‹ Histoire de l'Amérique [microforme]Chapitre 176 sur 184 · TR · texte numérisé non relu

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texte’. Elles paraissent cependant manifestement des productions mexicaines ; elles étaient regardées comme telles par Boturini, qui était fort en état de juger si elles étaient véritables ou supposées. La manière de peindre du premier de ces tableaux est beaucoup plus parfaite que celle d’aucun autre ouvrage de dessin qu’on ait conservé des Mexicains ; mais comme on dit que l'original a presque été effacé par le temps, je soupçonne qu'il a été retouché et corrigé par quelque artiste européen. Carreri, Churchill, IV , pag. 481. La roue chronologique est une représentation exacte de la manière dont les Mexicains supputaient le temps, suivant le récit d’Acosta, lib. VI, cap. 2. Elle parait ressembler à celle qu'avait vue ce savant jésuite, et si on peut la regarder comme un monument authentique, elle prouve que les Mexicains avaient des caractères artificiels ou arbitraires qui, outre les nombres, représentaient différentes choses. Chaque mois est représenté dans ce tableau parle symbole de quelque travail ou cérémonie religieuse qui lui était particulier. Letroisième monument de peinture mexicaine aété découvert par un autre Italien. Laurent Boturini Benaducci partit pour la Nouvelle-Espagne en 1736. Divers incidents l’engagèrent à apprendre la langue (r) Clavigero et M. le baron de Humboldt ont justifié complètement à ce sujet Gemelli Carreri, et ils ont démontré qu’il était impossible que cet écrivain eùt pu parler avec autant d’exactitude des personnes qui vivaient de son temps en Amérique, des couvents de la ville de

Mexico, et des églises de plusicars villages dont le nom était inconnu en Europe, sans avoir quitté l'Italie. (D. EL. R.)

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des Mexicains et à rassembler les débris de leurs monuments historiques. Ilemploya neufans à ces recherches, avectout l'enthousiasme d’un faiseur de projets ettoutela patience d’un antiquaire. En 1746 il publia a Madrid son Zdea de una nueva historia general de la America septentrional, contenant le résultat de ses recherches; il y joignit un catalogue de son cabinet d'histoire américaine, divisé en trente-six articles. Son Idée d’une nouvelle histoire me paraît l’ouvrage d'un homme aussi bizarre que crédule ; mais son catalogue des cartes, des peintures, des registres, des impôts, des almanachs, etc. est surprenant. Malheureusement le vaisseau sur lequel il envoyait en Europe une partie de cette collection fut pris par un armateur anglais pendant l’avant-dernière guerre, etil est probable que le tout fut perdu par l’ignorance de ceux entre les mains de qui ces effets tombèrent. Boturini lui-même encourut la disgrace de la cour d’Espagne et mourut dans un hôpital à Madrid. L'histoire, dont l’Zdée n’était qu'un prospectus, n’a jamais été publiée. Il paraît que le reste de cette collection aété dispersé". Une partie tomba entreles m:insde l'archevêque de Tolède actuel, lorsqu'il était encore primat de la Nouvelle-Espagne, et il en publia le curieux registre des impôts dont j'ai parlé plus haut. La seule autre collection de peintures mexicaines,

(r) Il existe aujourd’hui, dit M. le baron de Humboldt, dans le palais du vice-roi de la Nouvelle-Espagne trois liasses de peintures mexicaines provenant de la collection de Boturini, chacune de sept décimètres en carré et de cinq de hauteur. (D. L. R.)

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