‹ Histoire de l'alimentation (volume 2)Chapitre 39 sur 57 · BOISSONS FERMENTÉES OBTENUES PAR DILUTION · texte numérisé non relu

BOISSONS FERMENTÉES OBTENUES PAR DILUTION

A des qualités spéciales, mais bornées, les boissons dont nous venons de parler joignaient des insuffisances réelles. Si leur préparation est des plus simples, leurs avantages restent circonscrits. Ces breuvages, rafraîchissants ou stimulants, ont en général peu de valeur nutritive En outre, ils ne sont pas de garde et doivent être consommés de suite. Il faut donc les apprêter au moment où le besoin s'en fait sentir, et recommencer chaque jour les mômes manipulations, sans pouvoir préparer, une fois pour toutes, d'amples approvisionnements. Cette production, entièrement domestique, n'avait pas d'avenir industriel et n'alimente qu'un commerce de débit assez restreint. Enfin les substances employées, ne pouvant pas être obtenues en tous lieux par la culture, n'entrent dans la consommation que grevées de frais onéreux . Les populations civilisées devaient souhaiter des boissons à la fois toniques et réparatrices, que chaque pays pût produire avec ses ressources locales. On a réussi à les découvrir par des artifices plus complexes. Elles composent la classe supérieure des boissons fermentées.

D'heureux hasards mirent sans doute sur la voie. Il suffisait qu'un des mélanges précédents, où entraient des matières sucrées ou amylacées, fût gardé quelques jours à l'air libre, pour qu'on vît se produire de lui-même, sous l'influence de l'oxygène et de la chaleur, le phénomène de

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