux d'usage au pacha, aux kraça et à tous les fonctionnaires ; le reste était versé dans les caisses de la Régence. Après être resté huit jours à Alger, le khalifa partait avec la colonne, rapportant au hey la confirmation de ses pouvoirs ou amenant son successeur.

Le bey et l'administration beylicale siégeaient à Constantine dans le vaste immeuble de Dar-el-Bey Les fonctionnaires étaient à peu près les mêmes qu'ailleurs, mais le beylik de l'Kst était plus important que les autres et sa situation le rendait, en quelque sorte, indépendant. Le conseil de gouvernement formait donc une petite cour.

Ce qui lui donnait surtout un caractère particulier, c'était l'importance des feudataires relevant du bey et des caïds qu'il nommait au commandement des grandes tribus. Passons-les en revue.

Le cheikh des Heni-Abbès, dont l'un, Si-Ahmed-Amokrane, (fondateur de la famille Mokrani), avait étendu son autorité sur toute la plaine de la Medjana, sur celle du Hodna et les montagnes environnantes. 11 avait même soumis le Zab, avec Biskra. à l'est, et les Oulad-Xaïl du sud-ouest. Mais ses successeurs ne purent conserver ce vaste empire et durent se borner au titre de : « Seigneurs de la Medjana et des Heni-Abbès. »

Le cheikh-el-Arab, commandant les tribus arabes du Zab et du Hodna, venant, en été, dans les montagnes qui bordent, au sud, la plaine des Abd-en-Nour. Ce commandement avait été confié, ainsi que nous l'avons dit, à la famille des Bou-Aokkaz, chefs des Daouaouida, dont un des derniers descendants a été notre khalifa t\Ii-Bey.

Les cheikhs des lienanecha, grande tribu s'étendant entre Souk-Ahras, le littoral jusques et y compris La Calle, Guelma et Tebessa. Ces chefs étaient alors les Ilarar et les Ren-Chcnnouf : ils s'appuyaient sur les Chabbïa, leurs suzerains, et étaient en rivalité avec les Daouaouida qu'ils rencontraient au sud de Constantine, leurs terrains de parcours étant séparés par l'O. Bou-Merzoug.

Knhn les Ilen-Djellab, sultans de Touggourt.

A ces chefs, viendront dans quelques années, s'ajouter :

Les caïds des villes de Mila, Tebessa. Zemmoura et Mecila ;

Le Caïd des Ilaraktu, Berbères arabisés de la région d'Aïn- Beîda.

Celui des Abd-en-Sour, nouvelle tribu formée des restes des

t. Ar uelleinent transforme en maisons par une Société immobilière et traversé par une rue carrossable.

HISTOIRE DR I. AFRIQUE

Berbères-Sedouikech et de divers autres éléments ; ceux de YAourès, du Dir (Tebessa), du Bellezma ;

Ceux des Zardeza, de Skikda, des Oulad-Brah&m; ceux des Tt'lar'ma, des Amer-Chcraya, Kçar-e(-Tir, Oulad-Derradj ;

Enfin, celui du Ferdjioua, dont la famille Ben-Achour est devenue titulaire ; et celui du Zouar'a, fief des Ben-Azz-ed-Dine, d'origine beaucoup plus récente.

De même que ses collègues, le bey de Constantine forma des tribus makhczen de Zemnul et de Daïra.

Les Zemoul de Constantine étaient d'abord des palefreniers soignant les chevaux du bey et des bergers gardant ses troupeaux. Peu à peu, ils devinrent de véritables guerriers; leur nombre augmenta et ils formèrent la grande tribu composée d'éléments divers qui s'étendit au sud de Constantine dans la plaine d'Aïn-Melila.

Les Daïra, sous le commandement d'un ag'a, étaient répartis dans différents postes où ils formèrent de véritables petites tribus : au Sera (près de Mila), à l'Oued-Bou-Slah (Ferdjioua i, à l'Ouad- Zenati et près de Constantine.

En outre, les beys de l'Est eurent presque toujours à leur solde un corps de fantassins kabilcs (Xouaoua).

Quant aux impôts et revenus, ils étaient de même nature que dans les autres beyliks : mais le nombre des Azels, ou terrains domaniaux, était beaucoup plus considérable et leurs revenus en proportion.

