CHAPITRE ÎX
BU REGIME DIETETIQUE 4
ou RIJGIMB DE YIE DBS GAECS, AU TEMPS D'HOlliai.
Modes de préparation des viandes. — FonncjiB des tables ptMsir let repas. — Les Grecs faisaient peu de cas des poissons. — Ua met>« tidèhè'tbVit le lait dès troifpéatiA en ^magé^. — Ib éblisùiiti' maient leurs blés en bouillie , et non en pain. — ftëflexionsiilé*' dites sur la, consommation des fruits des arbres, en vert. -^Ré* futatibn des récits sur le gland du cbéne, comme nourriture.
Pour bien connaître l€ caractère, lesmceoéi^ et rindustrie d'an peuple, il suffit presquef fle pénétrer dan» rin,|4^riettr ûês fâitiilles et dsiMi les 4iters sanctuaires de. son culte; tout 9^ rapporte la, même les influences des climat»' et celles des lois. Les Grecs forment une honorable exception jlans Thi^stoire des civilisations, par leur tendance première etconstante à substituer, pour vivre, les céréales à la chai^ des animaux. Me trompe-
t^h-je, en attribuant à ce changement de vie létlr saperîorîté pour les œuvres de l'esprit et du génie sur tous les autres peuples connus, et spécialement sur les Béotiens? Je me btitne à indiquer cette cause, que je livre aux i<éfleti6ns du lecteur.
II est certain , et d'après Homère , qu'à r^poque de la guerre de Troie , les vivres des Crrecs consistaient en viandes et en laitage : (:*ëtait le résultat hécéssaire du régime pastoral absolu et des immenses sacrifices , qui , të colle satisfait, servaient à nourrir le peuple. Les sacerdoces» les rois, les pèreis de fiiihillé et les bergers , manifestaient i;espectivensenl une sorte de luxe dans les sacrifices. Les premiers par des hécatombes, les èëcotids par des festins solennels, et les autres pair des circonstances renaissantes à chai^é saison; il suffisait d'une épizootie , d'un oubli envers un dieu, ou d'un malheur, pour £aiire ordonner aussitôt une hécatombe, et souvent de premiers nés (i). Pendant la durée du siège de Troie , on immolait chaque jonr on bœuf par tente* (///iarJ.^liv. 17, v. 665.)
(i) Iratus ApoUo clangorem sagiUœ dederunL {lUad.y 1.1, V. 44.)
tJlysse avait cinquante-deux rameurs ; le roî des Phéacîens lui donna , pour un court trajet, douze moutons, huit porcs gras, deux bœufs, de la farine et du vin. {Odys,^ 1. 8.)
On jetait la viande sur des brasiers aiV dens , afin que , ^dans les sacrifices, la fumëe et Todeur parvinssent jusqu'au dieu : on; en faisait autant pour les simples festins, afin de fair^ dissiper Thumide aux surfaces et àt faciliter la consommation. Dans les festins solennels, on faisait rôtir des bœufs entiers « ce qui se fit au grand repas d*Agamemnon« et ce quà la même époque, ou peu après, ont fait les Hébreux. Lorsque la viande rôtissait^ on la saupoudrait d*abord de sel , ensuite de farine (i). (///W., 1. 9.)
Dans les festins, il y avait le morceau d'honneur ; chez les Grecs , c'était le dcjs ; Agamemnon recevant Ajax, fit rôtir le dos d'un superbe taureau (2) ; quand Achille reçut XJlysse, il fit jeter dans un brasier le dos d'un porc gras, et ce fut lui-même qui le coupa.
(i) Ambos porculos in verrubus fariruun albam imper» sit. {(Myss.j 1. 140
{7) Tergo honoravit Ajacem. {Iliad., i, 7.}
Chez les Gaulois, la cuisse (fémur) était le moi^ceau d'honneur ; chez les Hébreux, cMtait Tépaule.
Les vivres-viandes des Grecs provenaient do bœuf, du jeune taureau , de la génisse, des agneaux et des chevreaux; il n'est jamais qoestion^de la vache , de la chèvre , ni de la brebis ; il faut croire cependant que ces viandes étaient consommées par le peuple et les esclaves. Les' Egyptiens répwtaient la vache impure (Hérodote). Quant au porc, il était très-cher aux (Jrecs et à tout âge : les sacrifices et les festins d'honneur le prouvent. Homère, de son côté, relève toujours le nom de te quadrupède par d'aimables épithètes , soit pour la blancheur de ses dents, soit pour son embonpoint (i).
