‹ Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'a la conquête français (1830) (volume 2)Chapitre 98 sur 174 · DE LA BERBÉRIE · texte numérisé non relu

DE LA BERBÉRIE

Tunisie : Révolte de Younos contre Ali-Pacha. Il est chassé de Tunis. — Alger : Événements divers. Assassinat du dey M'hammed. Il est remplacé par Baba-Ali-Nekcis. — Expédition algérienne commandée par le bey de Constantine contre Tunis. Prise de cette ville. Mort d'Ali-Pacha. Mohammed, fils de Hussein, devient bey de Tunis. — Tyrannie de baba-Ali dey à Alger. Révoltes kabiles. — Règne de Mohammed-Bey à Tunis. Sa mort. Son frère Ali-Bcy prend en main la direction des affaires. — Ahmed-el- Kolli, bey de Constantine. Les Ben-Gana. — Les beys d'Oran. Soumission de Tlemcen. Ibrahim, bey de l'Ouest. — Maroc ; Fin du règne de Moulaî Abd-Allah. — Règne du sultan Moulai-Mohammed. Il pacifie le Maroc et établit solidement son autorité. — Fondation de Mogador. Le sultan conclut des traités de paix avec les nations européennes. Affaire de L'Arache. — Alger : Mort du dey Baba-Ali. Avènement de Mohammcd-ben-Osmane. Révolte des Kabiles. — Alliance de Moulaî-Mohammed avec le grand cherif de La Mekke. Il s'empare de Mazagan et expulse les Portugais.

TONISIB : RÉVOLTE DB YoUNOS CONTRE AlI-PaCHA. Il EST CHASSE

de Tunis. — Depuis la chute de Hosseïn-bey et la pacification avec la France, Tunis avait recouvré une certaine tranquillité. En 1749, l'Autriche conclut un traité de paix avec la régence; deux ans plus tard, le 19 octobre 1751, l'amiral Keppel et Charles Gordon, au nom de l'Angleterre, traitèrent dans les mêmes conditions avec Ali-Pacha, après avoir en vain essayé d'obtenir de lui la cession de Tabarka et de l'établissement du cap Nègre. Enfin, dans le mois de décembre de la même année, le Danemark obtint des avantages analogues1.

Cependant Younos-bcy, possesseur, jusqu'alors, de la confiance de son père, auquel il avait rendu de si grands services, ne tarda pas à voir son frère Mohammed le supplanter, pendant l'oisiveté de ces années, où son activité et son courage n'étaient plus utiles. Pour y arriver, son frère le représentait comme cherchant en

1. Voir les textes de ces traités à la fin des Annales Tunisiennes de Rousseau, p. 444 et suit., 434 et suiv., 457 et unir.

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