LIVRE SEPTIÈME
ne peut l’acquérir que par les qualités personnelles, La forme de la société, parmi les Mexicains, était
fort différente, La plus grande partie nation vivait dans un état très abject. 1] les Mayeques, qui formaient une porti a-
ble du peuple, approchait beaucoup de celle des paysans serfs des temps féodaux , qui, sous diverses dénominations, étaient regardés comme desinstruments de culture attachés au sol. Les Mayeques ne pouvaient changer de résidence sans la permission du supérieur dont ils dépendaient. Ils passaient, avec les terres sur lesquelles ils se trouvaient, d’un possesseur à un autre; ils étaient obligés de les cultiver et d'exécuter différents genres de travaux serviles'. D’autres habitants du pays étaient réduits à l’état encore plus humiliant de la servitude domestique et exposés à toutes les rigueurs qui accompagnent cette misérable condition. Ils étaient si avilis, et leur vie était si peu estimée, qu’on pouvait les tuer sans encourir aucune espèce de peine”. Parmi le peuple, ceux même qui étaient regardés comme libres étaient traités par les seigneurs comme des êtres d’une espèce inférieure. Les nobles, possesseurs d’amples territoires, étaient divisés en différentes classes dont chacuneavait des titres d’honneur particuliers. Quelques-uns de ces titres passaient du
(x) Herrera, Decad. III, lib. I, cap. 17, Corita, manuscrit. (2) Herrera, Decad, III, lib, 1, cap. 7.
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(1) Herrera, Decad, III, ib, 1F, cap. 15. Gorita, manuscrit, (2) Herrera, Decad. LI, lib. H. cap. 14.
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