V. Y Histoire généalogique du P. Anselme, t. v
3 Jean de Faudoas, seigneur d'Auge, de Sérilhac, etc. Il habitait le château d'Auge, près de Laplume.
V. Archives du Château d'Auge. Généalogie des Maisons de Fabri et d'Ayrenx, par J. de Laffore, ouvrage déjà cité p. 174 du t. i.
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moindre avarie, ce moulin était venu se placer au mieux pour concourir à la solidité de l'ouvrage.
Les capitaines de Sauveterre et de Vesins1 furent mortellement blessés dans la défense et eurent à Agen de magnifiques funérailles2.
A l'issue de ce siège, Villars et Monluc dégagèrent la banlieue d'Agen des troupes de Saint-Chamarand qui tenaient de petits forts inquiétant sans cesse les Agenais. Ceux-ci furent si heureux de cette intervention qu'ils supportèrent assez volontiers l'écrasante charge de l'entretien provisoire d'une armée d'environ 4.000 hommes et 500 chevaux. Un fort sur le chemin de Villeneuve fut emporté, et aussi celui de Teste, en face Layrac, dont la garnison de 25 arquebusiers fut égorgée et remplacée par un poste d'Agenais commandé par le capitaine Molinié, bourgeois d'Agen.
Villars s'empara de Lafox, d'Astaffort et de Valence. A La Sauvetat-de-Savères, le 16 août, il attaqua qua-
1 François de Saint-Astier, seigneur de Sauveterre, en Agenais, et de La Cheyrie, en Quercy.
Jean de Vesins, fils puîné de Jean VI de Levezou de Vesins dont il a été question à la p. 263 du t. i.
2 Sur ce siège du Passage en 1589, V. Briefve Narration de ce qui s'est passé en la ville d'Agen... depuis la déclaration d'icelle auparty de la Saincte Union... (1589-1590), relation curieuse imprimée à Lyon en 1590 et rééditée avec notes par M. Adolphe Magcn (Agen, 1879, in-8°).
Un poète agenais de l'époque, Antoine de La Pujade, écrivit sur ce même siège un poème devenu aujourd'hui introuvable et que Brunet mentionne dans son Manuel du Libraire et de l'Amateur de livres (5e éd., Paris 1860-65, 6 vol, in-8°) sous le nom de l'imprimeur Pierre Barilhard :
Discours du Siège mis par les Huguenots devant le Passage d'Agen au mois de Juillet 1589, vaillamment soutenu contre eux par M. le marquis de Villars (Tolose, R. Colomiez, 1589, in-8»).
Antoine de La Pujade était probablement le petit-fils de Jean de La Goutte, seigneur de La Pujade, poète mentionné à propos de l'entrée dans Agen du sénéchal Antoine de Raffin, en 1520. Antoine de La Pujade, né à Agen vers 1566, mort après 1629, fut conseiller et secrétaire des finances de la reine Marguerite. Outre le poème ci-dessus, il a laissé plusieurs ouvrages (V. Part. La Pujade, au t. n de la Bibliographie générale de V Agenais).
tre compagnies de Laugnac et de Belsunce qui s'y étaient retranchées, et les détruisit dans leur fuite sur Puymirol. Belsunce, encore à Puymirol remplaçant Lusignan, exerça sur La Sauvetat d'horribles représailles. Enfin, le maréchal fit occuper Fleurance par le capitaine Baratnau1 et plaça Saint-Chamarand à Condom. Il avait écrit le 18 août au roi de Navarre pour lui raconter les derniers événements2.
Aux Etats de Guyenne qui s'étaient tenus à Toulouse, Agen avait envoyé le consul Pélissier, chargé d'exposer ses misères ; mais ce délégué n'obtint qu'un bien faible succès. On refusa la prise sur les tailles de l'argent nécessaire au paiement des dettes récentes ; la Recette générale de Guyenne qu'on sollicitait fut attribuée à Toulouse.
A la fin du mois d'octobre, l'évêque Nicolas de Villars, alors au camp de Mayenne, prodigua les félicitations aux Agenais, et aussi Mayenne lui-même, qui, par reconnaissance, sanctionnait tous les actes de leur Conseil de guerre et leur accordait cette Recette générale de Guyenne refusée par les Etats de Toulouse. Non seulement Monluc était confirmé dans son gouvernement d'Agen, mais encore, le 13 décembre, il était nommé gouverneur de la sénéchaussée d' Agenais et Gondomois.
