Beglarbeg (ou Deylarbey
3. Nous n'ignorons pas que. selon divers documents, tels que le
l'autorité turque en rerbérie (1519) 25
Expédition d'Hugo de Moncade contre Alger. Son désastre devant cette ville. — Le roi d'Espagne avait enfin compris la nécessité d'agir vigoureusement en Afrique, s'il ne voulait pas perdre le fruit des efforts de ses prédécesseurs'. Ainsi, pendant que le gouverneur d'Oran redoublait d'activité pour vaincre Aroudj à Tlemcen. le vice-roi de Sicile, Hugo de Moncade, un des meilleurs ofïieiers de l'école du Grand-Capitaine, avait reçu l'ordre de réunir une flotte, portant un effectif imposant, et d'aller écraser dans l'tcuf la royauté des corsaires. Malheureusement pour la chrétienté , l'expédition éprouva des retards et les Espagnols ne surent pas profiter de la stupeur causée chez les musulmans par la mort d'Aroudj pour marcher sur Alger et occuper la place.
S'ils eussent agi ainsi, il est plus que probable que les secours envoyés de Conslantinople n'auraient même pu débarquer et que les Ottomans se seraient vus contraints de renoncer a la suzeraineté de l'Afrique. Les Espagnols devaient durement expier leur négligence.
Hugo de Moncade ayant enfin quitté la Sicile, vers la fin de 1518*. aborda d'abord à Oran d'où ses troupes allèrent effectuer, dans l'intérieur, des razias destinées à assurer leurs approvisionnements. Soit que les Espagnols eussent agi sans discernement et exercé leurs déprédations sur les amis comme sur les ennemis, soit pour toute autre cause, il parait hors de doute qu'ils tournèrent conlrecux l'esprit des indigènes. Le roideTlemccn, Abou-IIammou, qui avait reçu l'ordre d'appuyer l'expédition en amenant par terre ses contingents sous les murs d'Alger, fut très froissé de ces procédés et éprouva de réelles difficultés à organiser sa colonne.
Enfin la flotte de quarante navires, portant 5,000 hommes de bonnes troupes, mit à la voile dans le courant de l'été 1519, et
Razaouatc et le Zohrat-en-Nairatc, la démarche de Klieir-cd-Diue auprès de La Porte n'aurait eu lieu qu'après l'attaque d'Alger par les Espagnols, dont nous allons parler. Contre MM. de Rotalîer et Vayssetles, nous adoptons l'opinion de Haédo à laquelle se sont rangés MM. Berbrugger et de Cîramniont.
1. Il se conforma ;t. du reste, au testament politique de sou aïeul qui lui recommandait « de travailler à fait e la guerre aux Maures, à la cona ditton toutefois que ce ne serait pas pour ses sujets une cause de « dommage et de ruine. » General «le Sandoval (traduct. Mounereau). Les inscriptions d'Oran (Revue afric ). n° 88, p. 276.
2. Nous rappelons que la plupart de ces dates sont incertaines et que les auteurs de l'époque se trouvent généralement en contradiction; nous nous bornons a indiquer celles qui nous semblent les plus probables, sans entrer, pour chacune, dans des dissertations oiseuses.
•2Cy
HISTOIRE DR l'aFRIQL'E
vint aborder au fond du golfe d'Alger, près de l'embouchure de l'Harrach. Le débarquement s'effectua sans trop de difficultés et, après quatre ou cinq jours de combat, l'armée couronna les hauteurs et s'établit sur le mamelon dit Koudiat-es-Saboun, où s'élève maintenant le fort l'Empereur (18 août). La position conquise était importante, et Hugo de Moncade voulait poursuivre ses avantages en attaquant la ville ; mais d'autres officiers jugèrent qu'il était préférable d'attendre l'arrivée d'Abou-Hammou et de ses contingents, fatale résolution dont Kheïr-ed-Dine profita avec une remarquable habileté. Ayant envoyé un petit corps faire le simulacre d'incendier le camp et les barques qui reliaient les assiégeants à la flotte, il entraîna les Espagnols établis sur les hauteurs à quitter leurs lignes pour courir au secours du camp et, ce résultat obtenu, effectua une sortie de toutes ses forces, s'empara des batteries espagnoles, et chassa vers la mer, comme un troupeau débandé, ces braves soldats, vétérans des guerres d'Europe. Les Turcs en firent un grand carnage.
