‹ Histoire de l'Amérique [microforme]Chapitre 121 sur 184 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

n’est que dans des circonstances semblables qu'il 1518 est possible de trouver autant d’inconstance, d’avidité, de perfidie et de corruption qu’on en voit

dans les conquérants du Pérou.

A la mort de Pizarre, tous les mécontents des La Gasea cher. différentes parties du Pérou mirent bas les armes, ep ie et la tranquillité parut entièrement rétablie; mais ses soldats. deux points intéressants demandaient encore lattention du président. L’un était de trouver sur-lechamp à cette multitude turbulente d’aventuriers audacieux qui remplissaient le pays, une occupation qui les empêchât d’exciter de nouveaux troubles ; l’autre d’accorder des récompenses convena- \% bles à ceux à la fidélité desquels il devait ses succès. q | Il remplit en grande partie le premier de ces ob- ) jets, en envoyant Pedro de Valdivia au Chili pour en continuer la conquête, et en chargeant Diego | Centeno de la découverte des vastes régions que | |

Ki |

traverse la rivière de La Plata. La réputation de ces chefs et l’espérance d'améliorer leur sort dans des pays nouveaux attirèrent sous leurs drapeaux la | É soldatesque la plus indigente et la plus effrénée, et bannirent presque entièrement de la colonie cet n: esprit de mutinerie que La Gasca redoutait. E La seconde opération était plus difficile et plus 1! partage d idlicate. Les ré biratané distribut d les terres aux Î ET délicate. Les repartimientos ou distributions de pot qui 'È terres et d’Indiens qui restaient à faire en consé- l'ont aidé dans | quence de la mort ou de la fuite des rebelles, ou ‘* °°natète.

RE und etape RNA ERA DORE PE À

2% août.

Méconteutement causé

254 HISTOL:E DE L'AMÉRIQUE.

des confiscations prouoncées contre eux, passaient deux millions de resus en revenu annuel '. La Gasca devenu maître absolu de disposer de cette immense propriété, conserva le même désintéres:iment qu’il avait montré jusque là, et n’en voulut pas réserver la moindre portion pour lui-même. Mais il y avait un grand nombre de solliciteurs, et la vanité ou l’avarice de chacun lui faisant exagérer ses services et les récompenses qu’il attendait, les prétentions de tous étaient si exorbitantes qu’il devenait impossible de les satisfaire. La Gasca écouta tout le monde avec la plus grande attention, et, pour avoir lé loisir de peser scrupuleusement les droits de chacun, il se retira avec l'archevêque de Lima et un seul secrétaire dans un village situé à douze lieues de Cusco. Là, il employa plusieurs jours à faire le partage des terres et des Indiens à tous les prétendants’, selon l’importance des services que chacun avait rendus et de ceux qu’il pouvait rendre dans la suite. Malgré l’impartialité qui l'avait guidé, il prévoyait les cris et la rage qui ne manqueraient pas d’éclater à la publication de son décret, et pour s’y dérober il partit pour Lima, laissant l’acte de partage scellé , avec ordre de ne l’ouvrir que quelques jours après son départ.

Lorsque le décret de répartition eut été rendu

(1) Vega, p. 2, lib. VI, cap. 4.

(2)Ce travail dura plus de trois mois, suivant Garcil. dela Vega. D.L.R.)

aient Gasca nhense qu’il erver avait ju l’aces et ns de possionde ir lé chaet un lieues

ire le réten- 1acun ans la lé, il raient pour te de quel-

rendu

Page 1