Commandements relevant du pachalik d'Alger. — En outre des trois beyliks, existaient un certain nombre de districts ou de villes placées directement sous l'autorité du pacha ou obéissant à des chefs indépendants, n'ayant aucune relation avec les beys.

Dans la première catégorie, il faut placer toute la plaine de la Mitidja avec les montagnes qui l'enserrent, jusqu'à Miliana, à l'ouest, et au col des Bcni-Aïcha. à l'est.

Dellis, Blida, Cherchel, Tenès étaient commandés par des caïds, ou des Hakem, et recevaient d'Alger une garnison turque.

Comme chef tributaire indépendant, le plus puissent était le roi de Koukou, de la famille Ben-el-Kadi, maître de la Kabilie de Djerdjera, que nous avons vu successivement l'allié et l'adversaire des Barberousse et qui avait fini par accepter la domination turque. C'était un feudataire absolument nnîfre chez lui et n avant d'autre obligation que de servir une redevance, dont nous ignorons le chiffre, au pachalik d'Alger et de lui fournir son concours militaire. Nous verrons les Turcs s'appliquer sans relâche à réduire son autorité et empiéter sur son territoire.

Ils formeront des Zemala. composées, dans le principe, de nègres affranchis, et mettront des garnisons turques aux Beni-Djennad (Tizi-Ouzzou) et aux Guechtoula (Bordj-Bou-R'eni), se reliant à Bordj-Bouira (Hamza). Mais il restera toujours, au centre de la Grande-Kabilie, autour de ces Beni-Raten, chez lesquels nous avons construit le fort National, un groupe considérable de Kabiles indépendants.

La marine du i'achalir d'Alger. La course et le partage des prises maritimes. — La régence d'Alger, fondée par des corsaires, tira une partie de sa force de la marine. Aussi les Barberousse et leurs successeurs appliquèrent-ils tous leurs soins à son organisation. Nous avons dit que le port d'Alger fut tracé et créé en grande partie par Kheïr-ed-Dine. Son fils, Hassan, et Salah-Reïs continuèrent ses travaux. Pour utiliser les talents de leurs esclaves et afin de n'être au besoin tributaires de personne, ils organisèrent de véritables chantiers de construction. A cet effet, ils firent d'abord exploiter les forêts des environs de Cherchel par les esclaves. Mais les bois, du reste assez médiocres, furent bientôt épuisés et il fallut chercher ailleurs. La région de la Kabilie orientale, vers Djidjeli, particulièrement le territoire occupé par les Beni-Four'al, leur fournit des bois remplissant toutes les conditions voulues et, pour assurer l'alimentation, les pachas organisèrent le service qu'ils appelèrent la Karrasla.

l'n caïd (ou Ouzir-el-Karra.sla), sorte d'ingénieur, chef du service, résida à Bougie pour le diriger, avec l'aide d'un khoudja • secrétaire) ; quant aux bois, ils étaient préparés par ses soins dans la montagne et traînés jusqu'à trois anses sur le rivage : à l'embouchure de l'Ouad-Zeïtoun, au petit port de Ziama, et à l'embouchure de l'Ouad-Taza, où des navires venaient les prendre. Des marabouts des environs de Djidjeli, membres de la famille Amokrane (Mokrani), avaient le monopole de la direction des opérations dans la montagne.

Pour ce qui est de la course, elle était réglée d'une manière précise, soit que les vaisseaux appartinssent à la régence ou à un reîs particulier ou à une association de reïs.

Chaque navire de course comprenait un équipage déterminé, et était commandé par un réf.* (capitaine), qui n'obtenait ce titre qu'en passant un examen devant une commission de reïs, présidée par le plus ancien d'entre eux, qui portait le titre de koptan ou amiral. Cet examen avait lieu dans le kiosque qui sert de logement à l'amiral, à Alger, où le koptan était installé et, comme 'ps capitaines marins étaient généralement illettrés ou étrangers t. m. 10

HISTOIRE DB l/AFRIQUE

renégats, il ne portait que sur des questions toutes pratiques. Un reïs-et-trik, chargé de prendre le commandement des prises pour les amener à Alger, lui était adjoint, ainsi qu'un capitaine en second et toute une hiérarchie de gradés. Un khodja tenait la comptabilité et le journal du bord et dressait l'inventaire des prises.