11 ne restait plus qu'à se rembarquer : mais une tempête s'était déchaînée dans le golfe et l'opération se fit dans les plus mauvaises conditions. Vingt-six navires furent jetés à la côte, et, pendant que les Algériens se livraient au pillage des vaisseaux, des bataillons entiers mettaient bas les armes et étaient massacrés par les Yoldachs.
GlBRHE EXTRB KllEIR-ED-DlXE ET BeN-EI.-KaDI. — Klf EIR-ED-DlNB,
défait, se réfugie a Djidjem. — Le succès de Kheïr-ed- Dine assurait définitivement le triomphe de l'autorité turque en Afrique. Cependant le vainqueur n'eut guère le loisir d'en profiter. La Kabilie, en effet, était menaçante et il fallait arrêter son effervescence avant que le roi de Tunis ait eu le temps de faire parvenir des secours à Ben-el-Kadi. Ainsi les ennemis des Turcs, au lieu d'unir leurs efforts pour les écraser, s'offraient successivement à leurs coups. Far l'ordre de Kheïr-ed-Dine, son lieutenant Kara Ilassen pénétra dans la Kabilie à la tête d'un corps de troupes choisies, battit Ahmcd-ben-el-Kadi, le chassa de ses montagnes et le poursuivit juqu à Collo dont il s'empara (1519). On dit que, de là, il marcha sur Constantine et força celte ville à reconnaître l'autorité turque ; mais, de même que pour tous les faits relatifs à celte époque, les renseignements sont contradictoires et ne permettent pas de l'affirmer.
De Bône, où il était réfugié, Ben-el-Kadi adressa un appel désespéré au sultan de Tunis qui s'empressa de lui envoyer un secours de troupes régulières, à la tète desquelles il rentra en
l'autorité turque en berbérie (1521) 27
maître dans le Djerdjera ; sans perdre de temps, il appela tous les les Kabilcs aux armes pour marcher sur Alger. Ine masse de guerriers de toute race, porteurs d'armes de toutes sortes, répondit à son appel. •
Le danger était pressant. Khcïr-ed-Dine se porta sans hésiter contre l'ennemi à la tête de toutes ses forces ; mais lien el-Kadi commençait à connaître les Turcs ; les laissant, avec leur témérité habituelle, s'engager au milieu du pays, il les attendit dans le territoire des Flisset-Oum-el-Leïl. L'armée tunisienne v était retranchée et, à peine le combat avait-il commencé entre elle et les Turcs, que les Kabiles se jetèrent sur ces derniers, les mirent en déroute et en firent un grand carnage. Cette fois le désastre était complet et Kheïr-cd-Dine ne pouvait même plus regagner Alger, dont la route lui était barrée. Ce fut au prix de grands dangers qu'il parvint à sauver sa vie et à atteindre Djidjeli, berceau de sa puissance. Son royaume, qu'il avait su défendre contre les attaques des chrétiens et des indigènes, était perdu, mais la mer lui restait. Ses navires l'avaient rejoint à Djidjeli et il reprit avec ardeur et succès ses courses d'autrefois, en s'appuyant, comme par le passé, sur l'île de Djerba (1520).
Les Kabii.es et Ben-el-Kadi, maîtres d'Alger. — Après la défaite des Turcs, toute la Kabilie, descendue comme une avalanche dans la plaine de la Mitidja, l'avait mise au pillage. Cependant, Ahmed-ben-el-Kadi était entré à Alger, où il avait été bien accueilli, mais la malheureuse population de cette ville s'était bientôt aperçue qu'elle n'avait échappé à la tyrannie des Turcs que pour être victime de la rapacité des Kabilcs, ces anciens serviteurs des beldis.
