‹ Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'a la conquête français (1830) (volume 2)Chapitre 47 sur 174 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

LES GRANDS CHEFS INDIGENES DE LA PROVINCE DE CONSTANTINE MISSION DE SANSON NAPOLLON

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Les tribus de la province de Constantine. Formation des familles féodales. Extinction de la puissance des Chahbïa. — Fractionnement des llenanecha; leurs chefs les Harar et les Ken-Chcnnouf. — Les Daouaouida et leurs chefs les Bou-Aokkaz. Les Oulad-.Mokrane de la Kalaa et de la Medjana.— Expédition du pacha Khosrou contre Tlemeon et la Grandv-Kabilic. Campagne contre les Tunisiens. Fixation de la frontière.— Mission de Sanson Napollon à Alger. 11 obtient la paix avec la France et le rétablissement des établissements de la Calle dont il est nommé directeur. — Luttes de Napollon contre ses rivaux. Violation de la paix par les Français. — Représailles «les Algériens. Napollon triomphe de ses accusateur*. Sa mort à l'attaque de Tabarea. — Situation à Tunis. Insurrection des indigènes. Victoires de llnmmouda-Bey. Disparition des Ben-Chennouf. Les 0. Saïd sont anéantis.

LES TRIBI S DE 1.A PROVINCE DB CoNSTANTINE. FORMATION DES FA- MILLES féodales. Extinction de la pussance des Ciiardïa. — Nous venons d'indiquer l'importance prise au Maroc par les marabouts et leur participation à la politique. Dans la province de Constantine, la réaction de l'élément indigène s'est accentuée également, mais sous une autre forme, celle des chefs de tribus qui ont formé des familles féodales. Leurs membres vont également prendre une part active à la marche des affaires, et il convient d'examiner leur situation, afin d'apprécier les transformations opérées.

Les Henanecha, qui dominaient sur toute la partie orientale de la province de Constantine, à cheval sur la frontière tunisienne, des hauts plateaux à la mer, avaient pour suzerains les Chabbïa. Lorsque Abd-cs-Samed, émir de ces derniers, avait dû quitter la Tunisie, il s'était avancé, avec l'appui des Dréïd, jusqu'au sud de Constantine, en refoulant les Oulad-Saoula, anciens maîtres du pays ; abandonnant ensuite aux Daouaouida les régions situées à l'ouest du Hou-Merzoug, il avait soumis à son autorité les plateaux près d'Aïn-Beïda et Tebessa et, de là, s'était avancé en vainqueur jusque dans le Sahara. Aïn-Chabrou, près de Tebessa, était

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