ANARCHIE EN TUNISIE ET AU MAROC. - REPRISE D'ORAN PAR LES ESPAGNOLS
Nouvelles contestations entre Tunis, Tripoli et la France. Nouveaux traités. Ali-Pacha se révolte contre HosseTn-Bey ; longues luttes entre eux. — Kourd-Abdi, dey d'Alger. Il maintient l'indépendance de son commandement. — Règne du sultan Ahmed-ed-Dehbi au Maroc. Il est renversé par son frère Abd-el-Malek. Ahmed-ed-Dehbi remonte sur le trône. Sa mort. Règne de Moulaï-Abd-Allah. — Philippe V, roi d'Espagne, prépare l'expédition d'Oran. — Débarquement des Espagnols. Ils s'emparent des hauteurs. Prise d'Oran et de Mers-el- Kebir par le duc de Monlémar. Rétablissement de l'occupation espagnole. — Mort du dey d'Alger Kourd- Abdi. Le bey Rou-Chlar'em, soutenu par les Algériens, attaque infructueusement Oran. — Maroc. Tyrannie du sultan. Moulaï-Abd-Allah. Il est déposé. Moulaï-Ali le remplace.
Nouvelles contestations entre Tunis, Tripoli et la France.
NOUVBAUX TRAITÉS. AlI-PaCHA SE REVOLTE CONTRE HoSSEÏN-BbY \
longues luttes bntrb eux. — Les bonnes relations du bey de Tunis avec les puissances chrétiennes, et notamment avec la France, faillirent encore être troublées, en 1727, à la suite de froissements, ayant toujours pour origine des erreurs plus ou moins volontaires de part et d'autre. Le gouvernement français fit même armer des galiotes à bombes, que le chef d'escadre de Grandpré conduisit devant Tunis : mais le bey ne se souciait nullement d'entrer en lutte, et il préféra signer un nouveau traité contenant cette disposition que « tout corsaire qui serait surpris sur les côtes de France poursuivant quelques bâtiments, de quelque nation que ce fût, serait arrêté et confisqué au profit du roi. » De plus, il était stipulé à l'art. Ier, que le bey enverrait à Versailles des ambassadeurs pour implorer le pardon du roi, et, à l'article 3, que le commerce français serait indemnisé de pertes dont les chiffres sont indiqués. Enfin de nouveaux privilèges sont accordés pour les établissements du cap Negro et la pèche du corail (juillet 1728). Les satisfactions, on le voit, étaient complètes, et n'avaient pas coûté la vie d'un seul homme.