PA
route, on l’avait fortifiée des deux côtés d’un banc de gazon. De distance en distance on y trouvait des tambos ou magasins pour l’incas et sa suite lorsqu’il voyageait dans ses domaines. Cette route, faite dans des parties du pays plus hautes et moins praticables, avait été construite plus solidement , et, quoique, par la négligence des Espagnols pour tout ce qui n’était pas relatif à l’exploitation des mines, on n’ait rien fait pour l’entretenir, on peut encore la reconnaître partout. Telle était la célèbre route des incas, dont la description , dépouillée de toutes les exagérations et reduite à ce qu’on ne peut révoquer en doute, nous présente encore une preuve incontestable d’un grand progrès dans les arts et dans la civilisation. Les peuplades sauvages de l’Amérique n’ont jamais eu l’idée de former des communications entre les parties éloignées des pays qu’elles habitaient ; les Mexicains l’avaient à peine entrevue, et l’on sait que dans les états les plus civilisés de l’Europe, ce n’est qu'après avoir déjà acquis beaucoup d’autres connaissances que les gouvernements se sont occupés d’une manière un peu suivie des moyens de faciliter le commerce par la construction des chemins.
En faisant des chemins, les Péruviens furent
(1) Xerès, p. 189, rgr. Zarate, db. T, cap. 13,14. Vega, kb, IX, cap. 13. Bouguer , Voyage, p. 105. Ulloa , Entretenimientos, p: 365, Voyez la note 64 déjà citée.
d’un banc ouvait des suite lorspute, faite noins prament , et, pour tout les mines, ut encore bre route de toutes peut ré- 1e preuve S arts et s de l’Ales comdes pays à peine plus civijà acquis uverne= eu suivie la con-
s furent
Vega, &b, umientos ,