DES YÂTEMENS ET CHAUSSURES DES GRECS
FOURHIS PJiK l'AOIICULTORV.
L'iiido8tri& des Qrecs, pour pcdpai^ pt prpcr ^i pe^z, poor
faire des tissus de laine. — Question sur l'emploi du lin» -p La
navette pour tisser était inventée.— 7 ^jes voiles de la marine
éiaîedt eiipartie de toiles ou tissus.
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Comme chez les Gaujois ^ ef plus tard clite lés Romains, les peaux ont K^t \p vé'temçnt éommun des .Grecs. Lçs rois, les l).çro9^^^^qs nayigatç.urç. se distinguaient :p^ dç§. peAiguF.46 bétes fdrocea. Paris avait \m^ peausdeléoparil quand il vint défier les Grecs. * (/Â'W. y i. 3, ▼. 18.) Agamemnon portait ordiriàirèmefat une peau de loup blanc; Dolon celle d'upe fouine, etc.
Achille donna à Phcnix des peaux de brebis toutes préparées, et une tunique, teinte couleur tleur de lin. (Iliad., 1. g, v. 656.) Il
( i47 ) parait que dëjà les' Grecs connaissaient 1 art dfe teindre; ils enf ployaieAt auménie usage le s^ftan ; les mentions du moins en sont* frëqneiites dans les âges qui ont suiyi celui d^Homare : le meilleur était celui dé Cilicie. * Les peaux de bœufs servaient à faire des boucliers : celui d'Ajax était fait de sept doubles de peaux de bœufs, pliées dans leur entier, et recouvertes d'airain, (//wr^/., 1. 7, v. 222.) Ces mêmes peaux servaient encore à faire des casques aux jeunes ^^xi& (i ).
L'usage du cuir le plus général se rapportait aux chaussures , et pour toutes les classes. L?i|iddstriè encore avait su y trouver des for^ mes gracieuses et des ornemens. Agamemr non, avant de partir pour une revue, mit des bottine» (a) superbes (3)* Homère , comme BOUS venons de le dire, désigne sans cesse les Grecs par Fépithète de guerriers bien bot-
(1) Ad iuendum caput adolescentium, {Iliad.j 1. 10, V. îfcSgO
(a) Un belWuiste en renop) tjr^duit le mot boUifws par.
(9) Ç^fCQs cirç4 Ulnas pçsuit pulchras. {J(iud., I. 1 1 , V. 17.)
Pedibiis m'UcUs li^i'k pulchros calceos. (Ici., 1. i4>)
tés {i). Patrocle, allant cdmbatlrc, met dc^f bottines artistement jointes par des tringles. U avait ufi bouclier fait de peaux de bœufs, et ua casque surmonté de la crinière d*un cheval(3).>
La laine tenait le premier rang après les peaux. C'était un usage commun dans toute la Grèce, de filer la laine, non seulement dans les palais des rois , mais encore dans les mai-^ sons des particuliers. Commençons nos cita-' tions par cette pauvre femme, mère de famille, qu Homère met en scène, et dont le métier était de filer la laine , avec la condition de prélever la moitié du poids pour son sa^ laire. Des commentateurs ont prétendu que cette femme était la mère d^Homère; j'en adopte avec empressement Taffirmative. Homère d^ailleurs, dans sa belle comparaison, fait de Tasile de cette femme un sanctuaire de justice : la mère était donc digne du fils, et le fils de la mère (3).
Les reines et leurs filles s'exerçaient à filer
• (i) Achivi bènè ocreaii. {Iliad.j 1. 3, T. 343-) (2] Ocreas circà tibias argeniis fibulisy apte jitndisf
thoracem circà pectus ^Jronlem setis eguihis conuUcun. {Id.,
(3) Ut lances , mulicr tanificio 'Dictum quœritans , state^
'làAeine, Le manteau de Nestor était de laine ;
il s^attâchait avec une agrafe ; il était ample,
«t de couleur pourpre ; le dessus offrait un
lainage admirable (i ).
Les manteaux, en général, étaient blancs, et avec un léger rebord en couleur (2).
Aganiemnoii portait ordinairement une tunique moelleuse (3).
* Hélène avait amené avec elle une compagne qui excellait dans Tart de travailler la laine ; Paris aimait cette compagne (4).
Agamcmnon offrit à Achille sept femmes habiles et renonmiées pour travailler la laine. (ÎUûd.,]. 9, V. 128.) ^
Achille portait ordinairement un manteau capable de garantir "du vent. Sa tente offrait 4es tapis dont la laine était fort épaisse (5).
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nàn et lanam tenens,.. exœçuansj ut liberis^ teniéem mercedtm. {ÎUad., 1. 22, y. 433.)
/ (i^ Ckenani fibulis cotmexitf punicea eliUmpla eraij MUperf cahojlorebat lanugo^ {Id»^ 1. lo, y. i33.) (2) Pallia candida tenid linleo. {Id., I. 8, y. 3450
(3) MoUemque inducit tunicam. (Id,^ 1. 2, y. 45.)
(4) Puldiras enim carpebat lanas et ipsam diligcbat» (/A, 1.3, Y. 388.)
( 5 ) Clœnas , ventum arcentes , vUlosisgue tapetibus, {Jd.jl. 16, Y. 2240
Le Un a été le sujet d'un ^and noYnbre de di66«rtatioti6 ; même récentes ; mais il 8*eii faut de beaucoup que la question soit édaiircie. Je ' ne prétends pas le faire ; Je me boi'ne À citer des faits et des datés avoués.
Le lin a été connu de tonte antiquité. Ilert presque impossible de supposer queThoiÂme pieux de la nature , en voyant la fleur do Hoi qui est bien la couleur la plus céleste ; tfait pas* cherché à le cultiver. On a vu que lès Gaulois, dans une haute antiquité, avaieM connu- le lin. Gfette question, au stfrplus, rentrant dslns les généralités de ragriculture^ n*a point occwé les histpriens, et moins aà<^ core les traducteurs ; et sans y attacher aucune, importance, ils ont appelé lin tbut ce qui pouvait se metti'e en fil et tissu. Quant i Homère, n^oublions pas de rapporter qu'il dit qu'Ulysse trouva Calypso occupée à faire de la toile avec une na^tuà^ov. Le métal ici peut être de ripvention du poète; maïs la mention de la navette est historique. La cuirassé d'Ajax^ fils d'Oïlée , était de lin : Lineum thoracem (O.
Téiémaque dit assez durement & sa mère ;
(i) /fia^/., 1. 2, T. 529.
« Occupez^TOus de yos œuvres propres, de tmlMf de foseaux et de yos servantes (i). » Dans la marine , les voiles étaient de tissus, Homère dit : « On leva les mâts, on pavoisa (2). Hécube vint en pompe, avec ses femmes, mettre sur les genoux de-Minerve on sùpèrl)e voile (3). Paris avait amené de Sydon une colonie de femmes habiles à travailler la laine et le lin. » (Jliad,, 1. 6, v. 292.) Agamemnon préférait Criséis à Cl y temnestre, sft.'femme, parce quelle avait plus d'esprit, et'jqQ^eUte' excellait à travailler la laine (4).
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.•^i)' Tua Ripera administra y Êtlamquè eolumqùèy et an^ dOUimperui {0€iyss.j 1. i.) . {p).AtaUs erecUs^ velisgue aibis explicatif. [lUad.y 1. 9^
Alhàque vêla panderunt, {Id.y L 5, y* 48o.) (3) Péplum prœclarum. {Id,j 1. 6.) '" {4ti Q^^ mente et operûfus, {Id,, 1. i , ▼. 1 15.)
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