Le porc, qui fut si cher aux Grecs d'Hoimèré , est aujourd'hui proscrit ou méprisé ; dans les mêmes climats, il est réputé impur, indigeste ou maléficient.
Des élégans puristes du grand siècle, et nos romantiques, à la voix de leur chef de ffle, de Lamothe, se sont livres à toutes les
h '^ >%, tf .>>.«
(i) Albù denlibus {lorentes pinguedine. {Odyss.^
saillies du ridicule contre )is grand et simple Homère , parce que , dans yn poëme ëpique peuplé de rois et de h^ros, il faisait emplir de graisse et de sang, eijtremflés d'herbes aromatiques, des entrailles de victimes; ce superbe dédain manifeste de nouveau» qu^ tou^ ces messi^u^3f ont pris une bien fap^f^ idée de l'histoire et des mœurs des ancieiis ;* car pour ceux qui regardent encore la poésie comme la première inuse di^^^histoire» il suffit de faire observer que , dès que Tusagé existait, Homère a dû le dire; autrement }l if eât fait qu'un poçme d'imagination, commit celui de Milton , et comme on les aime ai|r jourd^bui, QuQÎ qu'il en soit, Homère» nV pas hésité à dire chaque chose ^ja vrai (i)«
Il n'y a pas de doute que les Grecs aussjL tenaient de la viande salée, puisque c'est l'unique moyen de la conserver; on peut du moins justement l'induire de ce passage, où Télémaque ordonne de ^mettre les viandes dans des vases (^2).
Les Grecs consommaient ^ussi du gibier ; "■ ■■ . ■ ,, .
( I ) AcUpf^msa^natiporciundiquterucUins. {Iliad, , 1. a 1 .) Pinguedine et sanguine impletos. {Qdyss,, 1. i^y%^4^') (2) Fiatica in vasis condc. [Id.^ 1. 2.)
mais il ëtait plus spëçialement resserré aux i!cis, qui avaient des meutes, des équipages de chasse , et qui diressaient des oiseaux de pit>ie. Homère en doqne les détails à la fin dte VOdyssée ; il a désigné le sanglier, le chevreuil , le lièvre , les oies , les grives ; il y en "Z^nt d'autres encore ; mais je me restreins iei au texte d*Homère.
Lpft tables des repas des Grecs étaient liautes ; à chacune d*elles il y aVait un marche-pied : Charis , femme de Yulcaiu, mit un ^ecabeau sous les pieds de Thétis (i). •
}^ts^ Grecs consommaient aussi beaucoup
jde légumes; Homère na désigné que les fè-
iree^ les pois, les oignons. (Iliad., 1. i3, 8. J
1\ a désigné le safran, mais seulement pour
ila^puave odeur quHl exhalç, (Iliad., 1. i4, v.
3^8ii^ Il a parlédu pavot, mais une seule fois,
iàtms une de ses belles comparaisons déjà ci-
Éàee; on ne peut qu augurer que la graine était
-ait'fnoins un assaisonnement) les Grecs, çn
•jeMet , devaient .bien connaître une plante
dont I9 fleur, entremêlée d'épis , formait la
coavonne de Cérès.
(i) Polùa mcnsa juxlaque scabelluni. {Odyss.y 1. 8.) Seabelium ad pedéè dUm consdvam. [lUad., 1. 14 et 18.)
( i36 ) II. est très-remarquablo et singulier que les Grecs, qui touchaient sur tant de points aux nicrs ; que les Grecs, qui avaient dea lacs et des fleuves, et à qui la nécessité a dû faire . sentir souvent le cruel besoin de la faim, se soient prononcés, par une aversion constante, contre la consommation des poissons dans leur régime diététique; cette répugnance a tenu à quelque cause encore non expliquée ; la même répugnance existait alors chez les Hébreux.
