‹ Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'a la conquête français (1830) (volume 2)Chapitre 77 sur 174 · General de Sandoval, Inscriptions d'Oran (loc. cit · texte numérisé non relu

General de Sandoval, Inscriptions d'Oran (loc. cit

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tion, elle avait, en grande partie, cherché un refuge dans la campa gne.

Mais le pacha avait tenu parole et, dès le premier coup de canon, le consul Piolle, M. de Montheux, le vicaire apostolique père Montmasson, le père Francillon et une quarantaine de Français pris sur des navires, capitaines, écrivains et matelots, furent jetés en prison et divisés en trois groupes destinés à être attachés à la gueule des canons. Le consul Piolle y fut conduit le premier, et on l'accabla de tant de coups pendant le trajet, qu'il expira avant que le canon eût dispersé ses membres. — Plusieurs d'entre eux, notamment le père Montmasson, furent horriblement torturés ; tous périrent après avoir supporté des souffrances plus ou moins grandes. Sur les navires français, on attachait un nombre égal de captifs musulmans. Pitoyable satisfaction dont parut se contenter l'amiral, car il leva l'ancre, sans rien avoir obtenu de Mezzo-Morto, dont l'énergie sauvage s'opposa à toute tentative d'accommodement. Les Algériens étaient, cependant, dans la plus grande surexcitation contre lui ; les troupes d'Oran, rappelées en grande partie pour la circonstance, avaient trouvé leurs maisons en ruines et leurs familles dispersées ; elles murmuraient hautement contre l'entêtement du pacha; mais celui-ci faisait tête de tout côté.

Après le départ de la flotte française, Mezzo-Morto chercha un dérivatif à ces sentiments en lançant les reïs dans toutes les directions. Ce fut un véritable ouragan dont les navigateurs de la Méditerranée furent les victimes, preuve éclatante de l'inutilité des procédés employés depuis des années ! Le Conseil royal, éclairé enfin par les plaintes des victimes, parut le comprendre et se décida à faire ouvrir, avec Alger, des négociations secrètes par l'intermédiaire de M. Mercadier, drogman du consulat. Bientôt on se trouva d'accord sur les points principaux, et une lettre fut adressée par le pacha-dey Hadj-IIousseïn (Mezzo-Morto) à M. Girardin de Vauvré, intendant général des mers du Levant pour le roi de France, afin de lui faire connaître ses intentions pacifiques. Dés lors, les négociations marchèrent rapidement.

Cependant, à Alger, les choses n'allaient pas absolument au gré des désirs de Mezzo-Morto et il s'en prenait à tous, amis et ennemis. Ibrahim-Khoudja, après son retour d'Oran, rendu sans doute responsable de l'attitude hostile de ses troupes, jugea à propos de fuir pour éviter un sort tragique. Il se réfugia en Tunisie. Puis ce fut le vieux Ismaïl, dont la France avait obtenu la nomination à Alger comme pacha, qui se présenta devant le port ; mais on en refusa péremptoirement l'entrée à son navire ; il dut continuer sa

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