Cherchel et Tenès avaient, en même temps, secoué le joug des Turcs et, en vérité, on ne peut s'expliquer l'indolence des Espagnols dans cette conjoncture. I n corps de sept à huit mille hommes partant d'Oran par la voie de terre, aurait alors reçu et assuré la soumission de tout le pays. Il est vrai que Charles V était absorbé par ses luttes contre les révoltes de son propre pays, d'abord celle de Valence ( 1510), puis celle de la Castille ( 1520) et enfin la plus terrible, celle des Comunéros (1520-21'. L'Kspagne traversait une de ces crises de croissance par lesquelles passent les nationalités ; elle devait en triompher, mais au prix de ses conquêtes de Berbérie.
KllEIR-ED-DiNB DÉFAIT ET TUE BeN-EL-KaD1 , RENTRE EN MAITRE A
Alger et rétablit son autorité dans la province. — Cependant
HISTOIRE DE l'aKRIQUE
Kheïr-ed-Dine, dans l'intervalle de ses courses sur mer, avait trouvé le loisir de resserrer les liens d'amitié qui l'unissaient à Abd-cl-Aziz, chef berbère de la Kalàa des Beni-Abbès, rival de Ben-el-Kadi de Koukou, d'étendre son influence sur la région orientale jusqu'à Constantine et de renouer des relations avec Alger, dont la population, lasse de la domination des Kabiles, appelait, de ceur, son retour. On peut être surpris que les Ottomans eussent abandonné ainsi à lui-même l'homme qui leur avait donné la suzeraineté de l'Afrique. Mais il faut dire que le sultan Selim était mort le 15 septembre 15*20 et que son fils, Soliman I, qui devait mériter les surnoms du « Magnifique » et du « Législateur », était retenu en Orient, avec toutes ses forces, par des entreprises telles que la conquête de Rhodes. Celte île, défendue par le grand maître des chevaliers de Jérusalem, Yilliersde Hle-Adam, résista à tout l'effort des Ottomans jusqu'au 15 septembre 15*25, date de sa chute. Mais ce succès avait été acheté à un prix tel que Soliman devait employer plusieurs années à se refaire, à préparer sa grande campagne de Hongrie, tandis que les chevaliers de Jérusalem obtenaient de Charles V l'île de Malte et Tripoli. Ainsi, Kheïr-ed-Dine demeurait abandonné à lui-même, mais la course était fructueuse, l'argent, les armes, les munitions abondaient.
Aussi, en 15*25, jugea-t-il le moment venu de reconquérir, avec ses seules forces, son royaume. Soutenu par les contingents d'Abd-el-Aziz, il se mit en route vers l'ouest et défit son adversaire, Ben-el-Kadi, à l'Ouad-Bougdoura. Le roi de Koukou voulut cependant lutter encore et disputer au vainqueur le passage du col des Beni-Aicha (actuellement Ménerville , niais il fut mis en déroute cl bientôt ses propres soldats, gagnés, dit-on, par l'or de Barberousse, l'assassinèrent et apportèrent sa tête à son ennemi. La route d'Alger était ouverte : Kheïr-ed-Dine y rentra en maître et rétablit son autorité sur toute la Mitidja et les montagnes environnantes (15*27). Puis ce furent Cherchel et Tenès qui durent subir sa vengeance et dont les chefs furent empalés. Kl-IIaoussine, frère d'Ahmcd-ben-el-Kadi, avait pris le commandement de la révolte en Kabilie ; mais, après deux années d'efforts stériles, il se décida à se soumettre au Turc.
Révolte dans la province de Constantine contre les Tracs. Mort
Dl* Il AFS1DE MoCLAÏ-MoilAMMED. L Sl'HI'ATION DE SON FILS IIaSSEN.