Ménélas était retenu en Egypte par les
dieux; ses compagnons en murmuraient; de
temps en temps, pour ne pas mourir de faim,
I ils jetaient quelques bameçons dans la mer;
[les Hébreux, à qui la viande manquait, je-
[ .talent avec chagrin des lignes d'hameçon
l .dans le fleuve (i). Homère une seule fois a
parlé de l'hameçon du pécheur: Iris, est-il
dit, plongeait encore plus vite dans la mer
que le plomb du pécheur; les Grecs cepei>
dant connaissaient l'art de /aire et de tendre
des filets; on en trouve la preuve, quand il
compare les amans de Pénélope, chassés du
(i) Mœmlianl miOenù-s liaiiu.
n/lunttn.{lib.,Isn,.)
( 1^7 ) ^laisd^Ulysse, à des froissons haletans qui se débattent dans des mets. ^Odys., 1. 22.) . 'Les Griecs faisaient peu de cas du lait pur; ils employaient celui que donnaient les va-dieS| les brebis et les chèvres, à faire des fropiagea, qu*i|s ^niaient beaucoup, et qu'ils -avaient su rendre durables et transportables. Homère I dit que les pasteurs faisaient cailler le lait avec du suc de figuier (i).
La belle Hécamède composait des sorbets avec dû fromage et du vin de Pramne (2). Homère n'a désigné le lotos que pour les coursiers; il est de fait pourtant que les Egyptiens en mangeaient habituellement ; le mot seul htophage le prouve.
. .-Les abeilles étaient chères.^ux Grecs par leur miel; on en faisait usage pour les mets et pour condimenter les vins ; elles se réfugiaient principalement dans les creux des rochers et dans ceux de certains arbres; toutes les espèces d abres en effet ne pou- ▼aiient leur convenir : le frêne a une sève
(l^ Fid sucçus , lac album feslino moiu in. coagulwu copi' {IUad.y 1. 5.)
Caialhisj casei gravabantur. {Ocfyss.j 1. 9.) (a) Casewn caprinum rasiL [Iliade ^ 1. 11.)
trop acre, et sa feuille d'ailleurs attmteft cantharides ; les abeilles ont une sorte d'horreur des arbres verts ) Torme et le bo«leau jettent au printemps trop de flots^de sève; celle du peuplier est trop airomatiqcie ^ et sa fibre n a pas assez de consistance poup préserver des excès du froid et de la chalénr i il n'y a donc que le chêne et U^ hêtre; fe charme et quelques fruitiers « qui aient pii leur offrir des asiles pour leur co4ivaia(i). On composait des sorbets avec du. miel, dn vin, de la farine et du lait. (OJys., i. ii;.;) On s'en servait encore pour adoucir les vins durs. {Iliad.y 1, u , v. 64^.) '^'^■
Achille versa sur le bqcher de Patitoefa& plusieurs ampJjàOFes de miel et d'huile. (liiad.,
Il n'est question de la eire qu'une s^ole {ois ddLïks Y Odyssée ^ L iû, v. ^r]X
Vagricidlure , si nous pouvons y arriver, que les rudies oa nids d'abeilles ont compose un fort revenu spécial , mênie aux cours des comptes, pour nos rois et pour dos g]ra^nd& féodaux, et qu'aujourd'hui on ne trouverait pa^, ij^ins toute la Frafsce, qbdX rnphes d'abeilles dau& le GrfiuiLde& arbres.
( i39) . Le régime doraestiqpie cle$ Greci^ olfre àw% ç\ues,ûom hien intéressantes, desquelles ^QB savans et nos ériidits n ont pas daigné s*QCÇuper« que je sache du moins. L^ pre* inière 9e rapporte à la farine dans ses emplois iUmentaires ; la seconde, à la consommation ^W fruits verts.