Pour être à l'abri de l'attaque des navires de guerre des nations avec lesquelles la régence était en paix, le reïs recevait du consulat, au départ, une pièce destinée à sa sauvegarde ; de même, les vaisseaux marchands de celte nation devaient être nantis d'une pièce semblable. Lorsque les corsaires les rencontraient, comme il arrivait fréquemment qu'ils n'eussent pas dans leur équipage de gens sachant lire l'écriture des chrétiens, ils se bornaient à rapprocher les deux textes et malheur aux pauvres marchands si l'aspect des deux cartes n'était pas le même. Souvent, du reste, les ennemis voyageant sous un drapeau qui n'était pas le leur parvenaient à les tromper en présentant un papier quelconque.

Selon Haédo, les forces des corsaires algériens 9e composaient, en 1581, de :

35 galiotes, dont 2 de 24 bancs, 1 de 23 bans, 1 1 de 22 bans, 8 de 20 bans, 10 de 18 bans, I de 19 et 2 de 15;

Et d'environ 25 frégates (non pontées) de 8 à 13 bancs.

Ces forces allèrent sans cesse en augmentant et, vers 1006, un corsaire flamand, du nom de Danser (ou Dansa), introduisit l'usage des vaisseaux ronds et contribua beaucoup au développement de la marine.

La régence, avons-nous dit, exerçait une action directe sur la course au moyen d'un service dit « des prises » à la tête duquel était le khodjet-el-Bandjek (secrétaire du cinquième) ou El-R'enaim (des prises). « Ce fonctionnaire, — dit de Voulx, — choisi parmi les khodja ou lettrés turcs, dirigeait toutes les opérations préalables au partage, faisait débarquer et vendre les marchandises, acquittait les frais, remettait aux ayants-droit les allocations que leur accordaient les règlements en usage, prélevait les droits de l'Etat, dont il était tenu de faire personnellement le versement au trésor, et procédait entin à la répartition du produit net. 11 tenait les écritures relatives à ces opérations, faites avec le concours de peseurs, de changeurs, de mesureurs et de crieurs publics et avait sous ses ordres un chaouch musulman, un chaouch juif et des hommes de peine. »

Le captureur n'avait droit qu'à sa part de la cargaison et des captifs. Quant à la coque, elle appartenait à l'odjak représenté par le pacha ou le dey, qui la faisait démolir et vendre, ou réparer et armer en course.

ORGANISATION POLITlQUF 1>BS TURCS (1578) 147

L étal percevait, sur le produit brut, le cinquième (bandjek en turcj accordé par le Koran au chef des guerriers comme représentant du prince et par suite de Dieu, quelquefois le huitième seulement.

Le directeur du port (Caïd-el-Marsa), le ministre de la marine {nukil cl-Hardj) et de nombreux fonctionnaires prélevaient ensuite des droits particuliers ; certains marabouts ou les gardiens de leurs tombeaux y participaient également.

On retranchait ensuite le montant des frais de déchargement, transport, pesage, vente, change, etc.

Tous ces prélèvements opérés, le produit net était partagé en deux parts égales, dont l'une appartenait au propriétaire du navire qui était le plus souvent l'odjak lui-même. L'autre moitié était répartie entre les officiers et l'équipage, selon les règles fixées, en attribuant des primes spéciales à ceux qui s étaient. distingués dans l'affaire.

Grâce au « registre des prises maritimes » qui nous a été conservé, nous savons, au moins pour le dernier siècle et pour le commencement de celui-ci, d'une manière exacte, le chiffre et la valeur des prises faites par les Algériens sur la marine de guerre et de commerce des puissances chrétiennes. Ces chiffres sont d'une triste éloquence et la lecture de tels documents ramène toujours à la pensée cette reflexion : comment les puissances européennes ont-elles pu supporter si longtemps de telles pertes, de semblables humiliations ?

Le père Dan estime à plus de 20 millions la valeur des biens capturés par les seuls pirates algériens, au commencement du xvn* siècle, dans l'espace d une vingtaine d'années.

