‹ Histoire de l'Algérie française (volume 2)Chapitre 23 sur 37 · DE L’OLIVIER · texte numérisé non relu

DE L’OLIVIER

La culture de l’olivier offre en Afrique un grand avantage sur celle du mûrier. Presque partout on rencontre l’olivier à l’état sauvage ; on n’est donc grevé ni de frais de plantations, ni d’acquisition de plants, et l’arbre greffé entre en rapport vers sa cinquième année, le sujet étant déjà en pleine vigueur. Cependant il est des endroits où l’on ne trouve pas d’oliviers, et, en tous cas, on peut être obligé d’en planter pour compléter ou régulariser une pièce ; nous renverrons, pour cette circonstance, aux frais d’établissement des mûriers, qui se reproduisent à peu près semblables ici. La greffe se paie habituellement 1 ,25 par tête, et il n’y a que bien peu de façon à donner au pied d’un arbre que l’on greffe.

Rendement et produit net. — Partout nous avons trouvé un accord unanime pour dire que l’olivier, de même au reste que le mûrier, n’est point sujet, en Afrique, aux maladies qui l’affectent dans le midi de la France, et que ses récoltes sont régulièrement constantes. M. Hardv notamment, le directeur du

NOTE

jardin d’essai, nous a pleinement confirmé ces importants renseignements. Apprécions maintenant les produits qm peut donner l’olivier : l’huile d’olive, très commune, vaut actuellement, à Marseille, 107 fr. l’hectolitre ; les huiles fines vont à 450 fr. et au-delà; mais nous nous tiendrons dans les qualités communes, qui donnent, pour la valeur du litre, 4 fr. 05 et même un peu plus. Il faut moyennement deux litres d’olives pour faire un litre d’huile, et les tourteaux paient la mouture; le litre d’olive vaut donc de 0,45 à 0,50. Il peut se faire qu’à Alger le prix en soit inférieur, soit à cause de l’éloignement, soit à cause de la plus grande cherté de la mouture. Supposons le litre d’olives à 0,35. Si nous portons maintenant la récolte d’un arbre en plein rapport à 10 litres, nous aurons par arbre 3 fr. 50, sur lesquels nous déduirons pour cueillette et déchets 4 fr. 50 : il reste donc par arbre une somme nette de 2 fr., d’où il résulte pour 445 arbres, par hectare, un revenu de 230 fr. plus la récolte de dessous pour 80 fr., total 340.

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