‹ Histoire de l'Amérique [microforme]Chapitre 156 sur 184 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

(1) Zarate, Gb. I, cap. 9. Merrera , Decad. V, lib. VI, cap. 4.

“Ta LT me 3% nus et” es Daiss .

cains. Plus l'association des hommes entre eux est faible, plus leurs mœurs sont simples et leurs besoins en petit nombre. L'industrie, qui pourvoit aux usages communs de la vie, n’est pas alors assez délicate ni assez difficile à acquérir pour qu’il soit nécessaire de s’y former par une éducation suivie. Chaque Péruvien exerçait indistinctement toutes les professions.

Il n’y avait que les artistes occupés aux ouvrages les plus recherchés qui formassent un ordre séparé et

distingué des autres citoyens".

Peu de com- Le défaut de villes dans le Pérou produisait un SAGRUS: autre effet. Il y avait peu de relations commerciales entre les parties de ce grand empire. La grande activité du commerce est de la même époque que la formation des cités. Aussitôt que les membres d’une société se rassemblent en grand nombreenun même lieu, les opérations de la communauté prennent plus

re Een

de vigueur. Les citoyens des villes commencent à dépendre, pour leur subsistance , du travail des cultivateurs. Ceux-ci reçoivent des villes quelque équivalent de leurs denrées. Le commerce s'établit entre eux, et les productions des arts s’échangent régulièrement pour celles de l’agriculture. Les villes du Mexique avaient des marchés réglés, et tous les objets des desirs et des besoins des hommes y étaient en même temps les objets du commerce. Mais au

(1) Acosta, Gb. VI, cap, 15. Vega, lib. V, cap. 9. Herrera, Decad, V, lib. 1V, Cap. 4.

eux est )esoins usages cate ni aire de | Pérussions.

ges les aré et

ait un rciales rande que la d’une même t plus cent à s culéquientre régules du s obtaient ais AU

a, De-

Pérou, par suite de la division singulière de la propriété, et de la manière dont le peuple était établi, il n'existait presque aucune espèce de commerce entre les différentes provinces, et la communauté connaissait moins cette communication active entre tous ses membres', qui est en même temps le lien de leur union et l’aiguillon qui les presse dans leur marche vers la civilisation.

Les Péruviens manquaient absolument du courage guerrier, défaut aussi remarquable en eux qu’il

leurdevint funeste”. La plusgrandepartie desnations re.

grossières de l'Amérique 1.stèrent aux Espagnols avec un courage féroce ebindomptable, quoiqu’avec peu de conduite et de succès. Les Mexicains aéfendirent leur liberté avec beaucoup de persévérance, et ne furéht soumis qu'avec beaucoup de peine. Les Péruviens, subjugués tout d’un coup et presque sans résistance, perdirent, par leur timidité, les occasions les plus favorables de recouvrer leur liberté et d’exterminer leurs oppresseurs. Quoique leur tradition nous présente tous les incas comme des princes guerriers, souvent à la tête d’armées conquérantes et victorieuses, or. ‘rouve peu de traces de cet esprit militaire dans leurs opérations postérieures à l'invasion des Espagnols. Peut-être leurs institutions, (r) Vega, Ub. VT, cap. 8.

(2) Xerès, 190. Sancho, ap. Ramus. EL, 392. Herrera, Decad. V, lib, I, cap. 3.

ee .

RE ne.

en adoucissant leurs mœurs, leur donnaient-elles - cette mollesse indigne de l’homme; peut-être la douceur de leur climat énervait-elle leur constitution physique. Peut-être aussi quelque principe de leur gouvernement, que nous ne connaissons pas, était-il la cause de cette faiblesse politique. Quoi qu’il en s soit, le fait est certain, et il n’y a pas dans l’histoire un seul exemple d’un peuple si peu avancé en civilisation, si destitué de tout art et de tout courage militaire. Leur postérité conserve le même caractère. Les Indiens du Pérou sont encore en ce moment le peuple de l’Amérique le plus asservi et le plus familiarisé avec le joug. Enervés par une vie sans activité, ils paraissent incapables detoute action vigoureuse.

À ces vices de leur état politique se joignent quelques faits détachés, conservés par les historiens espagnols, qui montrent encore des traces frappantes de barbarie dans les mœurs. Les Péruviens avaient la même coutume que nous avons vue parmi les n4tions sauvages de l'Amérique. A la mort de l’incas et d’autres grands personnages, on égorgeait un grand nombre de leurs domestiques et on les enterrait autour de leur guaca, afin que le prince ou le grand pussent paraître dans l’autre monde avec la même dignité et y être servis avec le même respect. A la mort d'Huana Capac, le plus puissant de leurs monarques, plus de mille victimes furent im-

-elles a doutution e leur était-il w’il en istoire n Civiourage caracce movi et le une vie e action

nt queliens esppantes avaient i les nte l’incas geait un les enbrince ou nde avec me resissant de rent im-

Page 1