Ainsi la course à Alger était une institution d'état, à laquelle peu à peu tout le monde fut associé : Reïs, Yoldachs, renégats et même citadins. « Tout Alger, dit M. de Grammont, se mêlait de la course : les grands étaient armateurs : les petits marchands et les baldis se cotisaient pour acheter et équiper un navire à frais communs : les femmes elles-mêmes, nous apprend le vice-consul Chaix, vendaient leurs bijoux pour prendre part à ces fructueuses opérations. »

« Lorsqu'ils rentrent de course, dit à son tour Haédo, tout Alger est content parce que les négociants achètent des esclaves

et des marchandises apportées par eux On ne fait rien que

boire, manger et se réjouir, etc. »

Le retour de chaque corsaire ramenant des prises était salué par des acclamations unanimes, auxquelles s'unissaient les salves de l'artillerie. Le pacha allait souvent en personne saluer les hardis

marins et choisir, parmi la file des esclaves, qui montaient tristement, chargés de fers, par la porte de la marine, ceux qu'il prenait pour sa part, puis les autres étaient poussés comme un vil troupeau vers le bagne et sur le marché.

Ne sachant s'unir pour se soustraire aux attaques des pirates d'Alger, les puissances chrétiennes et particulièrement Naples, le Portugal, la Hollande, le Danemark, la Suède se soumirent à l'obligation humiliante de payer un tribut, sous le titre de Lezma, aûn d'être épargnés par les Heïs.

Ces redevances atteignirent jusqu'à une moyenne de 100,000 fr. pour chaque état, sans parler des objets en nature : mâts, cordages, canons, munitions, bijoux qu'on exigeait en sus ; et encore les lleïs trouvèrent-ils des moyens fort ingénieux pour rançonner, quand même, leurs nationaux.

Les peuples qui étaient en paix avec l'odjak payaient presque autant par les cadeaux (Aouaïd) qu'ils devaient fournir et qui donnaient lieu à des dilïicultés sans nombre, dont les consuls étaient victimes si le moindre retard se produisait ou que la valeur des cadeaux fût jugée trop faible1.

Pachalik db Tunis. — L'organisation du pachalik de Tunis ressembla beaucoup, dans le principe, à celle de l'odjak d'Alger, et les détails dans lesquels nous sommes entrés dispensent de nous appesantir sur un grand nombre de points.

Gomme à Alger, le pouvoir fut d'abord entre les mains des Yoldachs dont la hiérarchie était la même. Le gouvernement appartenait au pacha, représentant du beylarbeg, assisté d'un diwan, ou conseil, formé d'abord des Odahachi et des liouloukbachi. Les troupes étaient exclusivement commandées par des a(fa, à peu près indépendants du pacha. Mais bientôt l'arrogance de ces soldats devint insupportable et provoqua une révolution contre eux : en 1590, les Bouloukbaehi furent surpris et massacrés dans la Kasba. Sinanc-Pacha avait laissé à Tunis 4,000 hommes de troupes, divisés en 40 sections, ayant chacune à sa tète un vétéran ou dey (littéralement : oncle maternel). L'n de ces dey

1. De VouU, La marine de la régence d'Alger (Revue afric., n° 77, p. 384 et suiv. — Le même. Le registre des prises maritimes (Revue afric, n<> 85 à 94 inclus. — Mgr Pavy, La piraterie musulmane (Kevue afric. t. II, p. 337 et suiv ). — Feraud, Exploitation de la Karasla (Revue afric. n0i 71. 73. 74) et Hist. de Bougie, p. 285 et suiv. — De Grammout, Hist. d'Alger, p. 128 et suiv.— Haédo, Description d'Alger, pass. — Dan, Hist. de Barbarie, 1. III — E. d'Arauda, Voyage et captivité à Alger, pass.

ORGANISATION POLITIQUE DES Tt'HCS (1578)

reçut le commandement en chef de l'armée, ou le partagea avec l'.if/Vi ouleAey. Le pacha ne conserva qu'une autorité fort affaiblie ; enfin le diwan n'eut plus le droit de disposer des troupes contre le vœu du dey.

Cette administration assez compliquée, et créant partout une sorte de dualisme, allait causer bien des difficultés jusqu'au jour où le pouvoir deviendrait héréditaire dans la famille du bey actuel.