Tops nos traducteurs ont pris le ipot grec flifvoy pour du pain , qui n a été connu que pluaieura siècles siprès Homère ; dans toutes les orconstances , ils font offrir du pain et du vin. Homère a nommé la farine de froment ]ft mofiUe des hommes. (Odys., h 2, v. 354») lÀu traducteurs disent tous qu^AIcinpiis ^oinip du pain et du vin à Ulysse pour son trajet. Ma4l définissons ici le mot pain, pris dans une acceptiofa générale et pour toutes le« éppqpes,
IL^e pain e&t la fleur de farine mise en pâte , fiHTne et cuite au feu ; or, Homère ne fait au- CIIAI3 mention de cette préparation, qui avait Jjiett déjà chez les Hébreux pour les azknes. Cilypso donna de la farine à Ulysse, <r«Tov, et ce. fut dans des outres ; ce n* était donc pas du pain. On pourra objecter que dans le premier livre de X Odyssée, v, 14^^ il est dit que les femmes vinrent offrir à Ulysse
ffcTov dans des corbeilles ; le savant helléniste Clark n*a point traduit le mot grec par du pam, mais il a dit : Aher, molas in canistro. {Odys., L 3.») Si le mot en question eût signifié une substance cuite^ solide, Homère n eût pas dit que Gircé y mêla des substances pour enchanter les compagnons d'Ulysse i Commiscebat medicamina.
Je ferai observer à mon tour, que si ia panification eût existé du temps d'Homère, il n'eût pas manqué de le dire, de Texpliquer, et de déclarer à qui on devait cette invention. La farine cependant composait en grande partie les vivres, pris en-dehors des ^viandes ; les Hébreux , sous ce rapport , étaient plus avancés que les Grecs, comme nous le verrons dans leur histoire.
La consommation des fruits verts n'a occupé aucun historien ni aucun naturaliste ; et cependant elle en était digne par ses causes, comme par ses effets. Homère a nommé plusieurs sortes d'arbres, qu'il regarde comme utiles ou précieux, et sans aucun doute à cause de leurs fruits ; cela est si naturel, qu'au premier aspect, on serait tenté de regarder le silence d'Homère comme un oubli; mai$ quand on considère que plusieurs siècles
ûprès ce grand homme ^ il n* est pas question davantage de fruits verts chez les Grecs et dans leurs repas i le doute aldrs n* existe plus.
Aristippe, qui vivait six cents ans après Homère , et dont toute la philosophie se réduisait à vivre dans la bonne chère et la joie ; qui, dans les grandes occasions, se plaisait à énumérer tous les mets d^un festin, n*a jamais compris les fruits verts; on remarque le même silende dansThcophraste , dans Artènddore « et il en sera de même de la part des Romains.
Xes traducteurs interprêtant le mot xopiroç i leur manière, ont tous signalé comme fruit des arbres , ce qui n*était offert que comme fruit de la terre. Cet cloignement des Grecs, pendant une si longue période; ce métne éloignement chez les anciens peuples pasteulrs , guerriers et nomades , n'est-il pas encore un grand argument de la tendance primitive de Thomme à vivre de chair ? Cet éloignement enfin ne tient-il pas à des effets physiques sur les organes , je veux dire à ime crudité trop active ? Mais . pour nous éclaircir sur une telle question, ne cherchons pas dans les commentaires des érudits une cause qui n'appartient quà la greffe.
Combien de fraits à pepifis et à nbyûtïTi ^u'it eAt été itnposèiblé de iifatiger et d avdflé^ ! le ité citerai que léd {>ommes et Ids pùités êi^ Ydges, les ptdtie», le^ i^èfles» les cotMes, si elles ti*ëtaleM dtnoUies phv lé^ gelées.
Le climat de VOrietit étant plu^ éil^fifii^ qûttnent fécond, devait donnée ant fnîiW une exubéjraiice de sucs acides, qde led di=» mats tempérés, les transplantations et iWf lA mèrTeilleux de la greffe ont de plus en ptdtj adoucis; et qui, par suite dun sol raient ^éJ^ paré, ont fait augmenter le volume des p^ p«^ Les Voyageurs modernes disent' in-« core quil y> a du dangâr même pour la ^ie> de manger en Syrie om «n Perse, des |iéèll«fè immédiatement cueillies (i).
Le régime oéréal en Europe a dû modéref saàs doute cesefFeti acides^ et préparer âihsi les érganes à ce nouveau genre d'àlitniéâtV duqnei encore il faut usei* modérément. iJéÈ Hébreux ne consommaient leurs figUëé èf kurs raisins, qu*aprè^ les avoir fait séiihéi* am soleil.
