‹ Histoire de l'Amérique [microforme]Chapitre 120 sur 184 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

(1) Voyez la note 35.

Férocité de ieurs guerres civiles,

Leur mauvaise foi à observer les trai.

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d'aucune autre nation, semblent avoir été également oubliés. On trahissait sans honte et sans remords. À peine y eut-il pendant ces discussions un seul Espagnol au Pérou qui n’abandonnit le parti qu’il avait embrassé d’abord, et qui ne violât tous ses engagements. Le vice-roi Nugnez Vela fut perdu par la trahison de Cepeda et des autres juges de l’audience royale, qui étaient obligés, par le devoir de leur place, de soutenir son autorité. Les principaux instigateurs et les complices de la révolte de Gonzalez Pizarre furent les premiers à l’abandonner et à se soumettre à ses ennemis. Sa flotte fut livrée à La Gasca par l’homme qu’il avait choisi entre tous ses officiers pour lui confier cet important commandement. Dans la journée qui décida de son sort, des vétérans, à la vue de l’ennemi, jetèrent leurs armes sans combat, et abandonnèrent un chef qui les avait si souvent conduits à la victoire. L'histoire présente rarement des exemples d’un mépris si général et si peu dissimulé des principes de la morale et des obligations qui lient l’homme à l’homme, et qui constituent l’union sociale. On ne trouve ces mœurs que dans des hommes qui habitent des pays éloignés du. centre de l'autorité, où l’on ne sent plus que faiblement la contrainte des lois et de l’ordre, où l’espoir du gain n’a point de bornes, où des richesses immenses peuvent faire oublicr les crimes par lesquels on les a acquises : ce

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