Peu à peu, cependant, l'autorité turque s'étendit dans la Tunisie et triompha, non seulement de l'opposition armée des Chabbïa, des environs de Kaïrouan, et des Oulad-Saïd, ces abominables pillards, contre lesquels de véritables croisades furent organisées, mais encore des montagnards « presque tous insoumis » selon levpression d'El-Kaïrouani et des villes indépendantes telles que Gabès, Sfaks, Gafsa et autres, où l'esprit municipal berbère s'était maintenu à peu près intact, malgré toutes les révolutions et dominations qu'elles avaient supportées. Mais, a la fin du xvi" siècle, la puissance des Chabbïa est encore prépondérante en Tunisie, dans l'est de la province de Constantine, et dans le Sahara, où ils ont comme auxiliaires des brigands désignés sous le nom de Troud, craints et détestés par tous.

La course constitua, de même qu'à Alger, un des revenus les plus fructueux ; le dey se rendait lui-même à la Goulelte pour présider à la vente et au partage «les prises1.

Pachalik de Tripoli. — Nous ne pourrions que répéter ce que nous venons de dire à l'égard de Tunis, si nous voulions entrer dans les détails de l'organision de ce pachalik. Adossée aux montagnes des Nefouça, occupées par des Zenêtos kharedjites à peu près indépendants, voisine de l'île de Djerba habitée par une population semblable, la ville de Tripoli, chef-lieu d'une province peu fertile et peu productive, éloignée des grandes voies maritimes, fut le siège d'un commandement bien moins important que les autres.

C'est un pays que nous perdrons presque de vue, d'autant plus que les documents précis nous font défaut sur son histoire intérieure.

Relations commerciales des puissances chrétiennes et particulièrement de la France avec les Trncs de Berbérik. — Privilèges

t. El-Kaïrouani. p. 338, 381, 481 et suiv. — Rousseau, Annales Tunisiennes, p. 32. 33. — Féraud, Kitah-el-Adottani (Kec. de la Soc. archéol. de Constantine 1868).

accordés. — L'alliance de François I" avec Soliman, l'appui que ses successeurs prêtèrent, ouvertement ou d'une manière occulte, aux Turcs de Berbérie, dans leurs luttes contre les Espagnols, conférèrent à la France une situation privilégiée qui aurait pu, dans bien des occasions, se transformer en protectorat ; mais l'ignorance absolue des conditions réelles où se trouvait le pays empêcha le gouvernement central d'en profiter. Trop souvent, aussi, les conventions signées par un pacha ou un dey n'étaient pas exécutées par ceux qui avaient arraché le pouvoir au signataire et se le disputaient.

En 156-i, à la suite des réclamations faites à la Porte par notre ambassadeur, celui-ci obtint que nos intérêts seraient représentés à Alger par un consul. Le Marseillais Berthole, nommé à cette fonction, arriva le 15 septembre pour en prendre possession: mais les Algériens refusèrent péremptoirement de le recevoir ; en 1576, le capitaine Sauron, désigné comme consul à Alger, fut également repoussé, une première fois : mais, sur les représentations énergiques de notre ambassadeur à Constant inople, des ordres précis furent expédiés au pacha et, l'année suivante, il était installé dans sa charge. Dès lors, notre nation eut toujours un représentant à Alger, en vertu des capitulations, et ces premiers agents, qui étaient d'abord de simples délégués de la ville de Marseille, ne tardèrent pas à tenir leur charge du roi. Dans le principe, la chambre de commerce de Marseille subvenait aux dépenses de son délégué et lui fournissait les cadeaux nécessaires à l'entretien des bonnes relations ; elle continua, même lorsque la charge de consul fut devenue royale, à intervenir activement. D'autres nations, jalouses de cette faveur, s'empressèrent d'envoyer aussi des agents commerciaux ; mais celui de la France demeura le premier olïieiellemeiil reconnu, et son influence resta prépondérante.

