‹ Histoire de l'Amérique [microforme]Chapitre 149 sur 184 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

(x) Herrera, Decad. V, lib. III cap. 4; lib. X, cap. 8. (2) Herrera, Decad. PV, lib. IF, Cap. 1.

Etat des arts.

rents arts avaient été au Mexique, ne furent pas si frappés de ce qu’ils virent au Pérou lorsqu'ils en firent la découvertes et c’est avez un sentiment d’admiration beaucoup moins vif qu’ils décrivent les objets d'industrie qu’ils y remarquèrent. Cependant les Péruviens avaient fait beaucoup plus de progrès que les Mexicains, et dans les aris nécessaires et dans ceux qui ne servent qu’à l’agrémentde la vie. Etatavancdé L'agriculture, cet art de première nécessité dans ni l’état social, était beaucoup plus étendue au Pérou, et y était exercée avec plus d’habileté que dans aucune autre partie de l'Amérique. Les Espagnols, en s’avançant dans le pays, y trouvèrent si abondamment des provisions de toute espèce, que, dans le récit de leurs expéditions, on ne les voit jamais exposés à ces cruelles situations où la famine réduisit souvent les conquérants du Mexique. Ce n’était pas la volonté des particuliers qui réglait la quantité des terres mises en culture, mais l’autorité publique, selon les besoins de la communauté. Les calamités qui sont la suite ordinaire des mauvaises récoltes n'étaient pas fort sensibles, parce que le produit des terres consacrées au soleil, aussi bien que la portion des incas, étant déposée dans les tambos ou magasins publics, on y trouvait toujours des ressources pour les temps de disette ". Par une prévoyance si sage, l'étendue de la culture étant

(1) Zarate, Uib. I, cap. 14. Vega, lib. I, cap. 8.

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