‹ Histoire de l'Amérique [microforme]Chapitre 157 sur 184 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

molées sur sa tombe. En un autre point, les Péruviens paraissent avoir été plus grossiers que les nations les plus sauvages ; quoiqu’ils connussent l'usage du feu et ; v'ils s’en servissent à préparer le maïs et d’autres végétaux pour leur nourriture, ils mangeaient la viande et le poisson entièrement crus, et étonnèrent les Espagnols par cette pratique si contraire aux idées de tous les peuples civilisés”. Quoique le Mexique et le Pérou soient parmi les possessions de l'Espagne au Nouveau-Monde celles

qui, à raison de leur état ancien et présent, ont Amérique.

attiré davantage l'attention de l’Europe, elle y possède d’autres domaines importants, soit par leur étendue, soit par leur produit. L'Espagne devint maîtresse de la plupart de ces établissements pendant la première moitié du seizième siècle, et dui ses conquêtes à des aventuriers particuliers qui armaient, soit à Saint-Domingue, soit dans la Vieille- Espagne. Si nous voulions suivre chacun de ces chefs dans ses expéditions, nous retrouverions le même courage, la même ardeur, la même persévérance, la même avidité, la même constance à supporter toutes les fatigues et à vaincre tous les obstacles, qui distinguèrent lés Espagnols dans leurs grandes conquêtes en Amérique. Mais, au lieu

(r) Acosta, lib. , cap. 3.

(2) Xerès, p. 190. Sancho , ap. Ramus. III, p. 372. C. Herrera, Decad. V,, lib. I, cap. 3.

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d'entrer dans un détail qui ne présenterait presque qu’une répétition des faits que nous avons déjà rapportés, je me contenterai de jeter un coup d'œil sur les autres provinces espagnoles de l'Amérique dont je n’ai pas encore parlé, et de donner à mes lecteurs quelque idée de leur grandeur, de leur fertilité et de leur opulence.

Provinces Je commence par les contrées voisines des deux pes du grandes monarchies dont je viens de faire l’histoire, et je décrirai ensuite les autres possessions espagnoles en Amérique. La juridiction du vice-roi de la Nouvellg-Espagne s'étend sur diverses autres provinces qui n'étaient pas soumises à l'empire du Cinaloa et Mexique. Celles de Cinaloa et de Sonora, qui s’é- SONOrR: tendent le long de la côte orientale de la mer Vermeille ou golfe de Californie, aussi bien que les immenses royaumes de la Nouvelle-Navarre' et du Nouveau-Mexique, à l’ouest et au nord, ne reconnaissaient point l’autorité de Montézuma , ni celle de ses prédécesseurs. Ces régions, aussi vastes que tout l'empire du Mexique, sont plus ou moins sou-

(1) L’intendance de la Sonora comprenait les trois provinces de

Cinaloa où Sinaloa, d’Hostimuri et de la Sonora proprement dite.

La première s’étend depuis le Rio del Rosario jusqu’au Rio del Fuerte;

la seconde depuis cette dernière rivière jusqu’à celle de Mayo. La pro-

vince de la Sonora , que d’anciennes cartes désignent aussi sous le nom

de la Nouvelle-Navarre, occupe toute l'extrémicé septentrionale de

cette intendance. Ces indications, puisées dans l’Essai politique sur la

Nouvelle-Espagne, de M. le baron de Humboldt, t. IT, pag. 389,

} rectifient le passage de Robertson. ( D. L. R.)

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