Dans l'Est, la situation n'était pas aussi favorable pour les Ottomans. A peine Kheïr-ed-Dine s'était-il éloigné, que Constantine se mettait en état de révolte. Abd el- Aziz lui-même, cheikh des
l'autorité turque en bbhbérie (1326)
Beni-Abbès, qui avait sans doute été victime de la duplicité des Turcs, se soulevait contre eux.
En 1526, Moulai-Mohammed, souverain hafside de Tunis, était mort et avait été remplacé par son plus jeune fils, Moulaï-Hassen, au détriment de ses trois frères. La mère du nouveau sultan, qui avait été l'âme de l'intrigue, le poussa à se débarrasser par l'assassinat de ses compétiteurs évincés ; deux d'entre eux périrent, mais le troisième, Rached, étant parvenu a fuir, essaya en vain de soulever, à son profil, les Arabes de la Tunisie, chez lesquels il avait trouvé asile ; il se décida alors à se rendre auprès de Kheïred-Dine pour réclamer justice et protection, sans s'apercevoir qu'il s'adressait au plus dangereux ennemi de sa dynastie.
Des révoltes avaient éclaté de tous côtés, en Tunisie, contre Moulaï-Hassen. A Souça, El-Koléï, un de ses parents, se déclara indépendant ; à Kaïrouan, un marabout des Chabbïa, nommé Sidi Arfa, proclama la restauration almoravide, en reconnaissant comme kbalife un certain Yahïa, comparse, qui se disait originaire des Lemtouna. Cet homme devait se faire prendre peu après, à Tunis. Les Oulad Saïd, avec celte vitalité particulière aux tribus arabes, s'étaient reconstitués et étaient devenus si puissants, que Moulaï-Hassen, pour avoir la paix, avait dû se résoudre à les laisser prélever 80,«MH> dinars (pièces d'or) sur le pays.
Tandis qu'il luttait, sans grand avantage, contre ses ennemis, réduit par eux à la possession de Tunis et de sa banlieue, le sultan hafside eut l'heureuse inspiration d'envoyer a Conslantine, pour en prendre le commandement, un de ses officiers, nommé Ali-ben- Farah. Sous son habile et ferme direction, la paix, la sécurité ne tardèrent pas à être rétablies dans la province qui, depuis quelques années, était demeurée en proie aux bandes de brigands. Cette restauration d'une ferme autorité ne fut sans doute pas du goût d'Abd-el-Aziz, cheikh des Beni-Abbès, car il se décida à se rapprocher des Turcs et a faire la paix avec eux (1528).
Kiieir-ed-Dine s'empare du PeAon et crée i.e port d'Alger. — Kheïr-cd-Dine avait obtenu de nouveaux succès maritimes. Toute la région comprise entre Djidjeli et Mostaganem reconnaissait son autorité directe ou sa suzeraineté ; il était temps d'en finir avec les Espagnols du Penon , établis, pour ainsi dire, au cœur de sa capitale : c'était non seulement une gêne et une honte, mais encore, leur occupation empêchait d'entreprendre un travail urgent, l'appropriation du port, qui n'offrait à sa marine aucune sécurité, ni contre la tempête, ni contre les attaques de l'ennemi, de sorte qu'il fallait tirer à force de bras les vaisseaux sur le rivage.
HISTOIRE DE L AFBIQL'E
En avril ou mai 1529, le pacha fit sommer le gouverneur du Pefion de se rendre. G elait un brave militaire du nom de Martin de Vargas et, bien qu'il n'eût avec lui qu'à peine deux cents hommes, mal nourris, mal payés, et qu'il manquât de tout, grâce à l'incurie incroyable de l'administration espagnole, il répondit par un énergique refus. Aussitôt les Turcs, qui avaient établi une batterie sur le rivage, ouvrirent le feu contre le fort ; lorsque les ouvrages furent détruits, ils donnèrent l'assaut et ne tardèrent pas à s'en rendre maîtres, malgré le courage des Espagnols qui luttèrent en désespérés. Presque tous furent tués ; vingt-cinq seulement, couverts de blessures, eurent le malheur d'être faits prisonniers (27 mai 1529). Loin d'honorer leur courage, Kheïr-ed- Dine les traita durement, et fit périr sous le bâton le vieux et brave Vargas.
