‹ Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'a la conquête français (1830) (volume 2)Chapitre 61 sur 174 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

LUTTES DES PUISSANCES CHRÉTIENNES CONTRE LES CORSAIRES EXTINCTION DE LA DYNASTIE DES CHERIES SAAD1ENS

Farhale-Rey et son fils Mohammed à Constantine. — Abandon des Ktablissemenls par le directeur Picquet. Avanies faites au consul Barreau à Alger. — Révolte contre le pacha Ibrahim. Les Yoldachs reprennent le pouvoir. Abaissement de la Taitte. Khalil-Ag'a. — Alger sous le gouvernement du diwnn et des ng'as. Croisières des Français, des Anglais, dos Hollandais et des Italiens contre les reïs. Ceux-ci résistent et font subir des pertes considérables. — Tranquillité de la Tunisie. Ses traités avec l'Angleterre et la Hollande. Hammouda-pacha, partage son commandement entre ses lils. -- Les Anglais prennent possession de Tanger ;"i eux cédé par le Portugal. — Moulai Ahmcd-el-Abhas est assassiné par les Chebannte. Extinction de la dynastie saadienne. — Mort de Moulat-Cherif à Sidjilmassa. Son lils Rached se réfugie à Delà. Anarchie dans le Mag'reb.— Moulai-Rachid se fait proclamer sultan à Oudjda. Son frère Moulaï-M'hamnied eslilefail et tué par lui. II s'empare de Tafilala. — Appendice : Chronologie des Cherifs saadiens ayant régné.

Fahiiatk-Bey et son fils Mohammed a Constantine. — L'histoire delà Berbérie turque se concentre tellement, ù cette époque, dans les luttes de ses corsaires, que nous avons été amenés à négliger les événements plus particulièrement locaux, sur lesquels nous allons rapidement revenir.

La pacification de la province de Constanline, sous l'habile direction de Farhate s'était complétée. « Fn IG.">3, dit M. Vayssettes, ce bey rassembla les produits des impôts Zekkat et Achour et se rendit à Alger pour offrir en personne le tribut au pacha. A son cortège s'étaient joints les chefs arabes de la province et les membres des familles les plus notables de la ville. Quand il arriva à Alger, les fonctionnaires du gouvernemenf {Kraça) allèrent à sa rencontre pour lui offrir leurs félicitations et leurs hommages. » Ainsi, les relations avec le bevlik de l'Fst étaient rétablies et la route avait cessé d'être interceptée. Après avoir séjourné, selon l'usage, huit jours dans la capitale, Farhatc-Bey alla prendre congé du pacha et lui remit sa démission ; rien ne put le faire revenir sur cette détermination et, conformément à ses désirs, on

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