Les commerçants provençaux et languedociens avaient, à l'imitation des Pisans, des Génois, des Vénitiens et des Barcelonais, installé des comptoirs à Collo, a Bône, à Merça-el-Kharez (La Calle). En 1561, la Porte accorda, comme privilège, aux Français de s'y établir définitivement et d'y construire. Ce fut alors qu'une compagnie languedocienne dirigée par Didier et Linchès, négociants marseillais, construisit le fort connu sous le nom de Bastion de France, près de La Calle, et des magasins dans cette localité, ainsi qu'auprès de Bône, de Collo et de Stora. De ces points, les concessionnaires accaparaient tout le commerce de la province de Constantine, échangeant les marchandises françaises contre les grains, les cuirs, la cire, le miel du pays ; ils se livraient aussi à

la pêche du corail. Ces entreprises commerciales n'enrichirent pas ceux qui les avaient créées, car ils cédèrent leurs privilèges au sieur de Moissac, sous la direction duquel elles devinrent, paraît-il, fructueuses, car en 1577, un certain Nicole fonda une compagnie rivale et vint faire concurrence à ses compatriotes. Mais les concessionnaires réclamèrent vigoureusement pour le maintien de leurs droits.

Quelques années auparavant, les Lomellini, de Gènes, avaient obtenu (en 1543) l'île de Tabarque, avec le privilège des pêcheries comme rançon de Dragut, dont ils s'étaient emparés1.

L'esclavage en Berbérie. Voies bt moyens du rachat des captifs. — Par suite de l'extension donnée à la course en Berbérie, le nombre des captifs chrétiens réduits en esclavage augmenta considérablement ; dans le premier tiers du xvn* siècle, leur chiffre, pour Alger seulement, était de 20 à 3l>,000, la plupart espagnols, portugais, italiens et insulaires de la Méditerranée ; mais on y comptait en outre bon nombre de Hollandais, de Danois, de Moscovites et même d'Anglais et de Français pris sous pavillon ennemi. Le premier soin de ceux qui avaient le malheur de tomber aux mains des corsaires turcs consistait à se faire passer pour très pauvres et à dissimuler leur nom et leur identité. Aussitôt, en effet, qu'un captif était soupçonné d'appartenir à une bonnne famille capable de faire un sacrifice important pour le racheter, ses maitres^devenaient intraitables sur le chapitre de la rançon et il lui était d'autant plus difficile d'obtenir sa liberté.

Dès leur arrivée dans le port où les conduisait le captureur, ils étaient menés au marché (Bndestan) où le Khodja les vendait à la criée. Au préalable le pacha ou le bey venait choisir lui-même sa part de prises et avait, après l'adjudication, un droit de préemption. Les uns étaient ensuite conduits au bagne et employés aux plus durs travaux; ou bien, on les rivait par leur chaîne au banc d'une galère. Bien de plus misérable que leur condition ; aussi, pour échapper à leurs souffrances, un grand nombre d'entre eux se résignaient-ils à abandonner la foi de leurs pères et, comme renégats (Euldj), voyaient parfois s'ouvrir devant eux une carrière brillante. Tant que le captif était présumé en état de se faire racheter ou échanger et pendant les longues négociations néces-

1. Aperçu sur les consuls français (Revue afric. n« 91). — De Grammont. Hist. d'Alger, p. 53 et suiv. et Relations de la France avec la Régence (Revue afric, n«» 164 à 171). — De Voulx, Les archives du consulat de France à Alger, p. 2 et 3.

HISTOIRE DE l'aFBIQUE

saires, il jouissait d'une liberté relative, bien que comptant parmi les forçats. Mais si les pourparlers échouaient ou qu'une circonstance irritât la populace contre les chrétiens, on lui coupait les moustaches et on le faisait travailler aux plus pénibles, aux plus humiliants métiers. Ainsi, perdre la barbe était considéré comme le prélude des plus mauvais traitements.

Quant à ceux que des particuliers achetaient, ils étaient le plus souvent conduits dans des jardins des environs, où ils menaient une existence relativement douce. Cependant, s'ils tombaient sur de mauvais maîtres, ou qu'ils se conduisissent mal, ils s'exposaient à de cruels châtiments et même à la mort. I.e père Dan nous a longuement retracé les supplices des malheureux esclaves. Cervantes, qui était resté longtemps prisonnier, en parle avec éloquence, dans sa nouvelle intitulée « le Captif » (Don Quichotte). Mais, en général, le patron, qui avait intérêt à conserver son capital, voyait sa férocité naturelle tempérée par la cupidité. Certains esclaves abusaient même de ce sentiment pour faire à leurs maîtres les plus vilains tours, témoin le flamand Caloen dont d'Aranda nous a retracé l'histoire piccaresque'.

