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Péruviens, privés de la connaissance des métaux utiles' et du secours des animaux domestiques, étaient donc arrêtés par des obstacles puissants, et quoique, au moment de la découverte de l’Amé- À rique, ils fussent arrivés au plus haut point de leurs progrès , ils paraissaient encore à cette époque dans l'enfance de la vie civilisée.
Goup d'œil Après cette observation générale sur la circon-
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sur Le insti- stance la plus singulière qui distingue les deux gran- L. tutions et les ; À Fu S À Fab 4 4 mœurs des des nations de l'Amérique, je vais tâcher de présen- à | Mexicains et ter la constitution et la police intérieure de l’une et de ï \ des Péruviens. ., à ‘ < | 4 L: : ] l’autre sous un point de vue d’après lequel on pourra Ë U} , . , .e | À déterminer leur rang dans l’échelle politique et leur k ti Fr F Fe Le véritable place entre les peuplades grossières et bar- à 1] bares du Nouveau-Monde et les nations civilisées | \ de l’ancien ; c’est-à-dire estimer de combien elles sont au-dessus de celles-là et au-dessous de celles-ci. 4 L'ancienem- De ces deux empires, le i'exique a été ie premier L4 ire ax. . . no pire du Mexi soumis à la couronne d’Espagne, mais nous n’en “ed ) que mal con- k | Fe nu, connaissons pas mieux pour cela les coutumes et LE les lois. Ce que j'ai dit ailleurs de l’inexactitude des j relations qui pouvaient nous donner quelque con- |
naissance de l’état et des mœurs des tribus sauvages de l'Amérique peut être appliqué à l'empire du Mexique. Cortez et les aventuriers qui l’accompa-
(x) Les Mexicains et les Péruviens connaissaient , outre l'or et l’argent , le cuivre , le plumb et l'étain; Clavigero et M. de Humboldt nous en fournissent des preuves irrécusables. (D. L. R.)
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gnèrent n’avaient ni le temps, ni les lumières nécessaires pour enrichir l’histoire civile et naturelle de nouvelles observations. Ils n’avaient qu’un seul but dans leurs expéditions, et paraissaient à peine avoir porté les yeux sur d’autres objets. Si dans quelques courts intervalles de tranquillité, lorsque la guerre cessait et que l’ardeur du pillage se ralentissait, les institutions et les mœurs du peuple conquis attiraient leur attention , des soldats ignorants devaient mettre dans leurs recherches sur ces objets intéressants peu d'ordre et de sagacité; aussi le tableau qu’ils nous ont tracé de la police et des lois du Mexique est superficiel, confus et inexplicable, C’est plutôt d’après certaines circonstances qu’ils rapportent par occasion, que par leurs propres observations et par les conséquences qu'ils tirent, que nous pouvons nous former quelque idée du génie et des mœurs des Mexicains. L’obscurité dans laquelle l'ignorance des conquérants du Mexique a laissé les annales de ce pays s’est encore augmentée par la superstition de leurs successeurs. Comme la mémoire des événements passés était conservée parmi les Mexicains au moyen de figures peintes sur des peaux, sur des toiles de coton, sur des écorces d’arbres,