Aussitôt on se mit à l'ouvrage : les fortifications qui regardaient la ville furent rasées et les matériaux servirent à relier entre eux les îlots, de sorte que le môle actuel se trouva rattaché à la terre par une jetée. Les tours de l'îlot furent seules conservées et on y établit des signaux. Enfin, les Turcs étaient maîtres chez eux et ils avaient leur port.
Cet événement eut, en Afrique et en Europe, un retentissement qui, s'il n'était pas en rapport avec son importance réelle, se justifiait par ses conséquences morales. Abou-IIammou était mort à Tlemcen en 1528, son frère Abou-Mohammed-Abd- Allah, qui lui avait succédé, profita de cette circonstance pour rompre avec les Espagnols et envoyer à Kheïr-ed-Dine son hommage de vassalité. Le marquis de Gomarès, gouverneur d'Oran, était alors en Espagne, où il avait dû se rendre pour se disculper des accusations de désordre et de prévarication, trop justifiées, qui avaient été portées contre lui • .
1. El-Kairouani, p. 270 et suiv. — Rousseau, Annales Tunisiennes, p. 12 et suiv. — Vayssettes, Histoire des bers de Constaniine (Rec. de la Soc. archéol. de Constaniine 1867). — Elie de la Primaudaie, Documents inédits (Revue afric, n° 111. p. 161 et suiv.). — De Grammont, Hist. d'Alger, p. 34 et suiv. — Haédo, Rois d'Alger (Rev. afric. n© 140, p. 118 et suiv.). — Général de Sandoval, Inscript. d'Oran (Revue afric, n° 88, p. 278 et suiv.). — Sander-Rang, Fondation de la régence d'Alger, t. I, p. 115 et suiv., t. II, p. 106. — Complément de l'histoire des Beni-Zeyane, p. 446 et suiv. (abbé Bargès). — Rosseuw Saint- Hitaire, Histoire d' Espagne, t. VI, passira. — Marmol. Afrique, passim. — Nozket-El-Hadi, p. 174 du texte arabe. — Cheikh-Bou-Ras (Revue afric, n» 159, p. 472). — Zobrat-en-iN'aira (trad. Rousseau), p. 65 et suiv.
l'autorité turque en bbrbérie (1529) 31
L'autorité turque est, cette fois, établie en Afrique. En vain, l'élément indigène, représenté par Ben-cl-Kadi et Abd-el-Aziz, a essayé de résister, la rivalité de ces Berbères, les a, comme toujours, perdus. Les derniers descendants des dynasties indigènes, Hafsides et Zeyanites ont contribué, par leurs divisions, au succès de l'étranger: Espagnol et Ottoman. C'en est fait de la nationalité Berbère. Mais, que dire de l'incapacité des Espagnols, si hardis, si vigoureux sous le règne des rois catholiques, si faibles, si nuls sous un homme de la valeur de Charles V. C'est que celui-ci n'est plus un simple roi d'Espagne ; il a été élevé à l'empire, et il doit lutter contre son plus rude ennemi, son rival, le roi de France. Cette guerre absorbe toutes ses forces, et, en même temps, il faut qu'il défende l'Autriche menacée par Soliman, qui a déjà envahi la Hongrie, qu'il lutte contre la Réforme, qu'il s'occupe de régler et d'organiser les conquêtes de ses généraux dans le nouveau inonde. En vérité, c'est trop de soins, et, dans le partage qu'il doit faire, les alTaires d'Afrique sont, sinon abandonnées, du moins ajournées ; malheureusement, en politique, l'occasion manquée ne se représente plus à point nommé, et Charles V, l'ayant laissée échapper, devait s'en repentir cruellement.
CHAIMTRK III