Le captif pauvre, oublié, soumis à toutes les avanies, vivant dans le milieu le plus corrompu, ayant fini par perdre tout espoir de salut, souvent malade de corps, se laissait aller au chagrin ou au désespoir, ne voyant de délivrance que dans la mort ou l'abjuration ; et s'il résistait à ces fatalités, il ne pouvait guère échapper à l'ivrognerie et à tous les vices et devenait menteur et voleur, infligeant à ses compagnons d'infortune les mauvais tours qu'on lui avait fait supporter à son entrée dans cet enfer. Les tentatives d'évasion étaient très fréquentes, surtout lorsque les esclaves voyaient, dans le port, des navires de leur nation. Mais leurs maîtres n'entendaient pas raillerie sur ce point et exigeaient la restitution des fugitifs qui avaient pu, en traversant des dangers sans nombre, gagner le bord au moment de l'appareillage. Dans ce cas, les reïs se mettaient à la poursuite du navire et c'est à coups de canon qu'ils appuyaient leurs réclamations. Ainsi le malheureux esclave n'y gagnait, en général, qu'un redoublement de tortures et de mauvais traitements.

La charité chrétienne, heureusement, s'était ingéniée pour apporter des remèdes à tant de maux. Les Trinitaires et les pères de Notre-Dame-Je-la-Merci comme leurs aînés les Rescatadores{ Rédempteurs), espagnols, s'employaient, avec un dévouement admi-

1. Captif et patronne (Revue afric, n° 46, p. 302 et suiv.) et Emmanuel d'Aranda {Captivité d"), ouvrage déjà cité.

rable, au rachat des malheureux captifs. Ces ordres avaient obtenu des privilèges des rois de France, depuis François Irr, les autorisant à faire des quêtes « dans les villes, bourgs, villages et paroisses du royaume ». Ils avaient réalisé ainsi des sommes importantes au moyen desquelles le père Dan constate, en 1035, que son ordre seul avait pu racheter ou échanger 37,720 esclaves. Les Trinitaires devaient consacrer à cette œuvre le tiers de leurs revenus et les autres s'obligeaient à y employer « leurs biens, leur liberté et leur existence même ».

Les négociations de rachat, toujours très longues, donnaient aux religieux l'accès dans les bagnes. C'est alors que les captifs leur révélaient leur condition réelle et que les pères pouvaient retrouver ceux pour lesquels ils avaient reçu des commissions spéciales de leurs familles. Quelquefois, lorsque les fonds leur manquaient, ou pour garantir un échange, ils se transformaient en esclaves, remplissant ainsi a la lettre les obligations de leur ordre.

Mais leur action ne se bornait pas à la délivrance matérielle des esclaves: il les assistaient, les soutenaient dans leurs épreuves, leur prodiguaient des soins dans la maladie et enterraient chrétiennement leurs restes. Ils fondèrent même des hôpitaux et des chapelles où les captifs trouvaient les secours du corps et de l'âme. Ces religieux, par leur abnégation, leur courage, leur patience surent bien souvent forcer la considération et l'amitié des musulmans ; on vit même ces derniers contraindre leurs esclaves à remplir leurs devoirs religieux, car il les trouvaient alors plus soumis et plus honnêtes'.

t. Le P. Dan. Les Illustres captifs (Hevue afric, 157 à 163) — M#r Pavy, La piraterie musulmane (Revue afric. t I, p. 337 et suiv.).

— Berbrugger, Voies et moyens du rachat des captifs chrétiens (Urvue afric.. n° 64. p. 325 et suiv.). — Le môme. Captif et patronne à Alger, loc. cil — J. Marcel (Tunis) dans il'rtiv. pittor., p 126 et suiv. — De (ira ni mont, Hist d'Alger, p 133 et suiv. — Haédo, Rois d'Alger et Topographie d'Alger, pas». — Cervantes, Don Quichotte, Hist. de l'Esclave, \T* partie. — E. d'Aranda. Voyages et captivité à Alger, pass.

— Charte des hôpitaux chrétiens d'Alger en JO'Ji \Revue afric, n» 44. p. 233 et suiv.

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