A Villeneuve, Mayenne envoya comme gouverneur le seigneur de Foucauld3, en remplacement d'Ar-
1 Jean de Monlezun, seigneur de Baratnau et de Montastrue (Gers), sénéchal d'Armagnac. C'est lui que Henri chassa de Lectoure en 1576.
En 1573, il avait enlevé Françoise de Bezolles, veuve du seigneur de La Tour, et massacré ses serviteurs. 11 mourut après 1012.
V. la curieuse note que lui ont consacrée les éditeurs des Mémoires de Jean tVAntras de Samazan, pp. 151-153.
2 Archives Historiques de la Gironde, t. iv, p. 206.
3 Gaspard de Foucauld, seigneur de Saint-Germain-Beaupré, ancien chambel-
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naud Cieutat, nommé à ce poste en 1585 à la suite de son héroïque défense contre l'armée de la reine de Navarre.
En même temps, de très graves événements s'accomplissaient sur d'autres points.
L'alliance des réformés et des royalistes avait relevé le parti de Henri III et donné à la guerre une plus vive impulsion. Mayenne avait été repoussé de Tours par l'avant-garde du roi de Navarre ; d'Epernon défendait Blois, et Montpensier la Normandie. Le duc de Longueville1, après avoir battu d'Aumale2 à Senlis, menaçait en mai la capitale, vers laquelle Mayenne revint promptement. Mais bientôt, le 30 juillet 1589, Henri III se présentait lui-même à la tête de 40.000 hommes réunis par de nouvelles levées, l'armée suisse et celle de Montpensier. Paris, qui croyait avoir tout à redouter, était en grand émoi, quand le 1er mai, la veille du jour fixé pour l'assaut, un grossier fanatique, Jacques Clément3, tua le roi d'un coup de couteau.
Une joie scandaleuse éclata alors dans la capitale;
lan du duc d'Alençon, gouverneur pour Henri de Navarre des places du Berry et de la Marche en 1589 et d'Argenlon en 1590.
Il mourut d'un coup d'arquebuse reçu dans une attaque de l'abbaye d'Ahun, en Haute-Marche, en avril 1591. Son fils Gabriel lui succéda dans ses charges.
1 Henri Ier d'Orléans, duc de Longueville (1568-1595), fils de Léonor d'Orléans et de Marie de Bourbon. Il fut gouverneur de Picardie en 1588. se rallia à Henri IV et battit les ligueurs à Senlis en 1589. Il épousa Catherine de Gonzague, fille de Louis, duc de Nevers.
"J Charles de Lorraine, duc d'Aumale (1554-1631). Son père, Claude II de Lorraine, était le 3e fils du premier duc de Guise. Le duc d'Aumale fut un des chefs de la Ligue, et un moment gouverneur de Paris en 1598. Il fut battu avec Mayenne à Arques et à Ivry, livra plusieurs places aux Espagnols et, condamné à mort, s'enfuit à l'étranger.
3 Jacques Clément, né près de Rethel en 1567, était un moine Jacobin. On sait qu'il fut massacré sur place par les témoins de l'assassinat du roi.
mais Agen se réjouit beaucoup moins : les huguenots triomphaient et celui qu'il craignait tant gravissait les marches du trône1.
1 L'histoire des luttes religieuses du xvie siècle a été l'objet d'une multitude «le travaux de toutes sortes. J'ai mentionné ceux qui intéressent le plus directement notre région, et n'ayant pas à produire une nomenclature générale, je me borne ici à quelques indications complémentaires :
Histoire de la Réformation au xvie siècle (Paris, 1835-53 ; 1860-62, 5 vol. in-8° et in-12), et Histoire de la Réforme au temps de Calvin (Paris, 1862- 1875, 5 vol. in-8°), par Merle d'Aubigné. — Histoire des Eglises réformées du royaume de France, par Théodore de Bèze, citée p. 197, t. i. — Histoire des Guerres civiles de France sous François II, Charles IX, Henri III, Henri IV, de 1559 à 1598, par Davila (trad. Baudoin, Paris, 1644, 2 vol. in-f° ; trad. Mollet, ibid., 1745, 3 vol. in-4°). — Histoire des Protestants de France, par de Felice (Paris, 1856, in-8°). — Histoire de France pendant les Guerres de religion, par Lacretelle (Paris 1814-22, 4 vol. in-8°). — Catherine de Navarre. Histoire de la Réforme (1520-1604), par Ernest Alby (Paris, 1838, 2 vol. in-8°). — Mémoires de Louis de Bourbon, Ier du nom, prince de Condé (éd. Secousse, Londres et Paris, 1743-45, 5 vol. in-4°). — Journal de Henri III, par Pierre de l'Estoile, etc.