Il y a une autre sorte de fruits'qui plaît bétftt'
(t) Inperside exithià. (Cb&iN.)
eoap aat dëtf acteurs de l'antiquité^ c^est le ^lid; Atouiè occasion d'mrie origine, ils ré^ pètent'qtiè le^ pretniers. humains olit véca de glands; ce dicton! a parcouru tous les sièdes de civilisation; il y à eu auâsi des négatiyes» et fimiries établir, il suffit d'exatninerla na->taredb gland. On s* est jeté alors dans des exception^ décliinaté, dcspèces ou variétés dé chênes, dont le gland était plus dopx, et qui sefiâiangeait en vert; on a cité les c6tes d'£$p(iigne et dé PdrtugaU et des parties die FAsie mineure.
'JCcrfi sages naturalistes . ixat dombattu ces ewcaptioni ;- ils ont d abord opposé j^ ci^u^ qÂ'préfièreiit croire plutfttique ùe v-ëriflel'i que dans notre langue on spécifiait; /^pytiVîie f^HsLdu chénë, des fruits, d-aifbreâ tle kl fa*^ mille dés amentàcées; «titré autres la-thâtd^ gne^ Ja noixv la fainë^ -etc.;, qui.po^tele nom gland» gianSiJiigBa, ceutahea^ etc; Il peut y avoir ans glands de chêne y moins âcrds du styptiquesi mais ces mddifiéatioils appai'-'tiennetit au siol, . au .climat et auid iariétés de.ràrbre.
Je n*élève point cette discussion pour combattre une opinion que la saine botanique repousse; mais je la reproduis, parce
que nos historiens modernes, fort étrangers, au théâtre des champs, aux différences des climats , et conséqaemment fort créànles sury tout ce qui s'y passe, répètent à l'envi que; dans les temps antiques , les humains, commcj les porcs, allaient à la glandée f dans toutes' les disettes, les bulletins et les journanx par-* lent de pain fait avec du gland. Un de noS' jeunes poëtes, caresse par les hommes dût pouvoir et par certains journaux , a dit quÇ' Jes Gaulois allaient dans les forêts se gorgée de glands, et l'Académie l'a couronné. ■ -' ' . On ne peut omettre , quand il s'agit duSégime de vie des Grecs , de parler des heureSP .de leurs repas et des usages qu'ils suivaient^* Ces rappelsn'ont pas pourbut l'heure strtctejî ce qui est indifférent; mais ils offrent des^ idées du des traits de lumière sur d'autresi' points inaperçus jusqu'alors, tels que ccuB) qui se rapportent à l'économie doniestique^D à la division du temps, aux emplois du peU'A pie, etc. Homère dit qu'Agamemnon donnw le signal du combat à l'heure oiî le bùcheroni [prend ordinairement ses repas (i). Ulysseh
(t) ǫo tempore Ugnalor i (ilial, \. II.]'
nUait p^rir danâ le gouffre de Charybde , c él^tàrheare où le juge quitte la place publique l(i). Les femmes grecques, avant de prendre leur repas, allaient au bain, et elles s*oignaient d*huile lorsqu'elles sortaient de table (a). •
(t) Quandb ad cœnam virjudicans liies è foro surgit, {(kfyu.j 1. m, Y. 44o0 " (s) Fœmmœtte^èlpingidoîeo imctœ^^Id.j 1. 6^ Itiad.j
jD n'y ft pAS un siècle, qu'assez g^nâ*alement , en Europe, kt retours des laboureurs dans lés ' campagnes , et ceux' des ouvriers dans les villes , déterminaient les liçnîes des repas du soir, oùmine 1^ quatrième heure après le lerer du soleil, déterminait ceux du matin ; mais l'agran- . dÎMienient immense et successif de la capitale et des villes, A fatal à la prospérité agricole, et l'ardeur extrême et gëiôérale pour lès. théâtres , ont fait tout bouleverser dans IVârdrâ des moeurs et de l'emploi du temps. Les grands ' 'AijmiDS ont accusé les Romains de cette ardeur, qui nous 'dkwoioe enoore plus qu'eux^ Les théâtres nV)ocupaiait que Borne;, tandis qu'en France Paris a douze grands théâtres; et il n'y a plus de petites villes qui n'ait le sien : on né pouvait pas mieux s'y prendre pour faire déserter les cnamps*
. Agricul. des Grecs. J O
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