LIVRE SEPTIÈME
les premiers missionnaires, incapables d’entendre la signification de ces figures ct frappés de leurs formes bizarres, les regardèrent comme des monuments d’idolâtrie qu'il fallait détruire pour faciliter
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Le Dinde 45) PP
la conversion des Indiens. Pour obéir à une ordonnance de Jean de Zummaraga, moine franciscain, premier évêque de Mexico, toutes ces archives de l’ancienne histoire du Mexique furent rassemblées et livrées aux flammes. Par suite de ce zèle fana- À tique des premiers moines qui s’établirent dans la 4 | Nouvelle-Espagne, et dont leurs successeurs déplo-
rèrent bientôt les effets, on perdit entièrement la À | connaissance des événements reculés tracés sur ces | monuments grossiers, et il ne resta d’autres traces À des anciennes révolutions et de l’état politique de 11
| l'empire, que ce qu’en avait pu conserver la tradi î
We -* tion ou quelques fragments des peintures historiques à Un À qui échappèrent aux recherches barbares de Zum- k:
| maraga'. L’expérience de toutes les nations prouve que la mémoire des événements passés ne peut se conserver long-temps ni se transmettre avec quelque fidélité par la tradition. Les peintures mexicaines, qu’on suppose avoir servi comme annales de l'empire, sont en petit nombre et d’une signification très obscure. Ainsi d’après l'incertitude des traditions et l'obscurité des peintures, on conçoit combien sont incomplètes les notions que nous pouvons recueillir de la petite quantité de matériaux dispersés dansles ouvrages des historiens espagnols”.
(*) Acosta, lib. VI, cap. 7. Torquem. Proem. Ub. II, lib. IUT, cap. 6,
Ub. XPT, cap. 6.
(2) Voyez la note 35.
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cap. 6,
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