‹ Histoire de l'Algérie française (volume 3)Chapitre 9 sur 17 · K'OTE · texte numérisé non relu

K'OTE

rimportance de ravenir da commerce de rAlgérie a été le sujet de mille controteraes. Les adversaires de la conquête ne tenant aucun compte des faits acquis, ont jiigé de Tavenir par le présent et n'ont pas hésité k prédire de désastreux mécomptes pour tout ce qui toucliait ^ cette importante question de richesse nationale. Les autres, dans une louable illusion qui, du moins, avait sa source dans un sentiment vrai de patriotisme, se sont exagéré les résultats probables. La vérité est entre ces deux opinions. Laissant de côté les digressions et les probabilités, nous consulterons tes faits du passé, sûrs de trouver en eux un tableau fidèle de ce qui a été, et par conséquent un motif pour pouvoir préciser avec quelque connaissance de , cause ce qu'on doit et ce qu'on peut espérer. Voici quelques détails sur les relations j commerciales, au moyen-ftge, de quelques villes françaises situées sur le littoral de , la Méditerranée, avec les États barbaresqnes,

Marseille, Arles, Montpellier, cette dernière ville, par Narbonne et par Agde, > entretenaientaa xii', xui* siècles, an commerce actif avecTunis, Bougie, Oran, Pex et autres villes de TAfrique septentrionale. Les marchands chrétiens s'ap- | provisionnaient principalement dans ces villes, de cire et de laine, et y appor- ! taient des draps et autres étoffes teintes. Ce commerce n'était pas exclusivement borné au littoral de la Méditerranée; la Guyenne et la Gascogne, demeurées ' jusqu'au xv* siècle sous la domination du roi d'Angleterre, envoyaient aussi leurs bâtiments sur les côtes d'Afrique.

Des accords écrits réglaient et garantissaient les relations commerciales des T. I. 27

chrétiens et des musulmans. En 1230, Tempereur Frédôric IT, roi de Sicile et comte de Provence, fait un traité de paix avec Abou-Scbac, prince des Sarra* sins d'Afrique ou du royaume de Tunis, sans y comprendre Gênes, Kse, Marseille et Venise qui avaient négocié séparément avec le kaVHte. Au mois de juin 4293, les commerçants marseillais établis à Bougie, en écrivant au conseil de ville de Marseille pour leur faire connaître les difficultés qui entravent leur commerce, et les bons offices que leur rend seul le chef de la marine du port musulman, fondent leurs plaintes sur la convention, lapaz, qui existait entre la ville de Marseille et le roi de Bougie. Cette lettre, du reste, se trouve encore dans le premier registre manuscrit des délibérations de la commune de Marseille, conservé à Thôtel-de-ville. Ainsi, Marseille, comme les autres villes chrétiennes commerçantes, eut des traités écrits qui constataient ses franchises sur la câte d'Afrique.

La ville de Marseille avait en outre des consuls indépendants dans le Levant et en Barbarie dès le xii* siècle. Cependant l'institution de ces magistrats parait n'avoir été arrêtée d'une manière permanente et régulière que vers le milieu du xiii*, siècle à la date de la rédaction des statuts municipaux de la cité. Marseille entretenait surtout des relations suivies avec les ports de Bougie et de Ceula ; car les deux chapitres de ces statuts destinés à régler le mode d'é* leclion et les droits des consuls marseillais établis dans les ports de la Médi* terranée désignent particulièrement ces deux villes comme celles où les habitants de Marseille apportaient habituellement leurs cargaisons. Les consuls étaient nommés par le viguièr de Marseille, au nom de la commune et du roi de Sicile. Cependant il paraît que le plus souvent les marchands les désignaient eux-mêmes et recouraient ensuite au roi et à ses officiers pour faire confirmer leur choix. Ces privilèges furent garantis par les rois de Sicile et la ville de Marseille jusqu'à la réunion du comté de Provence à la commune de France ; mais on ne voit pas qu'ils aient été maintenus dans les temps postérieurs.

Le commerce de France sur la côte septentrionale d'Afrique se maintint et s'accrut durant les xin* et xiv* siècles. Mais dès le siède suivant, les guerresf des Anglais au nord et à l'ouest de la France, et les luttes sontenoes dans le' midi, par les comtes de Provence pour conserver les droits de la maison d'Anjoa à la couronne de Naples et de Sicile, ayant fait monter Tintérét de l'argent à SO pour 400 rendirent le commerce périlleux et peu productiL VenisOi parvenue au comble de sa prospérité, l'absorba complètement (1).

Les documents qai nous restent sur la commane, sa moyen-âce de rftalîe septentrionale, avec les pays qni ont formé plus tard la llégeaee d^Aiger, tfal fenacoMP fiiia eoiufUu. ttviuka enfcniitMi» a la wim wmtê tU^a ôtée^

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